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« Il m’a violé à l’âge de 14 ans » : Yanis Marshall accuse Bruno Vendelli et attend un procès

Publié par Hannah Maline le 06 Nov 2026 à 10:06

Sur le plateau de Jet de Luxe, Yanis Marshall a livré un témoignage d’une rare intensité. Le danseur, professeur dans Star Academy, accuse Bruno Vendelli de l’avoir violé quand il avait 14 ans. Ce dernier bénéficie de la présomption d’innocence. Mais ce que Yanis Marshall attend de la justice, et ce qu’il dit d’une précédente condamnation, éclaire tout le reste.

Yanis Marshall

Roi Soleil, nuits sans repères et remarques en boucle : le décor d’une jeunesse sous pression

Avant d’en arriver à ses accusations, Yanis Marshall remonte le fil. En 2005, il n’a que 16 ans lorsqu’il rejoint la troupe du Roi Soleil. Il raconte des soirées arrosées et une consommation de cocaïne avec certains membres de l’équipe.

Il décrit ces nuits sans complaisance, comme celles d’un jeune homme en quête de repères. Rien de glorieux, dit-il en substance, juste un adolescent propulsé dans un milieu d’adultes. Ce contexte compte pour comprendre ce qui suivra.

À côté de cela, le chorégraphe Kamel Ouali multiplie, selon lui, les remarques sur sa danse. Pas de répit. « Tu danses bien, mais tu danses comme les filles », se souvient le danseur, qui garde « une forme de rancœur ».

Ces mots, il ne les a jamais vraiment digérés. Quinze ans plus tard, en 2020, la tension serait restée intacte : Kamel Ouali lui aurait lancé, toujours selon Yanis Marshall : « C’est à cause de toi. » Le danseur ne précise pas ici de quoi il s’agirait.

Dans un milieu où l’on ne parle pas, ce genre de phrase pèse longtemps. Et le monde du spectacle n’a pas toujours été prompt à écouter ceux qui osent. D’autres univers de paillettes ont déjà vu des plaintes s’accumuler, et la question de fond reste la même : qui protège réellement les victimes ?

Ces humiliations, pourtant, ne seraient que le prélude. Car le récit qu’il livre ensuite, face à Jordan De Luxe, est d’une tout autre gravité.

Face à Jordan De Luxe, une emprise racontée dès l’âge de 13 ans

Sur le plateau de Jet de Luxe, Yanis Marshall ne cache rien. Face à l’animateur Jordan De Luxe, il parle d’une relation ancienne qui a marqué sa jeunesse. Chaque mot, dans son témoignage, semble porter un poids.

Selon ses propres mots, Bruno Vendelli aurait commencé à le manipuler et à préparer « son plan à l’âge de 13 ans ». Le danseur évoque une « emprise » durable. Une notion qu’il place au centre de son récit, bien avant les faits qu’il dénonce.

Vient alors la phrase qui claque comme un coup de tonnerre. Elle ne souffre aucune ambiguïté dans sa bouche : « Il m’a violé à l’âge de 14 ans. » Le danseur la prononce sans détour, sur un plateau où le silence se fait.

Un extrait de l’entretien a ensuite circulé sur les réseaux sociaux, où Yanis Marshall revient sur les circonstances de son agression sexuelle présumée. Ces propos restent ceux d’un plaignant qui se confie à la télévision. À ce stade, ils ne constituent pas une décision de justice.

C’est d’ailleurs ce que rappelle l’animateur lui-même. Jordan De Luxe souligne que ce sont des accusations et que la présomption d’innocence s’applique à Bruno Vendelli. Un garde-fou posé en direct, au milieu d’un témoignage chargé d’émotion.

Reste un détail, pourtant, que le danseur apporte sur la position de l’intéressé. Selon les dires de Yanis Marshall, Bruno Vendelli ne contesterait que l’âge, et « n’a absolument rien nié » d’autre. Cette affirmation ne repose que sur le témoignage du danseur : aucune réaction de Bruno Vendelli n’est rapportée ici.

