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Goûters pour enfants : sur 82 produits testés, 60 Millions de Consommateurs ne recommande qu’une seule catégorie

Publié par Claire le 22 Juin 2026 à 13:40

Madeleines, biscuits fourrés, barres de céréales, viennoiseries… Les placards des familles françaises débordent de goûters industriels. Mais que contiennent vraiment ces produits que des millions d’enfants avalent chaque jour entre deux cours ? 60 Millions de Consommateurs a passé au crible 82 références. Le verdict est sévère, mais une poignée de produits tire son épingle du jeu.

91 % des goûters testés sont ultratransformés

Mère préparant des pains au lait pour le petit-déjeuner de son enfant

Le chiffre fait l’effet d’une douche froide. Sur les 82 produits de goûter analysés par le magazine, issus de 35 marques nationales et de distributeurs, 91,3 % sont classés comme ultratransformés. Additifs, sucres ajoutés, matières grasses de qualité variable : la grande majorité des références ne brille pas par sa composition.

Parent lisant l'étiquette d'un paquet de goûters en supermarché

L’enquête a ratissé large. Biscuits secs, biscuits fourrés au chocolat, madeleines, pains au lait, barres de céréales aux fruits, viennoiseries : aucune catégorie n’a échappé à l’analyse. Le magazine a travaillé en collaboration avec l’application Yuka pour croiser les données nutritionnelles et les listes d’ingrédients.

Mais tous les goûters ne se valent pas, loin de là. Derrière ce pourcentage global accablant se cachent des écarts considérables d’une catégorie à l’autre. Certaines références frôlent la composition du fait maison, tandis que d’autres explosent les compteurs en sucre dès la première bouchée.

La catégorie que personne n’attendait en tête du classement

Pas de gâteau fourré ni de madeleine moelleuse sur le podium. Ce sont les biscuits secs natures qui s’imposent comme les champions de la sobriété nutritionnelle. Leur composition se rapproche le plus de ce qu’un parent préparerait dans sa propre cuisine, avec des listes d’ingrédients courtes et lisibles.

Biscuits secs pur beurre sur une assiette avec un verre de lait

Plusieurs marques se distinguent dans cette catégorie. Les galettes pur beurre Bonne Maman, le Petit Gerblé nature, le sablé pur beurre La Mère Poulard et même les Petits beurre de Lidl figurent parmi les meilleures références. Leur point commun : un taux de sucre parmi les plus bas de l’ensemble du panel testé.

Une nuance importante, toutefois. Le magazine et Yuka pointent un bémol sur un produit spécifique de cette famille : le palet breton. Son taux d’acides gras saturés est deux à trois fois plus élevé que dans les autres produits de la catégorie, ce qui impose de le consommer avec modération.

Reste que pour les parents cherchant un compromis entre praticité et qualité, les biscuits secs natures constituent la valeur sûre. Mais un autre produit a créé la surprise dans les résultats de l’enquête.

Ce produit du petit-déjeuner que les experts n’attendaient pas si haut

Les pains au lait ont surpris les analystes de 60 Millions de Consommateurs par leur profil nutritionnel remarquablement sobre. Le magazine le dit sans détour : cette catégorie représente « sans conteste le goûter industriel le plus sobre en sucre, matières grasses et additifs ».

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En mangeant 100 g de pain au lait, un enfant avale quatre fois moins de sucre que dans 100 g de biscuits au chocolat. Un ratio qui change radicalement la donne pour le petit-déjeuner comme pour le goûter de 16 heures.

Parmi les références testées, une marque se détache nettement. Les pains au lait La Boulangère se distinguent par leur absence totale d’additifs, combinée à une légèreté en sucre et en matières grasses que le magazine qualifie d’exemplaire. Difficile de trouver de véritables cartons rouges dans l’ensemble de cette catégorie, selon les experts.

Pour les parents dont les enfants boudent les biscuits secs, le pain au lait apparaît donc comme l’alternative la plus recommandable. Un constat d’autant plus intéressant que son prix reste accessible dans la plupart des enseignes. Mais à l’autre bout du classement, la réalité est bien moins réjouissante.

Le goûter le plus sucré du test : l’équivalent d’un sucre par biscuit

De l’autre côté du curseur, les biscuits fourrés au chocolat occupent sans surprise le bas du classement. Et un produit en particulier décroche la palme du goûter le plus sucré de tout le panel : Lulu la barquette au chocolat.

Les chiffres donnent le vertige. 47 grammes de sucre pour 100 grammes de produit, soit l’équivalent de près d’un morceau de sucre par barquette. Pour un enfant qui enchaîne les aliments sucrés au fil de la journée, la limite est vite franchie.

Barquettes au chocolat à côté de morceaux de sucre équivalents

Le calcul est simple et implacable. Avec seulement trois barquettes, un enfant de 4 ans atteint le taux de sucre recommandé pour une journée entière. Et cela sans compter le petit-déjeuner du matin, le dessert du déjeuner ni les éventuels jus de fruits. La marge de manœuvre est quasiment nulle.

Les excès de sucre dans l’alimentation des enfants constituent un sujet de préoccupation croissant pour les professionnels de santé. Obésité infantile, caries, habitudes alimentaires difficiles à corriger : les conséquences se mesurent sur le long terme.

Comment lire les étiquettes sans se faire piéger

L’enquête de 60 Millions de Consommateurs rappelle une réalité que beaucoup de parents découvrent trop tard : l’emballage ne reflète presque jamais la qualité réelle du produit. Les mentions « sans colorants artificiels » ou les visuels champêtres n’ont aucune valeur nutritionnelle.

Le réflexe le plus fiable reste de retourner le paquet. Une liste d’ingrédients courte, sans termes incompréhensibles, constitue le premier indicateur de qualité. Les biscuits secs natures et les pains au lait les mieux notés partagent cette caractéristique : on peut lire et comprendre chaque ligne.

Autre critère décisif : comparer le taux de sucre pour 100 g entre deux produits de même catégorie. L’écart peut aller du simple au quadruple, comme le montre la différence entre un pain au lait et un biscuit fourré. Un réflexe qui prend dix secondes en rayon et qui peut transformer durablement le contenu du cartable.

Ce classement rejoint d’autres enquêtes récentes du magazine, qui a déjà épinglé certaines merguez de supermarché et pointé du doigt des marques de pâtes populaires. Pour les familles, le message est constant : le prix et la notoriété d’une marque ne garantissent rien. Seule la lecture attentive de la composition permet de faire un choix éclairé pour ses enfants.

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