Hugues Aufray a 97 ans : les trois habitudes derrière sa vitalité qui bluffe tout le monde
« Je découvre des choses extraordinaires, ça me rend heureux. » Cette phrase, Hugues Aufray l’a prononcée récemment, avec la légèreté de quelqu’un qui n’a rien perdu de sa curiosité. À 97 ans, le chanteur continue d’apprendre, de s’émerveiller, de vivre à un rythme que beaucoup de sexagénaires lui envieraient.

Pas de potion magique, pas de complément miracle. Juste trois habitudes simples, répétées depuis des décennies, que les spécialistes du vieillissement retrouvent chez la plupart des « super-seniors ».
Ce que sa dernière confidence révèle vraiment
Quand Hugues Aufray parle de « choses extraordinaires » qu’il découvre encore à presque un siècle, il ne s’agit pas d’un hasard de vocabulaire. Les gériatres appellent ça la stimulation cognitive continue : le cerveau qui reste en mode apprentissage, plutôt qu’en mode pilote automatique.
C’est exactement ce que pointent les chercheurs qui étudient les centenaires actifs à travers le monde : ceux qui vivent le plus longtemps en bonne santé sont rarement ceux qui s’arrêtent de découvrir.
Mais la curiosité intellectuelle n’est que la première pièce du puzzle. Les deux autres habitudes du chanteur sont tout aussi révélatrices, et beaucoup plus faciles à copier qu’on ne le croit.
La marche, ce médicament gratuit que personne ne prend au sérieux
Aufray n’a jamais été un adepte des salles de sport bondées. Sa méthode est plus simple : bouger, tous les jours, sans se prendre la tête. Une routine qui rejoint celle de nombreux nonagénaires en pleine forme.
Les gestes du quotidien qui rajeunissent le cerveau ne sont pas des exploits sportifs. Marcher régulièrement stimule la circulation, protège les articulations et, fait moins connu, entretient aussi les fonctions cognitives.
Le gériatre français Bruno Vellas le confirme régulièrement dans ses travaux : l’âge biologique n’a que peu à voir avec l’âge sur la carte d’identité, à condition de rester en mouvement. Un principe qui vaut aussi pour d’autres artistes du même âge, à l’image de Michel Drucker et ses habitudes tenaces depuis 1964.
Le vrai secret n’est pas dans l’assiette, mais dans le lien aux autres

On pourrait croire que tout se joue dans l’alimentation. Erreur classique. Les études sur la longévité pointent un facteur souvent sous-estimé : le lien social, les projets, la vie en communauté.
Hugues Aufray continue de monter sur scène, de préparer des concerts, de tisser du lien avec son public. Ce n’est pas un détail anecdotique : c’est probablement l’un des piliers les plus solides de sa forme actuelle.
Une chercheuse de Harvard a listé cinq habitudes simples qui rendent les seniors plus heureux après 60 ans. Le point commun ? Garder des projets, garder des liens, ne jamais se couper du monde.

À l’inverse, Harvard a aussi montré que la retraite peut rendre malheureux quand elle vide la vie de sens. Aufray, lui, n’a jamais vraiment arrêté. Ni la scène, ni la curiosité, ni le mouvement.
Trois habitudes, un seul principe : ne jamais s’arrêter d’apprendre
Curiosité intellectuelle, marche quotidienne, lien social entretenu par des projets concrets. Trois habitudes qui, mises ensemble, dessinent le portrait-type du senior qui traverse les décennies sans perdre en vitalité.
Ce n’est pas un hasard si l’on retrouve ce même schéma chez d’autres figures publiques arrivées à un âge avancé sans renoncer à rien. La règle de vie qu’Aufray applique sur scène depuis des années illustre parfaitement ce refus tranquille de la retraite.
Reste une question simple, presque provocante : et si la longévité n’était pas une question de chance, mais d’habitudes tenues, jour après jour, sans jamais vraiment y penser ?