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Elle a perdu 79 kg après une opération bariatrique, avant d’en reprendre 32 : son avertissement glaçant

Publié par Cassandre le 03 Oct 2026 à 18:12
Femme anonyme souriante dans une cuisine lumineuse

Elle pesait 136 kilos avant de passer sur le billard. Après l’opération, la balance affichait presque la moitié de ce poids. De quoi croire que le combat était gagné pour de bon.

Sauf que quelques années plus tard, les kilos sont revenus. Beaucoup de kilos. Et ce que cette mère de famille a compris entre-temps risque de changer votre regard sur la chirurgie de l’obésité.

Une transformation spectaculaire qui a fait rêver

Maz Wilkinson, 41 ans, responsable des opérations dans une crèche au Royaume-Uni, a vécu ce que beaucoup imaginent comme la solution miracle. En janvier 2013, elle subit un bypass gastrique, une opération qui réduit chirurgicalement la taille de l’estomac pour limiter les quantités ingérées, comme l’explique la Cleveland Clinic.

Le résultat dépasse toutes les attentes. Elle passe de 136 kg à 57 kg, soit une perte de près de 79 kilos. Sur le papier, c’est une victoire totale. Dans les faits, c’est le début d’une autre histoire.

Car une opération bariatrique ne réapprend rien à personne. Elle réduit l’estomac, pas les habitudes. Et c’est précisément ce que Maz va découvrir à ses dépens, comme d’autres personnes ayant vécu des transformations physiques radicales, à l’image de ces aliments ultra-transformés pointés du doigt par les chercheurs pour leur rôle dans la prise de poids.

Son quotidien ne change pas vraiment. Le grignotage reste là. Les repas pris sur le pouce aussi. Et sans accompagnement sur le long terme, le corps finit par retrouver ses vieux réflexes.

Le retour en arrière que personne n’avait vu venir

Pendant plusieurs années, Maz vit avec les séquelles de son ancien rapport à la nourriture. Elle l’admet elle-même : l’opération n’a « pas changé mes habitudes, mon état d’esprit, ni ma relation à la nourriture ».

Elle se souvient avoir regardé des photos d’elle-même et ressenti une déception sourde. Celle de se voir « glisser vers ses vieilles habitudes », lentement, sans vraiment s’en rendre compte sur le moment.

Ce phénomène n’a rien d’isolé. D’autres personnalités publiques ont raconté des parcours similaires après une chirurgie de l’obésité, à l’image de Laurent Ournac et sa sleeve gastrique, qui décrivait lui aussi des variations de poids d’une saison à l’autre malgré l’opération.

Chez Maz, le grignotage s’installe en fond sonore permanent. Elle attrape des « produits pratiques » entre deux rendez-vous, sans vraiment structurer ses repas. Résultat : la balance remonte, doucement mais sûrement.

Au total, elle reprend environ 32 kilos, soit près de cinq stones dans les unités britanniques qu’elle utilise pour se raconter. Un chiffre qui aurait pu la faire abandonner. C’est l’inverse qui se produit.

Ce qu’elle a enfin compris, et qui change tout

Comme d’autres personnes ayant vécu une transformation physique visible, Maz réalise que le déclic ne viendra pas d’une nouvelle opération. Il viendra d’un cadre, d’une routine, d’un soutien extérieur.

En mai 2024, elle décide de rejoindre un groupe de soutien Slimming World près de chez elle. Son objectif : « me sentir à nouveau en contrôle » et retrouver de la confiance, dit-elle.

Ce qui change concrètement, c’est la méthode. Comme son estomac est plus petit depuis l’opération de 2013, elle a besoin de portions réduites, mais ces portions doivent rester nutritives et équilibrées, pas seulement petites.

Le groupe l’aide aussi à planifier ses repas à l’avance et à cuisiner davantage à partir de zéro, plutôt que de céder à la facilité des produits industriels. Elle revoit également sa manière de bouger, en devenant plus active avec sa fille Isabella-Maria, 7 ans, à la maison.

Depuis qu’elle a rejoint ce groupe, Maz a perdu 1 stone et 5 livres, soit environ 8 kilos supplémentaires. Elle espère en perdre encore près de 6 kilos. Voilà, la promesse du titre est tenue : la chirurgie n’était que la première étape, le vrai travail s’est fait après, sur les habitudes du quotidien.

Balance et assiette équilibrée sur table en bois

Pourquoi son témoignage résonne autant aujourd’hui

Maz nourrit désormais un projet plus ambitieux : devenir elle-même consultante pour ce groupe de soutien, afin d’accompagner d’autres personnes confrontées au même parcours en dents de scie. Une manière de transformer son échec passager en outil pour les autres.

Elle raconte ne jamais s’être sentie « prête, assez confiante ou assez aboutie » pour ce rôle. Le temps et l’expérience lui ont donné, dit-elle, davantage de confiance en elle et un rapport plus apaisé à son propre corps.

Son témoignage rejoint celui d’autres personnes ayant connu des bouleversements de santé similaires, à l’image de cette femme qui bénéficie d’une réduction mammaire rare et milite pour des critères d’accès plus stricts, ou encore ceux qui, comme Frédéric Beigbeder après son infarctus, ont dû repenser entièrement leur rapport au corps après un choc de santé.

Ce que Maz retient surtout, c’est que son parcours n’a rien eu de linéaire. « Mon parcours n’a pas été parfait, et je pense que c’est pour ça que les gens s’y reconnaissent », confie-t-elle. Elle insiste : pas besoin d’être parfait pour changer, il suffit d’accepter de faire le premier pas.

Ce discours, loin des promesses toutes faites, éclaire un point souvent oublié dans les débats sur la chirurgie de l’obésité : l’opération ouvre une porte, elle ne marche pas à votre place derrière.

La leçon de Maz Wilkinson tient en une phrase : le bistouri peut réduire un estomac, jamais une habitude. Et si son histoire vous a fait réfléchir à la fragilité des transformations physiques spectaculaires, ce que le ciel réserve à trois signes cette semaine pourrait bien vous surprendre autant. Et pendant qu’on parle de silhouettes qui changent, la dernière apparition publique de Vladimir Poutine continue elle aussi d’alimenter les spéculations les plus folles.

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