Il a mis 10 jours de mal de tête sur le compte de la fatigue : le scanner a montré autre chose
Dix jours de mal de crâne qui ne passe pas, et tout le monde autour de vous vous répète que c’est la fatigue. C’est exactement ce qu’a vécu Josh Smith, un machiniste gallois de 34 ans. Sauf que dans son cas, la fatigue cachait bien pire.
Son généraliste l’a examiné et n’a rien trouvé d’anormal. Un opticien a fait de même. Il aura fallu l’obstination de sa femme pour que la vérité éclate enfin.

Un « brouillard mental » qui ne voulait rien dire au début
Tout commence en janvier 2026. Josh Smith ressent une sensation de brouillard mental, un peu comme si sa tête tournait au ralenti. Il met ça sur le compte du surmenage, comme beaucoup l’auraient fait.
Sauf que son cerveau, lui, envoyait déjà un signal d’alarme. Ce genre de confusion diffuse fait partie des premiers signes qu’on associe rarement à une tumeur, justement parce qu’ils ressemblent à n’importe quel coup de fatigue.
En février, la situation bascule. Le mal de tête s’installe pour de bon, et cette fois il ne lâche plus rien pendant dix jours d’affilée.
Des absences qu’il prenait pour de simples pertes d’attention
Pendant ses promenades avec son chien, Josh décroche brutalement, sans prévenir. Sur le moment, il n’y voit qu’une distraction passagère.
Ce qu’il ignore, c’est que ces absences sont en réalité des mini-crises d’épilepsie. Un symptôme qu’il ne comprendra que bien plus tard, une fois le diagnostic posé.
Le 9 février, Kelly Smith, sa femme de 33 ans, décide qu’il est temps d’aller consulter. Elle l’emmène de force chez le généraliste, contre son avis à lui.
Deux médecins, aucun diagnostic
Le généraliste ausculte Josh, ne détecte rien d’inquiétant, prescrit des antalgiques et l’oriente vers un opticien. Nouvel examen, nouveau résultat négatif.
Cette succession de rendez-vous sans réponse rappelle d’autres histoires similaires, comme celle de ce patient diagnostiqué avec une simple otite avant de découvrir la vérité bien trop tard.
Quatre jours plus tard, la douleur devient carrément insoutenable. Josh voulait encore aller travailler ce matin-là. Kelly a insisté pour foncer aux urgences.

Le scanner qui change tout
Aux urgences de l’hôpital Wrexham Maelor, le couple repart avec de la morphine, mais sans aucune explication claire. La douleur, elle, ne bouge pas d’un pouce.
Le lendemain, un scanner cérébral est enfin réalisé. Il révèle une masse de 4,5 centimètres logée dans le cerveau de Josh.
Transféré au Walton Centre de Liverpool, il apprend le nom de sa maladie : un glioblastome, la forme la plus agressive des tumeurs cérébrales chez l’adulte. Une pathologie qui touche parfois des patients bien plus jeunes, comme cet adolescent de 14 ans longtemps pris pour de simples vertiges.
Le pronostic que personne ne veut entendre
Le pronostic moyen pour ce type de tumeur tourne autour de douze à dix-huit mois. Les chirurgiens parviennent tout de même à retirer 95 % de la masse tumorale.
Mais un glioblastome repousse presque toujours. Josh entame désormais une radiothérapie suivie d’une chimiothérapie à l’hôpital Glan Clwyd, à Rhyl.
Le diagnostic révèle aussi un danger passé complètement inaperçu jusque-là. Josh manipulait des machines lourdes au travail et conduisait chaque jour pour s’y rendre.
Une crise d’épilepsie au volant aurait pu virer au drame, pour lui comme pour d’autres. Il ignorait totalement ce qui se jouait dans son crâne pendant tout ce temps.
Des chiffres qui n’ont pas bougé depuis vingt ans
Chaque année, environ 3 200 personnes reçoivent ce diagnostic au Royaume-Uni. Un tiers d’entre elles franchissent le cap des douze mois de survie.
Seules 4 % sont encore en vie cinq ans plus tard. Et ces statistiques n’ont quasiment pas évolué depuis deux décennies, malgré les avancées de la recherche.
Le couple soutient aujourd’hui une campagne réclamant plus d’investissements au gouvernement gallois. Kelly déplore que certains traitements émergents restent inaccessibles au Royaume-Uni.
Les autorités galloises promettent un plan cancer pour février 2027, censé préciser l’accès aux essais cliniques. Une échéance que le couple attend avec impatience, sans trop d’illusions.

Le sommet qu’il voulait gravir avant tout le reste
Josh Smith a choisi de remplir ses journées autrement plutôt que de subir la maladie. Il a gravi le Yr Wyddfa, le plus haut sommet du pays de Galles.
Un parkrun et une journée de bénévolat comme soigneur au zoo de Chester ont suivi dans la foulée. La liste de ses envies reste simple, presque touchante.
Il s’est fixé un dernier objectif très concret : sortir lui-même le sapin de Noël, pour épargner à sa femme la corvée d’affronter les araignées du grenier.