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Des signes révélateurs que vos sueurs nocturnes pourraient être un cancer mortel, selon un oncologue de renom : « Ne présumez pas que c’est la canicule »

Publié par Cassandre le 14 Août 2026 à 8:58
Personne allongée réveillée en sueur la nuit

La canicule frappe la France pour la cinquième fois cet été, et vous vous réveillez trempé de sueur presque chaque nuit. Rien d’anormal, penserez-vous, il fait 38°C dehors. Sauf qu’un radio-oncologue britannique vient de tirer la sonnette d’alarme : ce symptôme, si banal en apparence, peut aussi être le signal précoce d’un cancer du sang. Et la différence entre les deux tient à un détail que presque personne ne connaît.

La chaleur qui cache le vrai signal d’alerte

Le docteur Jiri Kubes, radio-oncologue au centre de protonthérapie de l’University College Hospital de Londres, met en garde contre un piège classique de l’été.

« Pendant les vagues de chaleur, presque tout le monde transpire davantage la nuit, ce qui rend très facile d’ignorer un symptôme qui aurait autrement inquiété », explique-t-il.

Un phénomène d’autant plus préoccupant que les vagues de chaleur se multiplient, comme le rappelle cette quatrième canicule qui a déjà touché plusieurs régions cet été.

Selon Cancer Research UK, près d’un tiers (32%) des personnes ayant remarqué un symptôme potentiellement alarmant n’ont pas consulté leur médecin dans les six mois suivants. Fatigue, démangeaisons persistantes, perte d’appétit, ballonnements : autant de signaux souvent mis sur le compte de la chaleur, du stress, ou tout simplement de l’été.

Pourtant, ces mêmes symptômes figurent aussi parmi les alertes précoces de certains cancers, notamment ceux touchant le sang, comme cette découverte récente sur une innovation médicale miniature le rappelle : la médecine progresse vite, mais le dépistage précoce reste la clé.

Le détail qui change tout : la sueur qui trempe vraiment

Alors, comment faire la différence entre une nuit inconfortable et un vrai signal d’alarme ? Le docteur Kubes est clair sur ce point : « La distinction importante, c’est de savoir s’il existe une explication évidente ». Se sentir moite dans une chambre à 30°C, c’est normal. Se réveiller avec un pyjama entièrement trempé alors que la pièce est fraîche, c’est différent.

Ces sueurs nocturnes « drenching », littéralement détrempantes, sont associées à certains cancers du sang, comme le lymphome. Ces maladies naissent de mutations dans l’ADN des cellules sanguines, qui se mettent alors à se multiplier de façon anarchique, au détriment des cellules saines. En Grande-Bretagne, plus de 40 000 personnes reçoivent ce diagnostic chaque année.

Et pourtant, moins de la moitié des adultes britanniques seraient capables de citer ne serait-ce qu’un seul symptôme de cette maladie qui touche pourtant autant de monde que certains cancers bien plus médiatisés, à l’image des révélations sur cette survivante du 11-Septembre dont le corps continue de se battre 24 ans après.

Thermomètre et oreiller humide dans chambre

Le seuil à ne jamais dépasser sans consulter

Le message du docteur Kubes est simple : une ou deux nuits agitées pendant une canicule ne justifient aucune panique. En revanche, si les sueurs nocturnes inexpliquées persistent plus de deux à trois semaines, il devient « sensé de prendre rendez-vous » avec son médecin traitant. Et il ne faut surtout pas attendre si la sueur est sévère ou accompagnée d’autres signes inquiétants.

Parmi les autres symptômes à surveiller : des bleus ou saignements inexpliqués, des douleurs osseuses ou articulaires qui perturbent le sommeil, une perte de poids sans raison, un essoufflement, ou des démangeaisons qui résistent aux traitements. Un gonflement indolore au niveau du cou, des aisselles ou de l’aine doit également alerter.

Mais le médecin tient à rassurer : la sueur nocturne a de multiples causes bien plus fréquentes que le cancer, comme la ménopause, l’anxiété, une thyroïde hyperactive, l’alcool ou certains médicaments comme les antidépresseurs et les corticoïdes, un peu comme cet oncologue le rappelle à propos d’autres facteurs du quotidien qui influencent le risque de cancer.

Le contexte sanitaire rend ce message d’autant plus urgent. Le Royaume-Uni est actuellement placé sous alerte sanitaire ambre par l’UKHSA, l’agence de sécurité sanitaire britannique, qui prévient d’une possible hausse de la mortalité.

Entre mai et juin 2026, les décès liés aux fortes chaleurs ont presque doublé par rapport à l’année entière 2025, atteignant 2 877 décès. Le docteur Ross Thompson, scientifique en santé publique environnementale à l’UKHSA, souligne que ce danger touche particulièrement les personnes âgées et les personnes souffrant déjà de pathologies.

Ne pas confondre chaleur et alarme, voilà tout l’enjeu de cet été brûlant. Si vos nuits trempées durent depuis des semaines sans raison évidente, un simple rendez-vous chez le médecin peut faire toute la différence. Et vous, à quand remonte votre dernier bilan de santé ?

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