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Emmanuel Macron : son candidat favori pour 2027 enfin révélé, un choix qui surprend tout le monde

Publié par Elodie le 19 Mai 2026 à 11:06
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À l’Élysée, une confidence qui change tout

Alors que la France politique bruisse déjà des ambitions pour la présidentielle de 2027, une information capitale vient de filtrer. Elle concerne directement Emmanuel Macron et le choix qu’il aurait déjà arrêté dans son esprit. Un choix qui, selon plusieurs sources concordantes, serait sans appel.

emmanuel macron cote popularité augmenteee - copie

Depuis plusieurs mois, les candidatures se multiplient à droite comme à gauche. Jean-Luc Mélenchon, Jordan Bardella, François Hollande… La liste ne cesse de s’allonger. Mais dans ce grand ballet politique, une question demeure au centre de toutes les spéculations.

Que pense réellement le président de la République de cette course effrénée ? Et surtout, vers qui se tourne son regard lorsqu’il imagine la France d’après son départ ? Les récentes révélations de La Tribune Dimanche, publiées ce 17 mai, apportent enfin un éclairage inédit.

Car l’actuel chef de l’État, bien que tenu au devoir de réserve dans les faits, n’aurait pas pu s’empêcher de laisser transparaître ses préférences. Et le nom qu’il aurait glissé à ses proches a de quoi surprendre l’ensemble de la classe politique française.

La fin d’un règne qui approche à grands pas

Pour bien comprendre l’enjeu de cette révélation, il faut revenir aux fondamentaux. Emmanuel Macron, élu pour la première fois en 2017, puis réélu en 2022, ne pourra pas se représenter. La Constitution de la Ve République est formelle sur ce point.

L’article 6 de la Constitution, révisé en 2008 sous Nicolas Sarkozy, limite strictement à deux le nombre de mandats présidentiels consécutifs. Macron le sait. La France entière le sait. Et c’est justement cette certitude qui déchaîne les appétits.

Jamais, sous la Ve République, un président sortant n’avait été confronté à une telle situation avec autant de prétendants déclarés si tôt. D’ordinaire, la question de la succession ne se pose véritablement qu’à quelques mois du scrutin. Mais le contexte politique actuel est tout sauf ordinaire.

Lunettes Emmanuel Macron actu

L’Assemblée nationale, issue des législatives anticipées de 2024, est morcelée comme jamais. Aucune majorité claire ne se dégage. Le pays semble naviguer à vue. Et dans ce brouillard politique, chacun tente de tirer son épingle du jeu.

Un président qui observe… et qui juge

Emmanuel Macron n’est pas homme à rester passif. Ceux qui le connaissent le décrivent comme un stratège infatigable. Même lorsqu’il ne peut plus être candidat, il reste un acteur majeur de l’échiquier politique français.

Depuis l’Élysée, le président observe les manœuvres des uns et des autres avec un œil acéré. Chaque déclaration de candidature est analysée. Chaque sondage est scruté. Chaque mouvement tactique est passé au crible de son jugement personnel.

Et selon les informations de La Tribune Dimanche, ce jugement est sévère. Très sévère, même. Car Emmanuel Macron ne ressentirait d’enthousiasme « pour aucun prétendant » officiel à ce jour. Un constat glacial qui en dit long sur l’état d’esprit du locataire de l’Élysée.

Cette absence d’enthousiasme ne signifie pas pour autant que le président n’a pas de préférence. Bien au contraire. Mais pour comprendre vers qui son cœur politique penche, il faut d’abord dresser le portrait de ceux qui briguent la magistrature suprême.

Le grand bal des prétendants

La présidentielle de 2027 s’annonce déjà comme l’une des plus ouvertes de l’histoire de la Ve République. Les candidatures confirmées ou fortement pressenties se comptent par dizaines. Et le paysage politique est plus fragmenté que jamais.

Emmanuel Macron sur l'affaire Epstein

À gauche, Jean-Luc Mélenchon a officialisé sa quatrième candidature à la présidentielle. À 74 ans, le leader de La France Insoumise ne cache pas ses ambitions. Il a d’ailleurs récemment fait une mise au point publique sur son état de santé, comme pour couper court aux rumeurs.

Mélenchon reste une figure polarisante. Adoré par sa base militante, honni par une grande partie de la droite et du centre, il représente une candidature qui cristallise les passions. Emmanuel Macron, qui l’a affronté en 2022, connaît mieux que quiconque la force de frappe de l’homme.

Mais Mélenchon n’est évidemment pas le seul à gauche. François Hollande, l’ancien président, semble lui aussi préparer un retour spectaculaire. Comme l’a révélé Le Parisien début mai, l’ex-chef de l’État aurait déjà commencé à mobiliser ses équipes en coulisses.

