Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Politique

« On va te la pourrir » : Mélenchon annonce qu’il ira à la réunion de Lecornu à Matignon pour la perturber

Publié par Elodie le 21 Oct 2026 à 14:26
« On va te la pourrir » : Mélenchon annonce qu'il ira à la réunion de Lecornu à Matignon pour la perturber

Une réunion à Matignon, des partis convoqués, un Premier ministre qui réclame une condamnation claire des violences. Sur le papier, tout semblait calé. Jusqu’à ce que Jean-Luc Mélenchon prenne la parole devant ses sympathisants. Sa promesse : venir, oui, mais pas pour faire de la figuration. Les phrases exactes sont plus crues que vous ne l’imaginez, et la liste des présents réserve des surprises.

Une réunion convoquée dans le sillage des violences du 17 octobre

Tout part du samedi 17 octobre. Ce jour-là, des manifestations ont dégénéré dans plusieurs grandes villes françaises, avec affrontements contre les forces de l’ordre, pillages et dégradations importantes. Le gouvernement a voulu réagir vite.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a donc écrit aux responsables des partis politiques. Dans son courrier, il appelle à une condamnation sans ambiguïté des violences. À ses yeux, aucune colère ni aucun désaccord politique ne justifie de tels actes. Pour replonger dans l’ambiance de cette journée sous haute tension, le contexte est utile.

La rencontre doit aussi aborder la sécurité de la campagne présidentielle. Les tensions politiques et sociales, elles, ne cessent de s’aggraver. Depuis les émeutes du week-end, les relations entre l’exécutif et La France insoumise se sont nettement dégradées, le gouvernement reprochant au mouvement d’entretenir un climat de confrontation.

Les insoumis contestent cette lecture. Ils dénoncent, de leur côté, la gestion des manifestations par les autorités. Et c’est dans un pays où les lycées fermaient déjà par centaines que la phrase de Mélenchon est tombée.

« On va te pourrir la réunion » : ce que Mélenchon a lancé à Lecornu

C’est hier soir, devant ses sympathisants, que le candidat insoumis a fait son annonce. La France insoumise sera bien présente à Matignon. Mais avec une intention affichée : perturber les échanges.

« On va y aller, on va te pourrir la réunion », a-t-il lancé, en s’adressant directement au chef du gouvernement. Un tutoiement et un ton offensif, assumés.

Il a ensuite tourné en dérision la démarche de Sébastien Lecornu. Il a ironisé sur l’idée que le Premier ministre puisse demander aux participants de signer une déclaration commune. « Tu vas nous faire signer un certificat ? C’est ça que tu veux ? Tu crois vraiment qu’on va le faire ? Bien sûr que non ! », s’est-il exclamé.

Le message est clair : pas question de signer un texte de condamnation. Dans un climat où La France insoumise s’est déjà retrouvée au cœur d’une vive polémique, cette sortie risque de faire du bruit. Reste à savoir qui, autour de la table, jouera le jeu.

Bardella, Tondelier, Faure : qui sera à la table jeudi à 14h30 ?

Salle de meeting politique vide avec pupitre et micros

Le décor est planté pour jeudi, 14h30. Jordan Bardella, déjà en bataille sur d’autres terrains, a choisi une image : il a comparé l’initiative de Sébastien Lecornu à un « conseil de classe ». Selon lui, les partis n’ont aucune leçon à recevoir sur la condamnation des violences.

Marine Le Pen et Jordan Bardella ne participeront pas personnellement à la rencontre. Le Rassemblement national y sera toutefois représenté.

À gauche, Marine Tondelier et Olivier Faure ont confirmé leur présence. La dirigeante écologiste a cependant regretté que le courrier du Premier ministre n’apporte aucune réponse concrète aux revendications sociales à l’origine du mouvement.

Résultat : une réunion censée favoriser l’apaisement et chercher une sortie de crise, mais qui s’annonce particulièrement tendue. Entre un Mélenchon décidé à la perturber, un RN absent en tête d’affiche et une gauche qui réclame des réponses sociales, le Premier ministre aura fort à faire.

Les réactions des internautes, elles, sont tout aussi tranchées : certains applaudissent, d’autres jugent que le candidat se décrédibilise.

Une réunion pour calmer le jeu, qui commence par une promesse de la pourrir : difficile de faire plus tendu. Et si cette séquence n’était qu’un épisode d’une rentrée politique explosive, les appels qui affluent un peu partout pour un retour des Gilets jaunes en disent long. Et ce que Natacha Polony n’exclut pas pour 2027 pourrait encore rebattre les cartes.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *