« Vous n’êtes pas du matin ? » : David Lisnard recadré en direct par Apolline de Malherbe, déjà en retard pour la deuxième fois
Une interview politique, c’est minuté. Chaque seconde compte. Mais ce matin-là, sur BFMTV et RMC, c’est l’invité qui a fait attendre la journaliste. David Lisnard, maire de Cannes et candidat déclaré à la présidentielle, s’est fait taquiner en direct par Apolline de Malherbe. Sa justification, entre nuit blanche et coups de fil, ne manque pas de relief.

Une interview qui démarre avec 31 minutes… et une question piège
Dans le « Face à Face », Apolline de Malherbe ouvre sans détour : « On a commencé un peu en retard. Vous n’êtes pas du matin ? » Réponse immédiate de l’élu : « Si, je suis très du matin. »
La journaliste ne lâche pas. Elle rappelle qu’il y a deux ou trois ans, il avait déjà cinq minutes de retard. La première fois, à 8 h 30, il était arrivé en courant dans le studio. Cette fois, il serait apparu deux minutes avant l’antenne, obligeant à décaler le début de l’entretien.
Elle enchaîne alors avec une question à double fond : faut-il ne pas être du matin pour présider la France ? Et la réponse de David Lisnard a de quoi surprendre, comme ces métiers où l’on dort si peu. Voici l’échange tel qu’il a été relayé par Cerfia.
« Il faut se faire désirer dans la vie »
Premier argument du candidat : « Je suis du matin et de la nuit. C’est parce qu’en fait, il faut se faire désirer dans la vie. » Apolline de Malherbe répond d’un simple « Ah, d’accord », sans cacher son sourire.
Il avance ensuite une raison plus sérieuse. Il suivait la rentrée et les manifestations avec ses équipes, quitte à enchaîner les nuits hachées. Il évoque des appels à 2 h, 4 h puis 5 h du matin, avec les policiers municipaux et les équipes de nettoiement qui débarrassent les dégâts.
La journaliste lui tend alors la référence américaine du « two o’clock wake up call » : un président doit répondre au téléphone à 2 h du matin. « C’est ce que je fais », répond-il.
Fin de l’échange sur une promesse. « Vous serez à l’heure la prochaine fois ? », demande-t-elle. Il répond oui. Elle conclut, taquine : « 8 h 51, bah oui, je suis en retard. »
Ironie finale : l’animatrice finit elle aussi par dépasser l’heure.
Retard de l’invité, retard de l’hôte : personne n’en sort vraiment gagnant. Reste à savoir qui sera à l’heure la prochaine fois. Et si le sommeil des candidats vous intrigue, ce que les nuits tardives font à votre cœur pourrait vous donner à réfléchir. Autre mystère nocturne : ce que cache la mélatonine prise le soir.