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Cette mère de 5 enfants pensait avoir une tendinite : le vrai diagnostic était un cancer du cerveau incurable

Publié par Cassandre le 17 Août 2026 à 17:05
Une mère de 5 enfants prise pour une tendinite : le vrai diagnostic était un cancer du cerveau incurable

Un mal de cheville, des maux de tête qui traînent, des fourmillements bizarres. Rien qui semble alarmant, au premier regard. Et pourtant, derrière ces symptômes anodins, Bryony Hill cachait une tumeur au cerveau inopérable.

Cette maman de cinq enfants originaire du Nottinghamshire, en Angleterre, raconte aujourd’hui son histoire pour alerter le grand public. Son message est simple : ne jamais ignorer un symptôme qui persiste, même s’il paraît insignifiant.

Une simple tendinite, disaient les médecins

Tout commence en septembre dernier. Bryony Hill se met à souffrir de maux de tête à répétition. Direction le généraliste, qui lui prescrit un traitement classique contre la migraine.

Un mois plus tard, un nouveau symptôme apparaît : une douleur à la cheville. Direction les urgences, où l’on évoque une tendinite, liée à une ancienne fracture survenue 18 ans plus tôt en pratiquant l’escalade.

Sur le papier, tout colle. Une vieille blessure, une inflammation des tissus qui relient muscles et os, un diagnostic banal comme on en pose des milliers chaque année. Sauf que la douleur ne ressemblait à aucune tendinite ordinaire.

Des fourmillements qui gagnent tout le corps

La sensation de picotement dans le pied droit ne disparaît pas. Pire, elle s’étend progressivement à tout le côté droit du corps.

Les symptômes deviennent si envahissants que Bryony Hill ressent des sensations de pins and needles permanentes. Elle finit par arrêter de conduire, incapable de faire confiance à son propre corps.

En avril, une IRM est enfin programmée. Mais les semaines passent, et les symptômes continuent d’empirer, sans que personne ne comprenne vraiment ce qui se joue.

Femme souffrant d'une douleur à la cheville aux urgences

La nuit qui a tout changé

La veille de partir en vacances avec son mari James pour fêter ses 40 ans, Bryony Hill se couche comme d’habitude. Rien ne laisse présager ce qui va suivre.

« Je me suis réveillée au milieu de la nuit avec des ambulanciers autour de ma tête », raconte-t-elle. « J’allais et venais entre conscience et inconscience, je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. J’avais fait une crise d’épilepsie. »

C’est à l’hôpital, dans l’urgence, que les médecins découvrent enfin la vérité : une tumeur cérébrale. La faiblesse progressive et la paralysie partielle qu’elle ressentait depuis des mois faisaient partie des signes classiques de ce type de cancer, souvent confondus avec des troubles bénins.

Un diagnostic qui s’aggrave en quelques semaines

Les premiers examens laissent d’abord penser à une tumeur de grade deux, une forme relativement moins agressive. Mais la biopsie tombe et corrige le tir : il s’agit en réalité d’un grade quatre.

Le nom médical de cette tumeur est glissant : glioblastome. C’est le type de cancer du cerveau le plus fréquent chez les adultes, représentant environ 32% des tumeurs cérébrales diagnostiquées en Angleterre.

Selon Cancer Research UK, les tumeurs de grade quatre « se développent rapidement et reviennent souvent après traitement ». Elles peuvent également se propager à d’autres zones du cerveau, voire atteindre la moelle épinière. Chaque année, ce type de cancer emporte environ 5 600 personnes rien qu’au Royaume-Uni.

Scanner IRM du cerveau montrant une tumeur

Une tumeur impossible à retirer

Ce qui rend le cas de Bryony Hill particulièrement cruel, c’est la forme même de sa tumeur. Elle décrit un phénomène de « diffusion » dans son système nerveux central, comparable à une toile d’araignée.

Impossible, dans ces conditions, d’envisager une opération chirurgicale classique. Les cellules cancéreuses sont trop dispersées, trop enchevêtrées avec les tissus sains pour être retirées sans risque vital immédiat.

« Ils ne peuvent pas l’enlever, c’est le pire type, le plus agressif », confie-t-elle. « Il y a tellement de choses que je ne peux plus faire, même jouer avec ma fille. Je ne peux pas me lever et courir vers elle. »

Une course contre la montre pour sa famille

Face à l’absence de traitement curatif au Royaume-Uni, la famille a lancé une cagnotte en ligne pour financer un traitement alternatif à l’étranger. L’objectif : gagner du temps, autant que possible, aux côtés de ses cinq enfants.

« Mon mari est sur internet tous les jours à chercher tout ce qui pourrait prolonger la vie le plus longtemps possible », explique Bryony Hill. « Le temps est très précieux. »

Contacté, un porte-parole du NHS Derby and Derbyshire Integrated Care Board a indiqué ne pas pouvoir commenter un cas individuel, invoquant la confidentialité médicale, tout en encourageant les patients à se rapprocher de leur cabinet en cas d’inquiétude sur leur suivi.

L’histoire de Bryony Hill résonne comme un rappel brutal : derrière un mal de tête persistant ou une douleur qui ne passe pas, il peut parfois se cacher bien plus qu’une simple otite ou une entorse mal soignée. Un symptôme qui dure, qui s’aggrave ou qui change de nature mérite toujours un second avis médical.

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