François Hollande, le retour inattendu

Le cas Hollande est fascinant. Élu en 2012, battu par les sondages catastrophiques qui l’ont poussé à ne pas se représenter en 2017, l’homme semblait avoir tourné la page de l’Élysée. Mais la politique a horreur du vide.

Selon les informations parues dans Le Parisien ce vendredi 8 mai, François Hollande aurait en tête un agenda clair pour la rentrée. Un retour méthodique, calculé, qui s’appuierait sur le désarroi d’une gauche en quête de rassembleur.

Sa compagne, l’actrice Julie Gayet, s’est d’ailleurs récemment confiée sur son rapport au rôle de Première dame. Si elle affirme soutenir Hollande dans la sphère privée, la question d’un statut officiel à ses côtés reste en suspens. Un détail qui alimente les conversations mondaines.

Pour Emmanuel Macron, le retour de Hollande est un sujet délicat. C’est sous sa présidence que le jeune Macron a fait ses armes, d’abord comme secrétaire général adjoint de l’Élysée, puis comme ministre de l’Économie. Leur relation, autrefois fusionnelle, s’est transformée en rivalité amère depuis 2017.

emmanuel macron respect

À droite et à l’extrême droite, la guerre fait rage

Le camp opposé n’est pas en reste. À l’extrême droite, le Rassemblement National prépare son offensive. Si Marine Le Pen reste la figure tutélaire du parti, son avenir politique est suspendu à une épée de Damoclès judiciaire.

En effet, Marine Le Pen pourrait être déclarée inéligible d’ici le mois de juillet, à la suite de sa condamnation dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Si cette décision devait être confirmée, c’est Jordan Bardella qui prendrait le relais en tant que candidat du RN.

Le jeune président du parti, âgé de seulement 29 ans, est devenu en quelques années l’un des visages les plus médiatiques de la politique française. Son ascension fulgurante, portée par les réseaux sociaux et un sens aigu de la communication, fascine autant qu’elle inquiète ses adversaires.

D’ailleurs, l’humoriste Philippe Caverivière n’a pas manqué de le viser récemment. Mardi 12 mai, dans sa chronique sur RTL, il a multiplié les piques à l’encontre de Bardella, provoquant l’hilarité générale. Un signe que le jeune homme est désormais une cible de premier plan.

Le mystère Sarah Knafo

Autre figure montante de la droite radicale : Sarah Knafo. La compagne d’Éric Zemmour, élue eurodéputée lors des élections européennes de 2024, suscite des interrogations croissantes au sein de son propre camp.

Sera-t-elle candidate pour Reconquête en 2027 à la place de Zemmour ? La question agite les couloirs du parti depuis les dernières municipales. Proches et adversaires du couple s’interrogent ouvertement sur ses véritables ambitions.

La France est en guerre ?

Les informations parues ce 15 mai indiquent que Sarah Knafo, plus ambitieuse que jamais après sa victoire aux européennes, commence à cristalliser les doutes au sein même de Reconquête. Certains la voient déjà en candidate, d’autres redoutent un conflit interne dévastateur.

Face à ces spéculations, la principale intéressée a fini par clarifier la situation. Sans détour, elle a mis les choses au point publiquement. Mais dans le monde politique, les démentis d’aujourd’hui deviennent souvent les candidatures de demain.

Natacha Polony, l’outsider qui brouille les pistes

Et comme si le tableau n’était pas assez complexe, un nom inattendu a surgi dans le débat ces dernières semaines : celui de Natacha Polony. L’éditorialiste et directrice de la rédaction de Marianne fait l’objet de spéculations grandissantes.

Un nom de domaine a été déposé à son nom, ce qui a immédiatement alimenté les rumeurs. Arnaud Montebourg lui a affiché son soutien publiquement. Et dans les médias, Polony a multiplié les confidences ambiguës, sans jamais confirmer ni infirmer clairement.

Cette candidature potentielle, venue du monde médiatique et intellectuel plutôt que du sérail politique traditionnel, rappelle étrangement celle d’un certain… Emmanuel Macron en 2017. L’ironie n’échappe à personne. Le président observe-t-il ce phénomène avec amusement ou inquiétude ?

Toujours est-il que face à cette profusion de candidats, Emmanuel Macron se retrouve dans une position inédite. Celle d’un président qui doit choisir, en conscience, qui serait le mieux placé pour lui succéder. Et ce choix, il l’aurait déjà fait.

Les deux hommes qui comptent vraiment

Car au-delà de cette multitude de prétendants, Emmanuel Macron aurait concentré son attention sur un cercle beaucoup plus restreint. Un cercle composé de personnes qu’il connaît intimement, pour avoir travaillé avec elles au plus haut sommet de l’État.

Selon La Tribune Dimanche, le président se serait « peu à peu résolu à l’idée de choisir » entre deux figures bien précises de son camp. Deux hommes qui ont marqué son double quinquennat. Deux anciens collaborateurs de premier plan.

Ces deux personnalités ne sont pas n’importe qui. Elles ont toutes deux occupé le poste de Premier ministre sous la présidence Macron. Elles connaissent les rouages du pouvoir comme personne. Et elles incarnent, chacune à sa manière, une vision différente de l’avenir.

Mais avant de révéler lequel des deux a les faveurs du président, il est essentiel de comprendre le parcours de chacun. Car c’est dans leurs histoires respectives que se trouvent les clés du choix de Macron.

Le plus jeune Premier ministre de la Ve République

Le premier de ces deux hommes a marqué les esprits par sa jeunesse et son énergie. Nommé à Matignon en janvier 2024, il est devenu le plus jeune Premier ministre de l’histoire de la Ve République, battant le record détenu depuis 1962 par Laurent Fabius.

Son passage à Matignon, bien que bref, a été intense. Il a dû gérer une Assemblée nationale fracturée, des crises sociales récurrentes, et la pression permanente des oppositions. Une épreuve du feu qui l’a endurci, mais aussi exposé.

Avant d’accéder à Matignon, ce jeune politique avait déjà occupé plusieurs postes ministériels stratégiques. Porte-parole du gouvernement, secrétaire d’État chargé de la Jeunesse, puis ministre de l’Éducation nationale… Son ascension au sein de la macronie a été fulgurante.

emmanuel macron apparait avec des lunettes

Sa proximité avec Emmanuel Macron est un secret de polichinelle. Les deux hommes partagent une même vision moderniste de la politique. Ils sont de la même génération. Et ils cultivent un sens de la communication qui les distingue de la vieille garde politique.

Un profil séduisant, mais des failles

Pourtant, malgré ces atouts indéniables, ce premier candidat potentiel présente des faiblesses que Macron n’ignorerait pas. Sa jeunesse, qui est un atout en termes d’image, peut aussi être perçue comme un manque d’expérience par une partie de l’électorat.

Son passage à l’Éducation nationale, bien que salué par certains, a aussi laissé des traces. Les réformes qu’il a engagées ont suscité des oppositions au sein du corps enseignant. Et dans un pays où l’école reste un sujet passionnel, ces cicatrices comptent.

Par ailleurs, sa brève expérience à Matignon n’a pas suffi à asseoir une stature présidentielle aux yeux de tous. Certains observateurs le jugent encore trop « vert » pour affronter les tempêtes qui attendent le prochain président de la République.

Emmanuel Macron, fin connaisseur des dynamiques politiques, serait parfaitement conscient de ces limites. Et c’est précisément cette lucidité qui l’aurait poussé à regarder ailleurs. Vers un autre profil. Plus expérimenté. Plus solide. Plus ancré dans les territoires.

L’autre Premier ministre, forgé par l’épreuve

Le second homme dans l’équation présente un profil radicalement différent. Plus âgé, plus expérimenté, il a occupé Matignon pendant une période autrement plus longue et tumultueuse. Sa nomination remonte à mai 2017, au tout début du premier quinquennat Macron.

emmanuel macron cote popularité augmenteee - copie

Pendant trois ans, cet homme a été le fidèle lieutenant du président. Il a traversé la crise des Gilets jaunes, l’une des plus graves crises sociales que la France ait connues depuis Mai 68. Une épreuve qui aurait pu le briser, mais qui l’a au contraire révélé.

Sa gestion de la crise sanitaire du Covid-19, au printemps 2020, a également marqué les esprits. Confinement, couvre-feu, état d’urgence sanitaire… Les décisions qu’il a dû prendre étaient d’une gravité sans précédent. Et il les a assumées avec un sang-froid remarqué.

Après son départ de Matignon en juillet 2020, cet homme n’a pas disparu du paysage politique. Bien au contraire. Il s’est ancré dans la vie locale, dirigeant une grande ville portuaire avec une poigne qui lui a valu le respect de ses administrés.

Un homme de droite dans le monde de Macron

Ce qui rend ce profil particulièrement intéressant, c’est son positionnement politique originel. Contrairement à Macron, qui se revendique du « et de droite et de gauche », cet homme vient clairement de la droite républicaine. Il a longtemps été membre des Républicains avant de rallier la macronie.

Ce parcours lui confère une légitimité auprès de l’électorat conservateur que beaucoup de macronistes n’ont pas. Dans un contexte où le Rassemblement National capte une part croissante de cet électorat, cette capacité à parler à la droite traditionnelle est un atout considérable.

Son style, aussi, tranche avec celui de Macron. Là où le président est souvent perçu comme jupitérien et technocratique, cet homme cultive une image plus terrienne. Plus directe. Plus accessible. Il aime le rugby, la bonne chère, et ne cache pas son attachement à la Normandie.

Cette authenticité assumée séduit au-delà des clivages traditionnels. Les sondages le placent régulièrement parmi les personnalités politiques préférées des Français. Un capital de sympathie que le président de la République n’a pas manqué de remarquer.

emmanuel macron apparait avec des lunettes

Des ambitions affichées depuis longtemps

À la différence de certains candidats qui jouent la carte de la fausse modestie, cet homme n’a jamais caché ses ambitions présidentielles. Dès 2021, alors qu’il était encore Premier ministre, il avait laissé entendre que 2027 était dans son viseur.

Cette transparence, rare en politique, lui a valu autant d’admiration que de critiques. Ses détracteurs l’accusent de déloyauté envers Macron, estimant qu’un Premier ministre en exercice ne devrait pas afficher de telles ambitions. Ses partisans, eux, saluent son honnêteté.

Au fil des années, il a construit méthodiquement sa candidature. Création d’un mouvement politique propre, tournée des régions, publication d’ouvrages programmatiques… Rien n’a été laissé au hasard. Cet homme a un plan, et il s’y tient avec une discipline remarquable.

Emmanuel Macron observe cette stratégie avec un mélange d’agacement et de respect. Agacement, car il n’apprécie guère qu’on anticipe sa succession avant l’heure. Respect, car il reconnaît en cet homme un sens politique indéniable. Mais de là à en faire son favori…

Jean Castex, le regret présidentiel

Avant d’en arriver au choix final de Macron, il faut évoquer un troisième homme. Un homme qui, selon La Tribune Dimanche, serait en réalité celui que le président apprécie le plus sur le plan humain et politique.

Cet homme, c’est Jean Castex. L’ancien Premier ministre, nommé à Matignon en juillet 2020 après le départ du premier chef de gouvernement, occupe aujourd’hui la présidence de la RATP. Un poste prestigieux, mais éloigné des arènes électorales.

Cyril-Hanouna-Emmanuel-Macron

Selon nos confrères, Jean Castex serait « le seul qui trouve encore grâce » aux yeux d’Emmanuel Macron. Une formulation qui en dit long sur l’estime que le président porte à cet homme discret et travailleur, dont le passage à Matignon a été marqué par la gestion de la pandémie.

Mais voilà le problème : Jean Castex « ne manifeste qu’un intérêt modéré pour 2027 ». L’homme semble avoir tourné la page de la politique nationale. Et cette absence d’ambition présidentielle, paradoxalement, est peut-être ce qui le rend si séduisant aux yeux de Macron.

Quand Macron rêvait d’un autre scénario

Cette révélation sur Jean Castex éclaire la psychologie du président. Emmanuel Macron, lui-même arrivé au pouvoir avec une ambition dévorante, semble apprécier chez les autres une forme de retenue. Comme si le désir trop affiché du pouvoir le rebutait.

On se souvient que Macron, lors de sa propre ascension, avait su jouer de l’ambiguïté. Pendant des mois, il avait laissé planer le doute sur ses intentions véritables, cultivant l’image d’un homme poussé par les circonstances plutôt que par l’ambition personnelle.

Cette stratégie du « je ne suis pas candidat mais si le peuple m’appelle… » est un classique de la politique française. De Gaulle l’avait magistralement mise en œuvre. Mitterrand aussi. Et Macron, grand lecteur d’histoire, connaît parfaitement ces précédents.

Castex, avec son « intérêt modéré », correspond exactement à ce profil. Mais la réalité politique est impitoyable : on ne devient pas président de la République par défaut. Il faut le vouloir. Ardemment. Et Castex, visiblement, ne le veut pas assez.

Le dilemme qui tourmente le président

Rapatriement des Français de Dubaï

Écartons donc Jean Castex de l’équation. Reste le véritable dilemme qui, selon La Tribune Dimanche, tourmente Emmanuel Macron. Un choix entre deux anciens Premiers ministres. Deux hommes qu’il a nommés, accompagnés, parfois protégés.

D’un côté, la jeunesse, le dynamisme, la modernité. De l’autre, l’expérience, la solidité, l’ancrage territorial. Deux visions de la France. Deux façons de gouverner. Deux tempéraments radicalement opposés.

Pour un président qui a toujours revendiqué le « en même temps », ce choix binaire est presque une torture intellectuelle. Macron aime la nuance, la synthèse, le dépassement des clivages. Mais cette fois, il doit trancher. Et trancher net.

Les semaines qui ont précédé cette révélation auraient été marquées par d’intenses réflexions au sein du cercle rapproché du président. Des dîners à l’Élysée, des conversations téléphoniques nocturnes, des échanges de textos avec ses conseillers les plus fidèles…

Macron face à son propre héritage

Derrière ce choix se cache une question bien plus profonde : quel héritage Emmanuel Macron veut-il laisser ? Car le candidat qu’il soutiendra, même discrètement, sera perçu comme le continuateur de sa vision politique.

Or, le bilan Macron est contrasté. Réformes économiques saluées par certains, fracture sociale dénoncée par d’autres, gestion contestée de la crise des Gilets jaunes, dissolution ratée de l’Assemblée nationale en 2024… Le quinquennat laissera des traces profondes.

Le président en est conscient. Et il sait qu’un mauvais choix de successeur pourrait entacher durablement son bilan. Si le candidat soutenu par Macron venait à perdre, ou pire, à gouverner mal, c’est tout l’édifice macroniste qui s’effondrerait.

Emmanuel et Brigitte Macron au Quai d’Orsay lors d’une visite officielle.

À l’inverse, un successeur capable et victorieux pourrait réhabiliter l’héritage Macron aux yeux de l’Histoire. Les présidents américains l’ont bien compris : la succession est le dernier acte du mandat. Le plus important, peut-être.

Un indice venu de Chypre

En avril dernier, lors d’un déplacement à Chypre, Emmanuel Macron a livré un indice précieux sur son état d’esprit. Reçu dans la commune de Nicosie, il a visité une école franco-chypriote où il a échangé avec les élèves.

L’un des étudiants présents a eu l’audace de lui poser la question que toute la France se pose : que fera-t-il après l’Élysée ? Une question brûlante, presque intime, à laquelle le président a répondu avec une franchise désarmante.

« Je n’ai pas fait de politique avant et je n’en ferai pas après », a-t-il déclaré devant l’assistance médusée. Une phrase lourde de sens, qui confirme que Macron envisage une rupture nette avec le monde politique après 2027.

Cette déclaration, passée relativement inaperçue à l’époque, prend aujourd’hui un relief nouveau. Si Macron ne fera plus de politique, il a d’autant plus intérêt à ce que son successeur soit à la hauteur. Car il ne sera plus là pour corriger le tir.

L’ombre de la présidentielle de 2017

Pour comprendre la logique de Macron, il faut se replonger dans l’histoire récente. En 2017, c’est un jeune ministre de l’Économie, quasi inconnu du grand public trois ans plus tôt, qui avait créé la surprise en remportant l’élection présidentielle.

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Cette victoire avait traumatisé l’ensemble de la classe politique traditionnelle. Les partis historiques, le PS et Les Républicains, s’en sont à peine remis. Et Macron avait démontré qu’en politique, tout était possible. Y compris l’impossible.

Mais en 2027, le contexte sera radicalement différent. Le « dégagisme » de 2017 a fait long feu. Les Français, échaudés par les promesses non tenues et les crises à répétition, sont plus méfiants que jamais. Le candidat qui l’emportera devra inspirer confiance. Pas seulement enthousiasme.

Et c’est précisément ce critère de confiance qui semble guider le choix de Macron. Entre un candidat brillant mais peu expérimenté et un candidat solide mais moins spectaculaire, le président aurait tranché en faveur de la solidité.

Les qualités que Macron recherche

Selon les sources proches du président citées par La Tribune Dimanche, Emmanuel Macron évaluerait les candidats potentiels à l’aune de plusieurs critères précis. Le premier : la capacité à rassembler au-delà du camp macroniste.

Le second critère serait la résistance à la pression. Être président de la République, c’est encaisser des coups en permanence. Les crises, les scandales, les trahisons… Seuls les plus endurants survivent. Macron le sait mieux que personne.

Le troisième critère, plus surprenant, serait l’ancrage local. Emmanuel Macron, souvent critiqué pour son image de « président des villes », de « président des riches », regretterait de ne pas avoir eu un enracinement territorial plus fort. Une lacune qu’il souhaiterait voir corrigée chez son successeur.

Enfin, le dernier critère serait la stature internationale. Dans un monde en crise, avec la guerre en Ukraine, les tensions au Proche-Orient et la rivalité sino-américaine, le prochain président devra être crédible sur la scène mondiale dès le premier jour.

Donald Trump et Brigitte Macron posent avec Emmanuel Macron et Melania Trump à Paris, juillet 2017.

Gérald Darmanin, l’électron libre

Dans ce paysage complexe, d’autres figures du macronisme tentent également leur chance. C’est le cas de Gérald Darmanin, l’ancien ministre de l’Intérieur, qui a récemment surpris tout le monde avec une déclaration ambiguë.

