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« Poutinophile » : Retailleau tacle violemment le RN sur BFMTV, à un an de la présidentielle

Publié par Elodie le 07 Sep 2026 à 7:56

La campagne pour la présidentielle de 2027 s’accélère et les coups pleuvent déjà entre la droite et le Rassemblement national. Sur le plateau de BFMTV, Bruno Retailleau n’a pas mâché ses mots contre le parti de Marine Le Pen. Le candidat des Républicains a lâché une formule choc qui pourrait bien marquer un tournant dans sa stratégie de campagne.

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Un climat de tension à un an de la présidentielle

À un peu plus d’un an du scrutin de 2027, la bataille pour incarner la droite française s’intensifie. Bruno Retailleau, désormais candidat officiel des Républicains à la présidentielle, cherche à se démarquer clairement du Rassemblement national dans les sondages.

Les enquêtes d’opinion placent régulièrement le RN en tête des intentions de vote, que ce soit avec Marine Le Pen ou avec Jordan Bardella. Une position dominante que Bruno Retailleau entend fragiliser en attaquant le parti sur un terrain jusqu’ici peu exploité par la droite classique : la politique étrangère et le rapport supposé avec la Russie.

« Poutinophile » : l’attaque frontale de Retailleau contre le RN

C’est sur BFMTV que le président des Républicains a franchi un cap dans la charge verbale. Il a affirmé sans détour qu’il ne pourrait « pas confier les intérêts de la France » au Rassemblement national, un parti qu’il juge trop proche du Kremlin.

« Je ne confierai pas les intérêts de la France à ce parti qui est poutinophile ! », a-t-il lancé, employant un néologisme volontairement provocateur pour marquer les esprits face aux caméras.

Bruno Retailleau estime en outre que le RN « n’est pas prêt pour le pouvoir » et dénonce ce qu’il qualifie d’« amateurisme » chronique. Il rejoint ainsi une ligne d’attaque déjà utilisée contre Jean-Luc Mélenchon, qu’il avait présenté comme « un vrai danger pour la République » lors d’une précédente sortie médiatique.

Studio de télévision vide avec fauteuils et éclairages

Bardella-Farage, le déplacement qui a tout déclenché

Cette offensive verbale n’est pas née du hasard. Elle intervient peu après la visite de Jordan Bardella à Nigel Farage au Royaume-Uni, un déplacement que Bruno Retailleau juge révélateur d’un manque de crédibilité internationale du RN.

Le patron des Républicains reproche également à la formation de Marine Le Pen ses changements de position répétés sur les retraites, l’assurance chômage et le niveau des dépenses publiques. Lors d’une précédente interview, il avait déjà qualifié le RN de « parti girouette », incapable selon lui de « redresser la France ».

Sur le plan international, Bruno Retailleau entend désormais présenter sa candidature comme la plus solide en matière de défense, de diplomatie et de souveraineté nationale. Il refuse par ailleurs tout retrait au profit d’un autre candidat de droite ou du centre, affirmant être convaincu d’atteindre le second tour face à un paysage politique où Mélenchon progresse également dans les intentions de vote.

Entre attaques ciblées et posture de rassembleur de la droite, Bruno Retailleau joue gros sur un terrain jusqu’ici peu exploré face au Rassemblement national. Reste à savoir si cette stratégie du choc verbal suffira à inverser une dynamique électorale qui, pour l’instant, penche largement en faveur de ses adversaires.

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