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63 000 livres par an : le pensionnat ultra-élitiste où le prince George fera sa rentrée en septembre

Publié par Hannah le 21 Juin 2026 à 15:02
Kate Middleton et le prince William avec leurs fils George et Louis lors d'une sortie officielle

Depuis des mois, la question agitait les tabloïds britanniques : où le futur roi irait-il au collège ? Le palais de Kensington vient de trancher, et le choix n’est pas anodin. Le prince George suivra les traces de son père et de son oncle dans l’un des établissements les plus exclusifs au monde — un pensionnat fondé il y a près de six siècles, où la scolarité coûte plus cher qu’un appartement dans bien des villes françaises.

Un collège vieux de 585 ans où ont étudié 20 Premiers ministres

C’est désormais officiel. Le prince George, fils aîné du prince William et de Kate Middleton, intègrera le collège d’Eton dès septembre prochain. Le jeune prince, qui aura 13 ans le mois prochain, y rejoindra les rangs d’un établissement réservé aux garçons de 13 à 18 ans, situé à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Londres.

Fondé en 1440 par le roi Henri VI, Eton accueille chaque année environ 1 350 élèves. Le pensionnat a conservé ses traditions séculaires, dont un uniforme qui ressemble à une queue de pie. Derrière ces codes d’un autre temps, l’institution a formé des générations d’élites britanniques.

Vingt anciens Premiers ministres sont passés par ses couloirs, parmi lesquels David Cameron et Boris Johnson. Les écrivains Ian Fleming et George Orwell y ont aussi usé leurs bancs. Un pedigree qui place Eton au sommet de la hiérarchie scolaire outre-Manche, bien au-dessus de n’importe quel lycée d’excellence.

Le prince William y a étudié. Le prince Harry aussi. Le choix n’a donc rien de surprenant pour la lignée directe du trône. Mais il raconte quelque chose de plus profond sur la manière dont la monarchie prépare ses héritiers.

72 800 euros par an : le prix du privilège royal

Parlons chiffres. Une année de scolarité à Eton coûte environ 63 000 livres sterling, soit près de 72 800 euros. Pour un cursus complet de cinq ans, la facture dépasse les 360 000 euros. Un montant qui place cette éducation hors de portée de l’écrasante majorité des familles, même aisées.

George terminera d’abord sa scolarité à Lambrook, l’école privée prestigieuse près de Windsor qu’il fréquente actuellement. De sa crèche Montessori à Lambrook, chaque étape de son parcours scolaire a été scrutée par les médias britanniques. Le coût de ses études fait partie des sujets qui alimentent le débat sur les privilèges royaux.

Détail intéressant : le palais n’a pas précisé si George serait pensionnaire ou externe. Eton se trouve à seulement quelques kilomètres de Forest Lodge, la résidence de la famille sur le domaine de Windsor. La proximité géographique pourrait permettre au jeune prince de rentrer chez lui certains soirs, mais la tradition du pensionnat veut que les élèves vivent sur place.

Ce flou entretenu par Kensington n’est pas anodin. Il reflète la volonté de William et Kate de préserver un minimum d’intimité autour de leurs enfants, dans un contexte où chaque décision familiale devient un événement médiatique.

william prince et ses enfants @ GEORGE ROGERS

Kate voulait « bousculer les codes » : pourquoi Eton l’a emporté sur Marlborough

Le choix ne coulait pas de source. Kate Middleton avait, selon plusieurs tabloïds, poussé pour une option radicalement différente : Marlborough College, un internat mixte situé dans le sud-ouest de l’Angleterre, où elle-même avait fait ses études.

L’idée était séduisante. En envoyant George à Marlborough, la princesse de Galles aurait pu « bousculer les codes », selon l’expression rapportée par la presse. L’argument principal tenait en un mot : mixité. Charlotte, la sœur cadette de George, âgée de 11 ans, aurait pu à terme intégrer le même établissement que son frère aîné.

Mais la tradition a pesé plus lourd. William et Harry ayant tous deux fréquenté Eton, le choix s’inscrit dans une continuité dynastique difficile à rompre. Pour la monarchie, chaque symbole compte. Envoyer le deuxième dans l’ordre de succession au trône dans un autre établissement aurait constitué une rupture remarquée.

George, futur héritier de la couronne lorsque William succèdera à Charles III, n’est pas un élève ordinaire. Chacune de ses journées au collège sera observée, commentée, parfois instrumentalisée. À 13 ans, il entre dans un monde où l’on apprend autant les mathématiques que l’art de porter un nom qui pèse des siècles.

Avec cette annonce, une page se tourne. Le petit garçon aperçu aux matchs de football avec son père enfile désormais le costume d’un futur roi en formation. Reste une question que les Britanniques se posent déjà : Charlotte suivra-t-elle le même chemin, ou Kate obtiendra-t-elle sa revanche sur la tradition ?

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