Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Politique

« Un bon rac*ste, c’est un raciste dans son cercueil » : Bardella porte plainte contre le rappeur Soli

Publié par Elodie le 28 Mai 2026 à 10:51
Jordan Bardella en gros plan, souriant légèrement, regard vers le haut

Un clip de rap mis en ligne sur YouTube met le feu aux poudres politiques. En à peine deux minutes de vidéo, le rappeur Soli y met en scène des violences explicites contre des personnages masqués à l’effigie de trois figures de la droite nationale. La réponse de Jordan Bardella n’a pas tardé : une plainte et un avertissement sans ambiguïté lancé depuis son compte X.

Un clip de 2 minutes qui vise Bardella, Le Pen et Zemmour

Jordan Bardella et la princesse Maria Carolina se promènent main dans la main sur la promenade d'Ajaccio face au golfe

La vidéo, intitulée Un facho K.O., a été publiée sur YouTube et a immédiatement provoqué une onde de choc dans la sphère politique française. On y voit trois jeunes hommes affronter trois individus portant des masques représentant Jordan Bardella, Marine Le Pen et Éric Zemmour. Les trois personnages politiques sont symboliquement ligotés, puis roués de coups au sol.

La scène la plus violente cible directement le personnage de Bardella : allongé sur un terrain de football, il reçoit un coup de pied avec élan en pleine tête. Ces images accompagnent le refrain du rappeur Soli, dont les paroles ne laissent aucune place au doute : « Coup de pied dans la tête d’un facho, quelle bonne saveur / Un bon raciste, c’est un raciste blotti dans son cercueil. » Une rhétorique qui dépasse largement le registre de la provocation artistique, selon le président du Rassemblement national. Mais que dit précisément la plainte déposée par Bardella ?

« Menaces de mort explicites » : la riposte judiciaire de Bardella

Moins de 24 heures après la mise en ligne du clip, Jordan Bardella a réagi sur le réseau social X avec une déclaration sans détour. « Je dépose évidemment plainte pour les menaces de mort explicites proférées dans ce clip de rap d’un « artiste » en manque de notoriété et de talent », a-t-il écrit, encadrant le mot artiste de guillemets appuyés.

Sa phrase de conclusion résonne comme un manifeste : « La violence politique doit cesser. Nous ne laisserons plus rien passer. » Le ton est celui d’un responsable politique qui entend durcir sa posture face aux provocations visant son camp. La question juridique, elle, reste ouverte : les paroles relèvent-elles de la liberté d’expression artistique ou franchissent-elles la ligne des menaces pénalement répréhensibles ? Ce n’est pas la première fois que le rap français se retrouve au cœur d’un bras de fer judiciaire de ce type.

Rap, politique et justice : un précédent qui refroidit les espoirs de Bardella

Le monde du rap a déjà connu des situations comparables, et les issues judiciaires n’ont pas toujours été favorables aux plaignants politiques. En 2018, le rappeur Nick Conrad avait publié un clip intitulé « Pendez les Blancs », provoquant un tollé national. Poursuivi, il n’avait écopé que d’une amende avec sursis, le tribunal ayant retenu la notion de « fiction artistique ».

Ce précédent pèse lourd. La défense de Soli pourrait invoquer la « distanciation » artistique pour échapper à une condamnation sévère. Le droit français distingue en effet la menace directe — visant une personne identifiée dans un contexte réel — de la représentation fictionnelle dans un cadre artistique.

Rejoignez nos 875 726 abonnés en recevant notre newsletter gratuite

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *