Présidentielle 2027 : ce sondage promet une déroute à 67 % à Mélenchon face à Le Pen, sauf un scénario
La présidentielle 2027 est encore loin, mais les instituts de sondage tournent déjà à plein régime. Le dernier en date, publié ce vendredi 11 septembre par OpinionWay pour CNEWS et Europe 1, dessine un scénario qui ne va pas rassurer la gauche. Et il révèle une seule variable capable de changer la donne.

Un duel qui se dessine, quelle que soit l’hypothèse à gauche
Trois scénarios ont été testés à gauche pour la primaire du camp progressiste. Résultat : dans les trois cas, Marine Le Pen arrive en tête du premier tour, sans exception. Le socle électoral du Rassemblement National semble solide, quel que soit l’adversaire mis en face.
Avec Ségolène Royal comme candidate socialiste, Marine Le Pen grimpe à 33 %. Jean-Luc Mélenchon décroche seul la deuxième place, à 17 %, juste devant Édouard Philippe, crédité de 16 %. La candidate socialiste, elle, plafonne à 3 %.
Avec Raphaël Glucksmann, l’écart se creuse encore. Marine Le Pen atteint 34 %, Mélenchon reste deuxième à 17 %, et Glucksmann obtient 9 %. Un schéma qui, une fois de plus, place les Insoumis et le RN en position de force pour le second tour, un rapport de force que Jordan Bardella observe visiblement avec satisfaction.
La seule hypothèse qui rebat les cartes
Reste un scénario à part : celui d’une candidature de François Hollande. Dans cette configuration, Marine Le Pen conserve la tête avec 32 % des intentions de vote, mais la suite du classement se resserre nettement. Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe se retrouvent à égalité parfaite, chacun à 16 %.
Derrière ce duo, Gabriel Attal obtient 8 %, tandis que François Hollande lui-même ne dépasse pas 7 %, à égalité avec Bruno Retailleau. C’est peu, mais c’est suffisant pour introduire une incertitude que les deux autres scénarios n’offrent pas, un flou qui contraste avec le silence prolongé observé du côté de l’Élysée sur la suite du quinquennat.
Concrètement, l’ancien président est le seul candidat socialiste testé capable, sur le papier, d’empêcher un duel Mélenchon-Le Pen dès le premier tour. Un paradoxe pour un homme dont la cote de popularité reste, elle, très en dessous de celle mesurée dans ce sondage.

Un second tour qui ne laisse aucun suspense
Les données du second tour achèvent de clarifier le tableau. Face à Édouard Philippe, Marine Le Pen l’emporterait avec 55 % des voix contre 45 %, une marge d’incertitude de 3,7 points n’y changeant rien sur le fond.
Le vrai choc se situe face à Jean-Luc Mélenchon. Marine Le Pen atteindrait alors 67 % des suffrages, contre seulement 33 % pour le candidat insoumis, avec une marge d’erreur de 3,5 points maximum. Un écart qui confirme, sondage après sondage, une dynamique constatée par plusieurs enquêtes d’opinion depuis le début de l’année, alors même que les spéculations continuent sur les intentions réelles de l’exécutif pour 2027.
Ce chiffre de 67 % pèse lourd dans les débats à gauche. Il alimente les discussions internes sur la stratégie à adopter pour ne pas offrir un second tour aussi déséquilibré au Rassemblement National.
Un sondage OpinionWay n’est jamais une prédiction gravée dans le marbre, mais celui-ci a le mérite de la clarté : sans François Hollande, la gauche court droit vers un second tour perdu d’avance. La question, désormais, c’est de savoir si l’ancien président a seulement envie de rejouer ce rôle de sauveur malgré lui.