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« J’irai le rejoindre bientôt » : Patrick Sébastien révèle où il sera enterré, à côté de son fils

Publié par Hannah le 21 Sep 2026 à 9:08

Patrick Sébastien a fait rire des générations entières avec Le Plus Grand Cabaret du monde. Mais dimanche, dans le podcast d’Isabelle Morini-Bosc, l’humoriste de 72 ans a changé de registre. Il a évoqué un sujet qu’on n’associe jamais à lui : sa propre mort, et surtout, où il compte la vivre pour l’éternité.

Patrick Sébastien people

Un artiste qui a déjà frôlé la fin deux fois

Patrick Sébastien n’a rien d’un homme fragile. À 72 ans, il continue de tourner, il a lancé en mars 2026 son Plus petit cabaret du monde, et il a même été aperçu récemment aux côtés d’Emmanuel Macron. Pourtant, l’artiste a traversé deux cancers.

Un cancer du rein avait été détecté après une IRM et une biopsie en 2022. L’année suivante, il assurait être guéri, avec cette phrase qui résume tout son rapport à la scène : « Tant que je peux encore sauter sur scène, c’est bon. Mais le jour où je ne peux plus y monter, je suis mort. »

Il y a deux ans, au Parisien, il confiait vivre « comme si j’en avais 40 », sans excès à part la cigarette, tout en reconnaissant qu’« on ne sait pas ce qui peut arriver ». Une lucidité qui a visiblement mûri, jusqu’à cette confidence sur ses obsèques dans un podcast diffusé le 13 septembre 2026.

Martel, le village où il a choisi de reposer

Comme Brigitte Bardot avant lui, Patrick Sébastien a tranché : il ne sera pas enterré à Paris, sa résidence actuelle, mais à Martel, dans le Lot. Un village où il possède une maison depuis 1978, et auquel il voue une reconnaissance particulière.

« Ce n’est pas ma résidence principale, elle est à Paris encore pour quelque temps. Mais j’ai ma maison à Martel depuis 1978. C’est un village formidable et j’ai voulu rendre un petit peu au village ce qu’il m’a donné, donc je serai enterré là-bas », a-t-il expliqué avec sa franchise habituelle.

Mais l’humoriste ne s’est pas arrêté à choisir un lieu. Il a aussi pensé à l’ambiance qui régnera autour de sa tombe, avec une idée qui lui ressemble : transformer le recueillement en moment de partage entre les visiteurs, façon rendez-vous convivial plutôt que lieu de silence.

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Deux bancs, et une raison bouleversante

Comme d’autres figures publiques confrontées à leur fragilité, Patrick Sébastien a demandé à son ami Jean-Luc, décédé il y a une semaine, de concevoir des bancs de chaque côté de sa future sépulture. « Autour de ma tombe, j’ai créé quelque chose de très marrant.

J’ai demandé à mon ami Jean-Luc de me faire des bancs de conversations. De chaque côté de ma tombe, il y aura deux bancs où des gens pourront s’asseoir et discuter de choses qui me tenaient à cœur. C’est chouette, j’ai une belle vue aussi », a-t-il raconté.

Mais la véritable raison de ce choix se révèle quand l’artiste évoque son fils Sébastien, mort à 19 ans dans un accident de moto en 1990. L’humoriste a confié avoir fait rapatrier le corps de son fils à quelques kilomètres de chez lui, pour préparer leurs retrouvailles.

« Mon fils était enterré ailleurs et j’ai fait rapatrier le corps de mon fils à quelques kilomètres de chez moi. J’irai le rejoindre bientôt. On sera très bien tous les deux », a confié Patrick Sébastien, la voix empreinte d’une tendresse rare pour cet artiste habitué aux plateaux et aux fous rires.

Trente-six ans après ce drame, Patrick Sébastien a donc préparé, pierre par pierre, les retrouvailles avec son fils. Une décision qui dit tout de l’homme derrière le bonhomme en mousse : un père qui n’a jamais cessé de porter son deuil, même sur scène.

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