« J’en avais presque honte » : le secret de famille que Paul Mirabel raconte enfin dans sa série
Cheveux blonds, lunettes rondes, timidité assumée : Paul Mirabel a la tête d’un garçon qu’on aimerait protéger. Pourtant, derrière le sourire de scène, il y a une enfance bien moins légère. Un père absent, une mère qui a tout porté, un petit frère qui a changé son regard. Et une phrase, lâchée dans une interview, qui dit tout de ce qu’il a longtemps ressenti.

Paul, la série : pourquoi l’humoriste ouvre la porte de son intimité
Ce vendredi 2 octobre, Prime Video met en ligne Paul, une comédie librement inspirée de la vie de l’humoriste. Il y joue une version romancée de lui-même. Au fil des épisodes, la frontière entre le vrai et l’inventé se brouille.
Pour un artiste qui protège farouchement sa vie privée, c’est un virage. Comme beaucoup de ses confrères, Paul Mirabel puise dans son vécu pour nourrir ses spectacles. Mais ici, la matière n’est plus un sketch de deux minutes. C’est une fiction entière, avec ses personnages et ses blessures.
Jusqu’à présent, on savait peu de choses de lui. Le public connaissait le timide, le décalé, le garçon qui s’est déjà retrouvé sous les projecteurs après une sortie remarquée dans Quotidien. Beaucoup moins l’enfant de Montpellier.
Selon Gala, c’est la première fois qu’il se livre aussi largement. Et ce qu’il raconte n’a rien d’une comédie de boulevard.
Alors, que cache vraiment cette enfance ? La réponse commence par un départ.
Un père parti, une mère qui a tout porté
Paul Mirabel est né à Montpellier. Il a grandi au sein d’une fratrie de trois garçons, dont deux frères jumeaux plus jeunes que lui. Le décor est posé : une famille soudée, mais fragilisée.
Interrogé par La Tribune dimanche, l’humoriste a raconté le départ de son père. « Mon père est parti de la maison et ne s’est pas occupé de moi ni de mes deux frères, elle a dû tout gérer », confiait-il. Le « elle », c’est sa mère.
Elle s’est donc retrouvée seule avec trois enfants. Un quotidien à reconstruire, des responsabilités multipliées par trois. Et un fils aîné qui a forcément observé cette force tranquille.
Ce genre de parcours, d’autres comiques le portent aussi. Certains racontent des années de galère avant le succès, et le rire devient alors une façon de transformer le passé.
Chez Paul Mirabel, la scène a d’abord été un refuge pour un garçon réservé. Mais un détail de cette fratrie a pesé plus lourd que tout le reste sur sa façon de voir le monde.
Selon ses propos rapportés par Gala, l’un de ses frères jumeaux est atteint d’autisme. C’est autour de lui que tourne l’un des fils les plus intimes de la série.
Et c’est là que la phrase qui donne son titre à cet article prend tout son sens.

Le frère autiste, la honte d’enfant et le score de 140
Comme d’autres artistes qui ont longtemps gardé le silence sur ce qu’ils vivaient, Paul Mirabel a mis du temps à en parler ouvertement. Mais aujourd’hui, il assume.
Auprès de Paris Match, en 2024, il expliquait : « Quand tu as un petit frère autiste, ça t’ancre de toute façon pas mal dans la réalité. » Il ajoutait : « Ça a impacté ce que je suis. Grandir avec quelqu’un de différent m’a permis d’avoir un regard autre sur le monde. »
Dans sa série, il a donc voulu lui rendre hommage. « Je ne me voyais pas ne pas en parler », explique-t-il. Puis vient l’aveu : « Quand j’étais petit, j’étais très gêné quand il faisait des crises, j’en avais presque honte. »
Le mot est dit, sans fard. Mais l’histoire ne s’arrête pas sur ce souvenir d’enfant. « Aujourd’hui, on a une super relation », assure l’humoriste.
Autre pan de sa personnalité : le HPI, pour haut potentiel intellectuel. À La Tribune dimanche, il a confié avoir été diagnostiqué avec un score de 140. Il précise qu’il y a « plein de choses » chez lui qui tendent vers ça.
Mais il refuse l’étiquette : « C’est un sujet tellement complexe et je n’ai pas envie de m’autodiagnostiquer ou de me coller une étiquette. » Il se décrit surtout comme quelqu’un de réservé, qui n’aime ni le bruit ni la fête, et de très timide.
Reste une zone où il se montre beaucoup moins bavard. Celle de son cœur.
Laury Thilleman, une complicité qui fait parler
En dehors de la famille, Paul Mirabel garde sa vie privée sous clé. Pourtant, depuis plusieurs mois, il affiche sa complicité avec Laury Thilleman, ancienne Miss France.
Le duo a été aperçu ensemble au Grand Prix de Monaco en juin dernier, puis en voyage aux États-Unis cet été. Plus récemment, ils étaient au concert de Céline Dion à la Plénitude Arena de Nanterre, le 16 septembre.
Les rumeurs sont donc allées bon train. Mais l’humoriste a coupé court dans La Tribune dimanche : « On n’a rien officialisé du tout. » Il explique avoir « juste posté des clichés de [ses] vacances qui étaient très cool ».
Il ajoute, un peu agacé : « Je trouve ça un peu relou lorsqu’on me parle d’autre chose que de mon travail. »
Invitée quelques jours plus tard sur le plateau de C à vous, Laury Thilleman a confirmé, un brin gênée : « Non, mais c’est un carnet de bord, Instagram. On n’officialise rien du tout, hein ! »
Deux versions identiques, donc. Pour vivre heureux, vivons cachés, résume Gala.
D’autres humoristes ont d’ailleurs choisi de se confier sur leur apparence et leurs choix intimes, comme Josiane Balasko et sa révélation sur la chirurgie esthétique. Paul Mirabel, lui, a choisi la fiction pour dire ce qu’il veut dire.
À ce stade, la série dira peut-être une partie de ce qu’il tait sur scène. Mais jusqu’où ira-t-il dans l’aveu ? Les épisodes seuls en témoigneront, et rien n’indique pour l’instant qu’il compte parler plus de sa vie sentimentale.
Ce que l’on retient : un garçon timide qui n’a plus honte de rien, ou presque. Et qui préfère qu’on parle de son travail, pas de ses vacances.
Si ce portrait vous a donné envie de plonger dans les coulisses d’autres vies publiques, ce que le fisc a fait subir à Gilbert Montagné vous glacera sans doute. Et quand une rumeur s’emballe, il arrive qu’elle dérape complètement : l’annonce qui a plongé la famille de Dany Boon dans l’horreur en est la preuve.