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Richard Orlinski : 12 montres de luxe, 25 000 € en espèces… ce que les enquêteurs auraient trouvé chez lui

Publié par Hannah le 30 Sep 2026 à 7:29

Richard Orlinski, ses gorilles colorés et ses sculptures qu’on croise partout en France. Mais selon Europe 1, l’artiste serait aujourd’hui au cœur d’une enquête financière, avec une perquisition à son domicile parisien. Des espèces, des montres de luxe, des documents comptables : voici ce que les enquêteurs auraient emporté, et le chemin étonnant qui les aurait menés jusqu’à lui.

Un réseau à 185 millions d’euros, et un sculpteur au bout du fil

Tout commence loin de l’atelier. Selon les informations rapportées par Europe 1, le parquet de Paris a ouvert en début d’année une enquête préliminaire pour des soupçons de blanchiment en bande organisée et d’abus de biens sociaux. Les investigations sont confiées à l’Office central pour la grande délinquance financière, l’OCRGDF.

Le point de départ ne serait pas l’artiste lui-même. L’enquête aurait débuté lors du démantèlement d’une organisation criminelle, et les policiers se seraient intéressés à un blanchisseur présumé. Cet homme aurait fait transiter près de 185 millions d’euros par de nombreuses sociétés éphémères, de ces structures qui apparaissent et disparaissent en quelques mois.

Pour comprendre un tel système, les enquêteurs remontent les flux, virement après virement. Ce type de travail ressemble à un fil qu’on tire : chaque société mène à une autre, puis à une autre encore. Et c’est au bout d’un de ces fils que le nom d’Orlinski serait apparu.

Cette mécanique d’enquête financière n’a rien d’exceptionnel, comme le montre cette autre affaire où une Ferrari flashée à 247 km/h a mené à un soupçon de fraude à 1,8 million d’euros. Reste à savoir ce que les policiers ont vu passer entre ces sociétés et celles de l’artiste.

5,5 millions d’euros de transferts et une SCI à prix « particulièrement faible »

C’est là que les chiffres deviennent précis. Selon une source proche du dossier citée par Europe 1, l’analyse de six années de comptes aurait permis d’identifier environ 5,5 millions d’euros de transferts, directs ou indirects, entre des sociétés de Richard Orlinski et celles du blanchisseur présumé.

Un montant à prendre avec prudence : il s’agit d’éléments rapportés par un média, dans une enquête préliminaire, sans qualification définitive. Personne n’a encore dit quelle était la nature de ces flux. Des prestations réelles ? Autre chose ? C’est précisément ce que les enquêteurs doivent établir.

Autre piste : le rachat, par l’artiste, d’une société civile immobilière détenant plusieurs biens à Paris, Vincennes et Saint-Mandé. D’après la même source, la transaction aurait été conclue à un prix jugé particulièrement faible. Les enquêteurs y verraient un point à éclaircir.

Côté défense, un élément est rapporté : l’artiste contesterait avoir reçu des espèces destinées à financer son train de vie. Un détail qui prend son sens quand on sait ce que les policiers auraient ensuite trouvé sur place, un peu comme dans ce braquage parisien où des montres de luxe ont fini par tout déclencher. Car en juillet, l’affaire aurait changé de dimension.

Dossiers comptables et montre de luxe posés sur un bureau dans un appartement parisien

Juillet : six sociétés, un domicile et 905 000 € de saisies

Comme dans les dossiers où un million d’euros encaissé finit par attirer les enquêteurs, l’opération aurait été d’ampleur. Selon Europe 1, une vaste perquisition aurait été menée en juillet aux sièges de six sociétés, ainsi qu’au domicile parisien du sculpteur.

Sur place, les policiers auraient saisi différents documents comptables et justificatifs. Objectif : examiner de près les opérations financières au cœur de l’enquête, une à une, pièce par pièce.

Et voici le détail qui donne son titre à l’affaire. Toujours selon les informations rapportées, les enquêteurs auraient également découvert 25 000 euros en espèces et douze montres de luxe. La valeur totale de ces montres serait estimée à environ 880 000 euros.

Additionnés, ces éléments portent la valeur des espèces et des montres mentionnées à près de 905 000 euros. C’est ce qui a fait titrer sur le « million d’euros saisi », même si le compte exact reste légèrement en dessous.

Attention toutefois : une saisie n’est pas une condamnation. À ce stade, rien ne dit que ces objets soient liés aux flux examinés, ni que l’artiste soit poursuivi. Ce sont des éléments d’enquête, pas un verdict.

Ce n’est pas la première fois que la justice s’intéresse à lui

Le nom de Richard Orlinski n’est pas inconnu des services financiers. En 2019, le Parquet national financier avait ouvert une enquête préliminaire sur ses sociétés et son patrimoine immobilier, après les accusations d’un ancien collaborateur. L’artiste avait alors contesté ces accusations.

En 2024, nouvelle procédure du PNF, cette fois autour de soupçons de corruption et de favoritisme. Elle concernait notamment des œuvres exposées à Nice, des statuettes offertes à Christian Estrosi et les conditions dans lesquelles la ville et la métropole avaient accueilli certaines créations de l’artiste.

Point important, et il pèse lourd : à ce stade, ces différentes procédures ne se sont pas traduites par une mise en examen de Richard Orlinski dans les dossiers évoqués. La présomption d’innocence s’applique pleinement.

Quant à l’enquête actuelle, elle doit encore déterminer l’origine et la nature des flux financiers examinés. Les affaires de ce type s’étirent souvent sur des mois, parfois des années, comme dans ces dossiers où chaque nouvelle pièce peut tout faire basculer. Et la suite dépendra de ce que révéleront les documents saisis, ainsi que de l’analyse des montres et des comptes.

Autre chose à surveiller : d’éventuelles auditions, une décision du parquet sur une ouverture d’information judiciaire, ou une réaction publique de l’artiste. Pour l’instant, la seule position rapportée est sa contestation d’avoir reçu des espèces. Sur un patrimoine aussi visible, les questions de richesse, de transmission et de zones d’ombre attirent souvent les regards.

Une perquisition, douze montres, 905 000 euros saisis : l’histoire est spectaculaire, mais la justice n’a pas encore tranché. Si vous voulez voir comment une célébrité peut voir son image vaciller en quelques semaines, la décision radicale qui a mis fin à la tournée d’un chanteur très aimé vous en dira long. Et si la télévision vous intrigue davantage, l’émission que personne n’avait vue venir pour Anne-Elisabeth Lemoine réserve sa part de surprise.

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