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« Un mélange d’amidons modifiés et d’additifs » : ce fromage Babybel épinglé par 60 Millions de consommateurs

Publié par Claire le 18 Août 2026 à 7:49

Le petit fromage rond à la coque de cire fait partie du paysage de nos frigos depuis des décennies. Rouge, rassurant, avec son goût doux que même les enfants réclament au goûter. Mais depuis quelques mois, deux petits nouveaux se sont glissés à côté de lui au rayon frais.

Coque verte, promesse « végétale », packaging qui ressemble à s’y méprendre à l’original. Sauf que sous cette apparence familière, la recette n’a plus rien à voir. C’est en tout cas ce que révèle une enquête de 60 Millions de consommateurs.

Le Babybel original, une recette qui a fait ses preuves

Femme lisant l'étiquette d'un fromage végétal au supermarché

Petit rappel des faits : le Babybel classique est fabriqué dans les Pays de la Loire, avec du lait 100% français. Sa fiche technique tient en cinq lignes. Lait pasteurisé, sel, culture bactérienne, chlorure de calcium et une enzyme microbienne.

Résultat, un fromage qui affiche 150 mg de calcium par portion et près de 5 g de protéines pour seulement 22 g de produit. Une jolie densité nutritionnelle, portée par des aliments qui contiennent plus de calcium qu’un verre de lait selon les nutritionnistes.

Ses protéines aident même à réguler le passage du sucre dans le sang, un vrai atout dans une alimentation équilibrée. Rien à voir, donc, avec les listes à rallonge que l’on trouve sur d’autres aliments ultratransformés qui inquiètent les chercheurs.

Comparaison entre Babybel original rouge et version végétale verte

Ce que cache vraiment la version verte

Et c’est là que le bât blesse. Selon le magazine 60 Millions de consommateurs, la version végétale du Babybel « affiche trois fois plus d’ingrédients que le Babybel classique ».

Concrètement, on passe de 5 ingrédients à 11 pour le Babybel végétal original. La déclinaison saveur barbecue grimpe même jusqu’à 12 ingrédients. Un chiffre qui interpelle pour un produit vendu comme une alternative « saine » au fromage.

Le magazine détaille sans détour : « il s’agit d’un mélange d’eau, d’amidons modifiés, d’huiles végétales et d’additifs, dont des correcteurs d’acidité et des colorants ». On est loin de l’image d’un simple fromage sans lait animal.

Ce genre de composition rappelle d’autres enquêtes récentes, comme celle sur ces faux aliments sains démasqués par foodwatch. Même mécanisme : un packaging qui inspire confiance, une liste d’ingrédients qui dit tout autre chose.

Le piège des protéines qu’on croit trouver dedans

Le vrai problème n’est pas seulement dans les additifs. C’est surtout dans ce que le Babybel végétal ne contient PAS, ou trop peu.

60 Millions de consommateurs est formel sur ce point : ces fauxmages sont « quatre fois moins protéinés » que la version originale. Un chiffre qui change tout pour qui cherche un substitut fromager équilibré.

En pratique, le Babybel rouge classique apporte près de 5 g de protéines par portion. Le Babybel végétal original, lui, n’en propose qu’1 g. Un écart considérable, largement invisible sur l’emballage.

Autre donnée à connaître, ces versions véganes sont « quasiment deux fois moins caloriques que celle au lait de vache ». Une info qui peut séduire, mais qui masque l’essentiel, moins de calories ne veut pas dire meilleure qualité nutritionnelle.

Pourquoi la confusion est si facile en rayon

Père et enfant partageant un fromage rond à la maison

Le vrai danger, selon le magazine, c’est la ressemblance visuelle entre les deux produits. Même forme ronde, même geste d’ouverture, seule la couleur de la cire change réellement du rouge au vert.

Un parent pressé, qui fait ses courses en dix minutes, peut facilement confondre les deux références. Et penser offrir à son enfant la même qualité nutritionnelle que l’original.

C’est exactement le mécanisme pointé dans d’autres enquêtes conso, comme celle sur les ingrédients cachés du Big Mac décortiqués par Yuka. Le produit ressemble à ce qu’on connaît, mais sa composition réelle raconte une tout autre histoire.

60 Millions de consommateurs recommande donc une vigilance simple mais efficace, retourner systématiquement l’emballage avant de le glisser dans le chariot. Un réflexe à adopter aussi pour d’autres classiques du supermarché, comme le montre le comparatif sur ces pâtes épinglées par le même magazine.

Ce qu’il faut retenir avant votre prochain caddie

Le Babybel classique reste un produit correct, avec une liste d’ingrédients courte et une bonne teneur en calcium et en protéines. Rien ne change de ce côté-là.

Mais sa version végétale n’est clairement pas un substitut équivalent, ni en apport protéique, ni en simplicité de recette. Un point à garder en tête pour ceux qui cherchent une vraie alternative végétale au fromage.

Comme souvent avec les produits ultratransformés, le meilleur réflexe reste de comparer les étiquettes plutôt que de se fier au packaging. Une habitude qui vaut aussi pour d’autres rayons, à l’image de ce qu’a révélé l’enquête sur les goûters pour enfants testés par 60 Millions de Consommateurs.

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