Où en est alors la justice ? D’autres victimes présumées disent elles aussi rêver d’un procès, et la réponse de Yanis Marshall est sans fard.

« J’attends que justice soit faite » : ce que le danseur réclame vraiment

Quand Jordan De Luxe l’interroge sur la suite judiciaire, Yanis Marshall répond avec gravité. Il attend toujours. Et sa patience, dit-il, s’effrite.

Dans l’exercice, le danseur évoque la situation de Bruno Vendelli dans une autre affaire. Celui-ci a écopé d’un an de sursis. Mais Yanis Marshall doute : « Je ne sais pas si c’est vraiment une condamnation. »

La phrase en dit long sur son état d’esprit. Une peine avec sursis, pour lui, ne règle rien de ce qu’il a vécu. Il attend autre chose que ce signal-là, qui lui paraît insuffisant.

Quant à ses attentes, le danseur reste ferme. « J’attends que justice soit faite », martèle-t-il. Puis il va plus loin : « j’attends réparation ».

Le mot qui résume le mieux sa position tient en une phrase. Selon lui, « le procès, c’est une forme de reconnaissance ». Autrement dit, il ne réclame pas seulement une sanction. Il veut que ce qu’il raconte soit entendu, nommé et examiné devant un tribunal.

Ce silence-là a longtemps pesé sur d’autres témoins. Certains disent avoir été pressés de se taire par leur propre famille, et le poids du silence reste l’un des fils rouges de ces paroles qui se libèrent.

Il reste pourtant un dernier élément de ce témoignage, plus intime encore, que le danseur a choisi de verser au dossier.

Scène de théâtre vide et chaussons de danse au sol

Une séropositivité révélée, un poids de plus au quotidien

Au fil de l’échange, Yanis Marshall a également révélé sa séropositivité. Il la présente comme un poids supplémentaire qui pèse chaque jour sur son quotidien. La source ne détaille pas davantage le lien qu’il établit, ou non, avec les faits qu’il dénonce.

Ce volet, il l’avait déjà abordé publiquement. Il avait raconté l’annonce glaçante de sa séropositivité, apprise, disait-il, sur un répondeur. Cette confidence éclaire la façon dont il parle de ce qu’il porte.

Que retenir, au fond, de ce témoignage ? D’abord qu’il s’agit de la parole d’un homme qui accuse, et qu’aucune décision de justice n’a, à ce stade, établi les faits qu’il rapporte. Ensuite que Bruno Vendelli bénéficie de la présomption d’innocence, comme l’a rappelé l’animateur sur le plateau.

Ensuite, ce témoignage repose la question du temps judiciaire. Quand les accusations s’étirent sans procès, c’est l’ensemble du système qui se retrouve interrogé. Yanis Marshall n’en fait pas un réquisitoire politique : il dit simplement qu’il attend.

Le sujet des violences sexuelles en série se retrouve d’ailleurs au cœur du débat public. Le gouvernement a évoqué une mesure radicale sur les délais d’enquête et les violeurs en série, preuve que la question dépasse les seuls cas individuels.

Pour Yanis Marshall, la suite dépendra de ce que décidera la justice. En attendant, sa parole est posée, publique et sans détour. Il l’a dite en regardant la caméra.

Entre silence du milieu, patience qui s’effrite et exigence d’un procès, ce témoignage tient en une idée : pour Yanis Marshall, être entendu devant un juge, c’est déjà commencer à être reconnu. Et ce n’est pas la seule histoire de silence qui vaut d’être lue.

Si vous vous demandez ce qui peut faire taire une voix pendant des années, ce premier silence que tout le monde a oublié vous laissera songeur. Et pour mesurer ce qu’un seul épisode peut changer dans une vie, découvrez l’épisode qui a basculé le destin de Michel Fugain.

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