Interrogé sur une possible candidature à la présidentielle, Darmanin a fourni une réponse aussi inattendue qu’équivoque. Une expression qui n’a pas manqué de faire réagir son interlocuteur, le journaliste Benjamin Duhamel, visiblement déstabilisé.

Darmanin incarne une autre facette du macronisme : plus droitière, plus sécuritaire, plus assumée dans son conservatisme. Un profil qui pourrait séduire une partie de l’électorat tenté par le RN, mais qui divise au sein même du camp présidentiel.

Pour autant, Darmanin ne figurerait pas parmi les favoris de Macron. Le président, selon plusieurs témoignages, le jugerait trop clivant et trop imprévisible pour incarner la continuité. Un jugement qui, s’il venait à être confirmé, pourrait créer des remous au sein de la majorité.

Le facteur Brigitte

On ne peut évoquer les choix stratégiques d’Emmanuel Macron sans mentionner l’influence de Brigitte Macron. La Première dame, loin de l’image de simple « épouse de », est décrite par tous les observateurs comme une conseillère de premier plan.

Brigitte Macron connaît personnellement chacun des prétendants à la succession. Elle les a côtoyés lors de dîners officiels, de voyages d’État, de réunions informelles. Son jugement sur les uns et les autres est acéré et sans complaisance.

emmanuel et brigitte macron @Soazig de La Moissonnière

Plusieurs sources indiquent que la Première dame aurait elle aussi une préférence marquée pour l’un des deux anciens Premiers ministres. Une préférence qui, selon ces mêmes sources, convergerait avec celle de son époux. Le couple serait donc aligné sur ce sujet.

L’influence de Brigitte Macron sur les décisions politiques de son mari a souvent été sous-estimée par les commentateurs. Pourtant, de la nomination de certains ministres au timing de certaines annonces, sa main est visible pour qui sait regarder.

Les sondages, ces boussoles imparfaites

Bien sûr, les sondages jouent également un rôle dans la réflexion présidentielle. Et sur ce terrain, les deux anciens Premiers ministres ne sont pas logés à la même enseigne.

L’un des deux bénéficie régulièrement de cotes de popularité supérieures. Il apparaît comme plus crédible, plus présidentiel, plus rassurant dans les enquêtes d’opinion. Son image de gestionnaire sérieux et d’homme de terrain lui confère un avantage structurel.

L’autre, bien que populaire auprès des jeunes et des urbains, souffre d’un déficit de crédibilité sur les questions régaliennes. La sécurité, la défense, l’immigration… Sur ces sujets cruciaux pour 2027, il est perçu comme moins solide que son rival.

Emmanuel Macron, grand lecteur de sondages devant l’Éternel, ne peut ignorer ces données. Et elles confortent, semble-t-il, l’intuition qu’il a développée au fil des mois. Une intuition qui le pousse vers le candidat le plus expérimenté et le mieux implanté.

La carte de la Normandie

emmanuel macron et trump @afp

Parmi les indices qui permettent de deviner le choix de Macron, il y a la question de l’ancrage territorial. L’un des deux candidats est profondément enraciné dans une grande ville de Normandie. Une ville portuaire, industrielle, populaire.

Cette ville, qu’il dirige avec autorité depuis plusieurs années, est devenue sa vitrine politique. Il y a engagé des transformations urbaines majeures, attiré des investissements, relancé l’activité économique. Un bilan local solide, qui contraste avec les difficultés rencontrées au niveau national.

Cet ancrage normand n’est pas anodin. La Normandie, terre de centrisme et de pragmatisme, est un bon baromètre de la France profonde. Y être populaire, c’est démontrer une capacité à parler à l’électorat modéré qui décide, in fine, des élections présidentielles.

Emmanuel Macron, lui-même originaire d’Amiens, connaît l’importance de cette France des villes moyennes. Il sait que c’est là que se jouera 2027. Et il sait que le candidat qui saura parler à cette France-là aura un avantage décisif.

Les signaux se multiplient

Ces dernières semaines, plusieurs signaux sont venus conforter l’hypothèse d’une préférence présidentielle de plus en plus assumée. Des invitations discrètes à l’Élysée, des échanges téléphoniques plus fréquents, des marques de considération publiques…

Sans jamais afficher ouvertement son soutien — ce serait politiquement suicidaire à ce stade —, Emmanuel Macron multiplierait les gestes en direction de son favori. Des gestes subtils, presque imperceptibles, mais que les initiés savent décoder.

