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Natacha Polony se lance en politique : « je n’exclus rien » pour 2027

Publié par Elodie le 31 Août 2026 à 18:06

Elle a passé des années derrière un micro à décortiquer l’actualité. Aujourd’hui, Natacha Polony veut passer de l’autre côté du miroir. La journaliste, connue pour ses interventions tranchées et sa direction de la revue L’Audace !, a annoncé son entrée sur la scène politique française. Mais que veut-elle vraiment changer, et jusqu’où est-elle prête à aller ?

Une journaliste qui en a « assez de commenter le désastre »

Le déclic, elle l’a formulé sans détour lundi matin sur RTL. « J’en ai assez de commenter le désastre », a lâché Natacha Polony, ancienne directrice de l’hebdomadaire Marianne. Une phrase qui résume des années passées à observer, analyser, critiquer, sans jamais agir. Cette fois, elle change de posture.

Son constat est clair : le paysage politique français souffre d’un vide. « Il manque une offre politique […] qui refuse l’impuissance », a-t-elle expliqué. Un diagnostic qui rappelle d’ailleurs les débats sur la composition du gouvernement et sur la capacité réelle des dirigeants à trancher.

Ce sentiment d’impuissance politique, beaucoup de Français le partagent, notamment sur des sujets aussi sensibles que la réforme des retraites, symbole d’un blocage institutionnel qui s’éternise. Natacha Polony veut justement s’attaquer à ce type de dossier gelé, où les postures remplacent les décisions.

« État d’urgence de la production » : ce que propose vraiment Natacha Polony

Concrètement, que met-elle sur la table ? D’abord une idée forte pour l’économie : décréter un « état d’urgence de la production ». L’objectif est de redresser le déficit commercial français, un problème structurel que les gouvernements successifs peinent à résoudre.

Sa méthode passerait par une priorité nationale dans la commande publique. En clair, favoriser les entreprises françaises quand l’État achète des biens ou des services. Une mesure protectionniste assumée, dans la lignée du « gaullisme social » qu’elle revendique comme identité politique.

Elle ne s’arrête pas là. Sur l’éducation, son constat est tout aussi radical : « Il faut revoir entièrement la formation » des professeurs, a-t-elle affirmé. Elle plaide également pour augmenter le nombre d’enseignants, un sujet qui traverse les débats depuis des années sans jamais trouver de solution durable, un peu comme les tensions autour de certains mouvements sociaux récents qui révèlent un malaise plus large.

Ces propositions dessinent un profil singulier : ni tout à fait de droite, ni tout à fait de gauche. Un positionnement qui cherche à séduire ceux que la journaliste appelle elle-même les « orphelins de la politique ».

2027 : le flou savamment entretenu

Reste la question qui brûle toutes les lèvres : Natacha Polony vise-t-elle l’Élysée ? Dans un entretien accordé au Parisien vendredi, elle a préféré cultiver l’ambiguïté plutôt que de trancher.

« Je lance un mouvement pour tous les orphelins de la politique […] le temps viendra de donner à cette dynamique un nom, des contours », a-t-elle expliqué, refusant de précipiter les choses. Une stratégie de patience, presque à contre-courant d’une époque où tout va vite.

Interrogée directement sur une possible candidature à la présidentielle de 2027, sa réponse a été tout aussi mesurée : « Je n’exclus rien. » Trois mots qui laissent la porte grande ouverte, sans jamais s’y engouffrer complètement.

Un point mérite toutefois d’être précisé, tant les rumeurs allaient bon train : Natacha Polony a formellement démenti être à l’origine du site en construction polony2027.fr. Preuve que même dans le flou qu’elle entretient volontairement, certaines limites doivent être posées clairement.

Entre annonce calculée et stratégie du mystère, Natacha Polony vient d’ouvrir un chapitre qu’elle seule contrôle pour l’instant. Reste à savoir si ce « mouvement pour les orphelins de la politique » trouvera un nom, des soutiens, et surtout un candidat. La question désormais suspendue dans l’air : qui, dans ce paysage politique fragmenté, viendra la rejoindre ?

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