« Descendre dans la rue et me friter avec tous ces petits cons » : le coup de gueule d’Emmanuel Petit suite aux violences du 17 octobre
Il n’a pas pour habitude de s’exprimer sur l’actualité. Cette fois, Emmanuel Petit a pris la parole face caméra, pendant près de quatre minutes, après les événements du samedi 17 octobre. Colère contre les casseurs, ras-le-bol fiscal, message aux politiques : tout y passe. Et la fin de son discours, la plus tranchante, a de quoi relancer le débat.

Une vidéo de 222 secondes, et un ancien champion du monde hors de lui
Dans la vidéo relayée par le compte Actu Foot le 19 octobre, l’ancien footballeur apparaît assis, les mains posées sur la table, chemise bleu canard sur le dos. Il gesticule, s’emporte, et annonce d’emblée : « J’ai pas pour habitude de m’exprimer publiquement ».
Il dit avoir été témoin de ce qui s’est passé « hier, donc le samedi 17 octobre », qu’il qualifie de « pur scandale ». Il évoque ses pensées pour les forces de l’ordre et pour ceux qui ont « perdu leur métier et leur travail », Français ou immigrés qui s’intègrent.
Puis il cogne : « Aujourd’hui, j’ai envie de descendre dans la rue et de me friter avec tous ces petits cons. » Il compare le « mode opératoire » à celui des soirs de finale de Ligue des champions du Paris Saint-Germain : « On détruit tout, on brûle tout, on casse tout. » Mais son vrai message vise ailleurs, et il l’adresse à Emmanuel Macron.
« Pressé comme un citron » : la charge contre la classe politique
Emmanuel Petit distingue ceux qui ont manifesté de ceux qui ont cassé. Les premiers, dit-il, il les « comprend fortement », car lui aussi en a « plus que marre d’être pressé comme un citron sur le plan fiscal ». Et si l’on se demande où il s’arrête, le verdict des Français sur le président donne une idée du climat.
Il s’adresse alors à « notre cher président Monsieur Macron » et à tous les partis, qui se battent selon lui « pour avoir le pouvoir absolu dans quelques mois ». Sa litanie : « Y a pas d’argent pour la police, pas pour l’armée, pas pour les hôpitaux, pas pour les écoles… sauf pour vous, les politiciens. » Les impôts, eux, « augmentent constamment ».
Il termine sur une formule sans filtre : « J’adore tous les étrangers qui adorent mon pays », mais « retournez d’où vous venez » pour ceux qui ne veulent pas que la France reste ce qu’elle est. Et aux nés Français : « cassez-vous ! On veut plus de vous ! »
Un coup de sang brut, sans nuance, qui divisera sûrement. Et un autre dérapage verbal dans le monde du foot montre que la polémique n’est jamais loin.