Un dîner en tête-à-tête aurait notamment eu lieu récemment, au cours duquel les deux hommes auraient longuement évoqué l’avenir du pays. Un échange décrit comme « sincère et profond » par un proche, sans qu’aucune promesse formelle n’ait été échangée.

emmanuel macron et trump @DR

Car Macron reste Macron. Il sait que tout peut basculer en politique. Qu’un scandale, une crise, un événement imprévu peut redistribuer les cartes du jour au lendemain. Et il se garde bien de s’engager publiquement. Pour l’instant.

La comparaison avec Sarkozy et Hollande

La situation que vit Macron n’est pas sans précédent. Avant lui, d’autres présidents ont dû gérer la question de leur succession. Avec des résultats contrastés.

Nicolas Sarkozy, en 2012, n’avait pas eu à se poser la question puisqu’il se représentait. Mais sa défaite avait ouvert une guerre de succession sanglante au sein de l’UMP, préfigurant l’implosion du parti. Un scénario que Macron veut éviter à tout prix.

François Hollande, en 2017, avait renoncé à se représenter — une première dans l’histoire de la Ve République pour un président en exercice. Son absence avait laissé le PS orphelin, sans candidat naturel. Le résultat : un effondrement historique de la gauche socialiste.

Jacques Chirac, en 2007, avait dû accepter la candidature de Nicolas Sarkozy alors même que les deux hommes entretenaient des relations exécrables. Le résultat avait été une victoire de Sarkozy, mais au prix d’un chiraquisme réduit en cendres.

Les leçons que Macron a tirées

De ces précédents, Emmanuel Macron a tiré plusieurs leçons. La première : il vaut mieux accompagner la succession que la subir. Un président qui tente de bloquer l’émergence d’un successeur finit toujours par perdre.

La deuxième leçon : le successeur doit être suffisamment différent pour incarner le renouveau, mais suffisamment proche pour garantir la continuité. Un équilibre délicat, presque impossible à trouver.

La troisième leçon, peut-être la plus importante : le choix du successeur doit être discret. Trop visible, il deviendrait un handicap pour le candidat, perçu comme un « héritier » plutôt qu’un leader autonome. Trop invisible, il perdrait toute efficacité.

C’est dans cet esprit que Macron procéderait actuellement. En distillant des signaux, sans jamais confirmer publiquement. En laissant ses proches parler, sans jamais s’exprimer directement. Une stratégie de l’ombre, parfaitement maîtrisée.

Un favori qui ne fait pas l’unanimité

Mais le choix de Macron, aussi mûrement réfléchi soit-il, ne fait pas l’unanimité au sein de son propre camp. Plusieurs figures du macronisme auraient préféré un autre candidat. Plus jeune. Plus moderne. Plus en phase avec l’ADN originel du mouvement.

Ces dissidences internes créent des tensions qui, pour l’instant, restent feutrées. Mais à mesure que la campagne approchera, elles risquent d’éclater au grand jour. Et de fragiliser le candidat adoubé par le président.

Car le macronisme, ce mouvement qui prétendait transcender les clivages droite-gauche, est aujourd’hui traversé par des fractures profondes. L’aile sociale-démocrate ne se reconnaît pas dans un candidat venu de la droite. L’aile libérale, elle, le trouve parfois trop timoré.

Macron devra arbitrer ces tensions. C’est peut-être là sa dernière grande mission en tant que président : unifier son camp autour d’un candidat crédible. Un défi immense, peut-être le plus grand de son double quinquennat.

Emmanuel Macron salue de la main lors d’une apparition officielle.

L’après-Macron a déjà commencé

En réalité, la bataille pour l’après-Macron a déjà commencé. Et elle se joue sur plusieurs fronts simultanément. À l’Assemblée nationale, où les groupes parlementaires se repositionnent. Dans les médias, où les tribunes et les interviews se multiplient.

Dans les fédérations locales, aussi, où les militants se demandent quel candidat défendre. Et dans les sondages, bien sûr, où chaque point de pourcentage est scruté comme un oracle.

Cette effervescence pré-électorale, inhabituellement précoce, est le signe d’un système politique en ébullition. La France, habituée à la stabilité institutionnelle de la Ve République, vit une période de transition inédite. Et personne ne sait vraiment ce qu’il adviendra après Macron.

C’est dans ce contexte d’incertitude maximale que la préférence du président prend tout son sens. Car un adoubement, même discret, du chef de l’État peut changer la donne. Offrir une longueur d’avance. Donner accès aux réseaux, aux financements, aux soutiens institutionnels.

Le moment de vérité approche

Alors, quel est le nom de ce candidat favori ? Celui vers lequel le cœur et la raison d’Emmanuel Macron convergent ? La réponse, longtemps gardée secrète, a fini par filtrer. Et elle est sans ambiguïté.

