Selon un sondage Ifop-Fiducial, Marine Le Pen est donnée gagnante face à tous ses adversaires en 2027

Huit mois avant l’échéance, la présidentielle 2027 commence déjà à se jouer dans les instituts de sondage. Chaque nouveau baromètre est scruté comme un signe avant-coureur, chaque point d’écart devient un séisme politique. Cette fois, c’est un chiffre qui interpelle : dans toutes les configurations testées, une seule candidate arrive systématiquement en tête. Et l’écart au second tour pourrait bien faire trembler ses adversaires.
Un baromètre qui confirme une dynamique inédite
Le 5e Baromètre Ifop-Fiducial, réalisé les 24 et 25 août 2026 pour LCI, Le Figaro et Sud Radio, ne laisse guère de place au doute. Marine Le Pen s’installe en tête de toutes les hypothèses de premier tour testées par les instituts. Un signal fort, à quelques mois d’une campagne qui s’annonce déjà tendue sur tous les fronts, entre l’avenir politique d’Emmanuel Macron et les manœuvres du bloc central.
Longtemps, c’est Jordan Bardella qui dominait les scénarios, avec 34 à 35 % des intentions de vote. La présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale affiche désormais une solidité comparable, entre 33 et 35 % selon les hypothèses. Une progression qui change la donne pour tous les partis, y compris ceux qui misaient sur une stratégie de communication plus offensive face au RN.
Un écart qui se creuse avec tous les concurrents
Face à Marine Le Pen, la concurrence semble à la peine. Édouard Philippe se situe entre 14,5 et 21 % selon les scénarios, tandis que Jean-Luc Mélenchon recueille entre 16 et 19 %. Raphaël Glucksmann oscille entre 11 et 17 %, un score qui grimpe légèrement à 18 % si Bruno Le Maire venait à se présenter — hypothèse qu’il a lui-même écartée sur BFMTV.
Gabriel Attal, lui, dépend fortement de la configuration : 14 à 15 % en solo pour le bloc central, mais seulement 8 % dès qu’Édouard Philippe entre en jeu. François Hollande culmine à 12 % dans le cas d’une candidature unique de la gauche hors LFI.
À droite, Bruno Retailleau se situe entre 6 et 12 %, loin derrière le duo RN qui, lui, semble avancer sans faille dans ce climat politique déjà marqué par les tensions autour de l’hypothèse d’une victoire du RN en 2027.

Le second tour, la vraie surprise du sondage
C’est au second tour que les chiffres deviennent réellement spectaculaires. Dans chacun des duels testés par l’Ifop, Marine Le Pen arrive en tête, et parfois largement. Édouard Philippe reste son adversaire le plus solide, mais il plafonne à 48 % contre 52 % pour la candidate RN.
Face à Gabriel Attal, l’écart grimpe à 54-46. Même score contre François Hollande. Contre Raphaël Glucksmann, c’est 55-45. Et face à Bruno Retailleau, l’écart devient franchement inconfortable : 58-42. Le duel le plus déséquilibré reste toutefois celui contre Jean-Luc Mélenchon, où Marine Le Pen l’emporterait avec 67 % des voix contre 33 %, un fossé qui n’a jamais été observé à ce niveau dans les précédents baromètres.
Après trois candidatures infructueuses à la présidentielle, Marine Le Pen se retrouve donc, selon ce sondage, en position de force inédite. Si ces tendances se confirmaient dans les urnes le 2 mai 2027, la candidate du Rassemblement national franchirait pour la première fois les portes de l’Élysée.
Reste une question que ce baromètre ne tranche pas : celle de la mobilisation réelle des électeurs le jour du vote. Les sondages d’été ont souvent réservé des surprises une fois l’urne ouverte. Ce chiffre de 67-33 face à Mélenchon restera-t-il gravé dans les mémoires, ou sera-t-il balayé par huit mois de campagne encore imprévisible ?