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Selon cette neuroscientifique de Harvard, une habitude simple protège du risque d’Alzheimer chez 98% des gens

Publié par Cassandre le 12 Juil 2026 à 1:26
Femme âgée souriante près d'une fenêtre ensoleillée

Vous connaissez sans doute quelqu’un qui a demandé un jour à son médecin : « existe-t-il une pilule pour éviter Alzheimer ? ». La question hante des millions de familles françaises confrontées au vieillissement d’un proche. Une neuroscientifique formée à Harvard vient d’apporter une réponse aussi simple que dérangeante, loin de tout comprimé miracle.

Pourquoi tout le monde cherche une pilule miracle

Lisa Genova, docteure en neurosciences diplômée de Harvard et autrice à succès, reçoit sans cesse la même question. Dans une vidéo publiée pour le compte Instagram @Bigthinkers, elle raconte : « les gens viennent me voir tout le temps, quel est le complément à prendre pour éviter Alzheimer ? »

Cette obsession du comprimé n’a rien d’étonnant. La maladie touche des personnes de plus en plus jeunes, parfois dès 45 ans, et bouleverse des familles entières. Certains drames récents, comme celui d’un mari de 88 ans à bout de forces face à la maladie de sa femme, rappellent la détresse que cette pathologie provoque au quotidien.

Selon le NHS, le service de santé britannique, la maladie d’Alzheimer est une condition progressive : les symptômes s’installent lentement, sur plusieurs années, avant de s’aggraver et d’affecter de multiples fonctions cérébrales. La cause exacte reste mal comprise, mais plusieurs facteurs de risque sont désormais bien identifiés par la recherche.

Le verdict de Harvard : ces habitudes valent n’importe quel médicament

C’est là que la réponse de Lisa Genova surprend. Pour 98% des gens, affirme-t-elle, « Alzheimer n’est pas une fatalité inscrite dans le cerveau ». Le risque de développer la maladie résulterait d’une combinaison entre les gènes hérités des parents et la façon dont on vit au quotidien.

Cinq facteurs ressortent selon elle : le sommeil, l’alimentation, l’exercice physique, la gestion du stress, et le fait d’apprendre continuellement de nouvelles choses. « Ce n’est pas particulièrement sexy, mais ça fonctionne », résume-t-elle sans détour.

Elle insiste sur un point : comprendre pourquoi ces leviers marchent aide à réellement les mettre en pratique, plutôt que de chercher un raccourci chimique. Certaines études récentes vont d’ailleurs dans son sens, comme celle qui a établi un lien entre l’apnée du sommeil et de minuscules saignements cérébraux associés à la maladie. D’autres travaux explorent des pistes plus inattendues, comme une découverte cérébrale qui pourrait révolutionner le dépistage précoce.

Repas équilibré, livre et chaussures de marche sur table

Ce que la médecine ajoute (et l’erreur à ne pas commettre)

Le NHS complète le tableau dressé par Lisa Genova avec une liste de facteurs de risque cardiovasculaire directement associés à Alzheimer : le tabagisme, l’obésité, le diabète, l’hypertension et un cholestérol élevé. L’erreur la plus fréquente consiste à croire que ces facteurs agissent isolément, alors qu’ils s’additionnent souvent chez une même personne.

Concrètement, l’organisme britannique recommande d’arrêter de fumer, d’adopter une alimentation équilibrée, de rester actif physiquement et mentalement, de perdre du poids si nécessaire, de réduire sa consommation d’alcool, et de multiplier les bilans de santé avec l’âge. Chacun de ces gestes, pris séparément, semble anodin. Ensemble, ils formeraient une protection comparable à celle d’un traitement.

D’autres éléments, moins évidents, entreraient également en jeu selon la recherche : la perte auditive, l’isolement social, ou encore la sédentarité prolongée. Le NHS précise toutefois que ces liens restent des corrélations, pas des preuves de causalité directe. Reste que l’ensemble dessine un mode de vie protecteur assez clair, où bien dormir compte autant qu’une bonne alimentation.

Le message de Lisa Genova a le mérite de la franchise : il n’existe aucun raccourci miracle contre Alzheimer, seulement des choix répétés chaque jour. Dormir suffisamment, bouger, apprendre, manger correctement et gérer son stress ne remplaceront jamais un traitement médical en cas de maladie déclarée, mais réduiraient significativement le risque pour la grande majorité des gens. Et si la vraie prévention commençait simplement par une meilleure nuit de sommeil ce soir ?

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