Selon les informations de La Tribune Dimanche, Emmanuel Macron se serait résolu à choisir entre ses deux anciens Premiers ministres. Et entre ces deux hommes, son choix serait clair, net et définitif.

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Une source proche du président a livré cette confidence éclairante : « Son choix se porterait sans hésiter sur le maire du Havre. » Cette même source a ajouté que le président le jugerait « plus apte à assurer la stabilité du pays ».

Le candidat favori d’Emmanuel Macron pour la présidentielle 2027 est donc Édouard Philippe. L’ancien Premier ministre, maire du Havre, fondateur du parti Horizons, est l’homme sur lequel le président de la République mise pour assurer sa succession.

Édouard Philippe, le choix de la raison

Ce choix, pour ceux qui suivent attentivement la politique française, n’est pas totalement une surprise. Édouard Philippe coche toutes les cases que Macron avait identifiées : expérience, solidité, ancrage territorial, stature internationale.

À 54 ans, l’ancien Premier ministre est dans la force de l’âge politique. Ni trop jeune pour paraître inexpérimenté, ni trop âgé pour sembler dépassé. Un équilibre que peu de candidats peuvent revendiquer dans le paysage actuel.

Son passage à Matignon, de mai 2017 à juillet 2020, reste dans les mémoires comme une période de stabilité relative. Malgré les Gilets jaunes, malgré le Covid, Édouard Philippe a tenu la barre avec un aplomb qui force le respect, y compris chez ses adversaires.

Gabriel Attal, l’autre ancien Premier ministre, se retrouve donc relégué au second plan dans les préférences présidentielles. Un revers qui pourrait affecter sa dynamique de campagne, même si le jeune homme politique a montré à maintes reprises sa capacité à rebondir.

Ce que cette révélation change pour 2027

La préférence affichée — même discrètement — d’Emmanuel Macron pour Édouard Philippe redistribue les cartes de la présidentielle. Car le soutien d’un président sortant, même impopulaire, reste un atout considérable en termes de réseau et d’influence.

Pour Édouard Philippe, cette révélation est à double tranchant. D’un côté, elle légitime sa candidature et lui offre un avantage structurel sur ses rivaux du centre. De l’autre, elle l’expose au reproche d’être le « candidat du système », dans un pays où le rejet des élites n’a jamais été aussi fort.

Pour Gabriel Attal, le message est clair : il devra se démarquer de Macron pour exister. S’affranchir de la tutelle présidentielle. Tracer sa propre voie. Un défi immense pour un homme qui a construit toute sa carrière dans l’ombre du chef de l’État.

Et pour les autres candidats — Mélenchon, Bardella, Hollande, Darmanin — cette information confirme que la bataille de 2027 sera sans merci. Chaque camp fourbit ses armes. Chaque candidat affine sa stratégie. La France retient son souffle.

Macron, bientôt simple citoyen

En attendant, Emmanuel Macron continue de gouverner. Mais son esprit, de l’aveu de ses proches, est déjà tourné vers l’après. Vers cette vie de « simple citoyen » qu’il a promise lors de son passage à Chypre.

« Je n’ai pas fait de politique avant et je n’en ferai pas après. » Cette phrase résonne comme un testament politique. Macron, qui a bouleversé le paysage politique français comme peu avant lui, entend quitter la scène avec la même audace qui l’a fait entrer.

Mais avant de partir, il aura posé un dernier acte politique majeur : désigner, dans l’ombre, celui qu’il juge le plus capable de lui succéder. Un geste qui, selon l’issue de la présidentielle 2027, sera jugé par l’Histoire comme visionnaire… ou comme une ultime erreur de calcul.

La France, elle, continue d’avancer. Vers 2027. Vers l’inconnu. Vers un avenir que personne, pas même Emmanuel Macron, ne peut prédire avec certitude. Une seule chose est sûre : la course est lancée. Et elle promet d’être passionnante.

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11 commentaires

  • P
    Patsi
    20/05/2026 à 08:08
    Edouard Philippe c'est Macron bis en pire.Il faudrait que les Français soient devenus complètement fous et masochistes pour qu'ils votent pour Edouard Philippe.
  • M
    Mich
    19/05/2026 à 21:55
    Ne pas oublier tout ce qu’il nous a fait subir le Philippe et surtout pas le rn ils arrivent déjà pas à rembourser leurs crédit de campagne comment voulez vous qu’ils puissent gouverner la France, ils veulent simplement la place pour s’en mettre plein les poches et détourner tout ce qu’ils pourront, donc réfléchissez bien avant de glisser votre bulletin dans l’urne.
  • G
    Greenangel
    19/05/2026 à 19:56
    Edouard Philippe, ben voyons ! Comme ça il pourra nommer Macron 1er ministre !

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