Elle découvre à 58 ans que ses fessiers ne fonctionnent plus : la solution qu’elle a testée

Vous passez vos journées assis devant un écran ? Vos fessiers sont peut-être en train de s’éteindre sans que vous le sachiez. C’est ce qu’a découvert une journaliste britannique de 58 ans, en consultation chez son kiné pour un mal de dos chronique. Le diagnostic l’a laissée sans voix : ses fessiers ne fonctionnaient quasiment plus. On appelle ça le dead butt syndrome, et il pourrait bien expliquer vos douleurs lombaires.
Le mal du siècle a un nom, et il touche votre postérieur
Le phénomène porte un nom clinique un peu plus doux : amnésie glutéale. Des années passées assis, sans jamais solliciter les fessiers, finissent par désactiver ces muscles. Résultat : ils « oublient » littéralement leur rôle.
Or les fessiers sont les plus gros muscles du corps humain. Ce sont eux qui vous maintiennent debout, qui vous permettent de vous baisser, de monter des escaliers. Quand ils dysfonctionnent, c’est le bas du dos qui encaisse à leur place, provoquant des douleurs chroniques que beaucoup attribuent, à tort, à une mauvaise literie ou à l’âge.
La médecin spécialiste de la santé musculaire Gabrielle Lyon qualifie même le muscle d’« organe de la longévité », rappelant que notre qualité de vie future dépend directement de son entretien. Les fessiers, étant les muscles les plus volumineux, représentent donc une cible prioritaire pour qui veut vieillir en forme. Ce n’est pas qu’une question esthétique : c’est un enjeu de mobilité à long terme, comme le rappellent régulièrement les spécialistes du sport qui alertent sur la sédentarité chronique.
La nutritionniste hormonale Pippa Campbell ajoute un argument métabolique de poids : « Le muscle est l’endroit où se stocke la majeure partie du glucose après un repas. Plus vous avez de muscle, mieux vous gérez votre glycémie. » Autrement dit, des fessiers endormis, ce n’est pas seulement un dos qui souffre : c’est tout un équilibre métabolique qui se dérègle, un sujet que les professionnels de santé surveillent de plus en plus.
La méthode radicale qui court-circuite les squats
Face à ce constat, la journaliste s’est demandé s’il existait un raccourci. Pas question de passer des heures à faire des squats. Sa curiosité l’a menée vers une machine baptisée Tesla Former (aucun lien avec les voitures électriques d’Elon Musk), testée à la clinique londonienne Geneviv.
Le principe : de larges plaques électromagnétiques, sanglées sur les fessiers, déclenchent 50 000 contractions musculaires en 30 minutes. Une prouesse totalement impossible à reproduire volontairement, même avec la meilleure technique du monde.
Viviane Botoaca, fondatrice de la clinique, explique le mécanisme : la machine utilise la stimulation magnétique fonctionnelle (FMS) pour exciter les nerfs moteurs et provoquer des contractions. « Quand on fait de l’exercice normalement, le corps n’active pas toutes les fibres musculaires en même temps. Il les recrute progressivement selon l’effort demandé.
La FMS contourne ce processus naturel en déclenchant des contractions puissantes depuis l’extérieur du corps. » Résultat : bien plus de fibres sollicitées simultanément qu’avec n’importe quelle séance volontaire, un peu comme certaines innovations robotiques évoquées dans le secteur industriel où la précision mécanique dépasse le geste humain.
Durant la séance, 39 exercices s’enchaînent : pressions, tapotements, pulsations, vibrations. Une sensation étrange, presque électrique, sans être douloureuse. Un mode « récupération » évite même les crampes post-séance, contrairement à un entraînement classique en salle.

Six séances, 3 000 euros, et un dos qui souffre enfin moins
Après six séances réparties sur trois semaines, le changement est visible : des fessiers plus fermes, plus toniques, et surtout un dos qui souffre nettement moins. Le kiné Mattia Zappala confirme le mécanisme : « Quand on a une douleur chronique, on évite d’utiliser les muscles qui font mal, ce qui crée un cercle vicieux. La douleur interfère avec la capacité du cerveau à recruter ces muscles, il faut donc rééduquer cette connexion. »
Mais attention à l’addition : le forfait recommandé de six séances coûte 3 000 livres sterling, soit environ 3 500 euros. Des séances d’entretien tous les un à trois mois, à 700 livres l’unité, sont ensuite conseillées pour maintenir les résultats, une dépense qui n’a rien d’anodin comparée à d’autres postes de budget des Français.
Le kiné insiste sur un point crucial : cette machine ne remplace ni les squats, ni les fentes, ni le renforcement musculaire classique. Elle réveille des muscles endormis, mais ne crée pas la connexion volontaire cerveau-muscle indispensable sur le long terme. Une alternative moins chère existe : les combinaisons d’électrostimulation corporelle complète, portées pendant un vrai effort physique, disponibles dans certaines salles spécialisées pour environ 80 euros les 20 minutes.
Fessiers réveillés, dos soulagé, mais toujours pas de miracle sans transpiration : la machine donne un coup de pouce, elle ne fait pas le travail à votre place. La vraie question, c’est peut-être moins la technologie que cette heure de marche ou ces quelques squats qu’on repousse chaque jour depuis le canapé.