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« Le Quentin Tarantino de l’horreur » : Stephen King encense cette mini-série Netflix que vous avez sûrement ratée

Publié par Gabrielle Nourry le 18 Juin 2026 à 8:10
« Le Quentin Tarantino de l'horreur » : Stephen King encense cette mini-série Netflix que vous avez sûrement ratée
Stephen King Rage

Une mini-série d’horreur sortie en 2023 sur Netflix connaît un second souffle inattendu. La raison ? Un certain Stephen King l’a publiquement qualifiée de chef-d’œuvre sur les réseaux sociaux. Et quand le maître de l’épouvante parle, des millions de spectateurs tendent l’oreille.

Mike Flanagan, le réalisateur que Netflix s’arrache depuis des années

Si vous avez déjà frissonné devant The Haunting of Hill House ou The Haunting of Bly Manor, vous connaissez le style de Mike Flanagan. Ce réalisateur américain s’est imposé comme l’un des noms les plus respectés du genre horrifique sur la plateforme. Son approche mêle terreur psychologique, drame familial et une écriture d’une précision rare.

En 2023, Flanagan a dévoilé La Chute de la Maison Usher, une mini-série en 8 épisodes librement adaptée de la nouvelle d’Edgar Allan Poe publiée en 1839. Mais le réalisateur est allé bien plus loin qu’une simple adaptation. Chaque épisode fait référence à une œuvre différente de Poe, tissant un réseau littéraire aussi ambitieux que vertigineux.

L’histoire suit la famille Usher, et plus précisément les jumeaux Roderick et Madeline, de leur ascension fulgurante dans le monde pharmaceutique jusqu’à la mort tragique des enfants de Roderick. Pouvoir, corruption, secrets inavouables : tous les ingrédients d’un récit captivant et glaçant sont réunis. Le casting rassemble des visages familiers du cinéma d’horreur, portés par une mise en scène qui alterne entre lenteur suffocante et sursauts viscéraux.

Flanagan avait déjà prouvé sa capacité à renouveler les codes du genre. Avec cette série, il signe ce que beaucoup considèrent comme son œuvre la plus aboutie. Mais c’est un tweet publié bien après la sortie qui a tout changé.

Quand Stephen King compare Flanagan à Quentin Tarantino

Le 24 août 2025, Stephen King a partagé son verdict sur son compte X (ex-Twitter). Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas fait dans la demi-mesure. Sa critique tient en quelques mots, mais elle pèse lourd.

« Effrayante, captivante, avec une écriture spirituelle qui fait progresser l’intrigue. On pourrait presque considérer Mike Flanagan comme le Quentin Tarantino de l’horreur. » Venant de l’homme qui a écrit Ça, Shining et des dizaines d’autres classiques du genre, la comparaison a fait l’effet d’une bombe.

Ce n’est pas la première fois que King recommande des séries sur les réseaux. Il avait déjà encensé The Boroughs, produite par les créateurs de Stranger Things. Mais la force de cette recommandation, c’est le parallèle avec Tarantino. Flanagan ne serait pas juste un bon faiseur : il serait un auteur à part entière, avec une signature visuelle et narrative aussi reconnaissable que celle du réalisateur de Pulp Fiction.

Résultat : un regain de popularité massif sur Netflix. Des spectateurs qui avaient zappé la série à sa sortie en 2023 se sont rués dessus. Sur les forums et réseaux, les avis dithyrambiques se sont multipliés, certains parlant d’un programme historique dans le catalogue Netflix. Mais qu’est-ce qui rend cette série si spéciale aux yeux du roi de l’épouvante ?

Intérieur sombre d'un manoir victorien avec bougies vacillantes et toiles d'araignées, ambiance gothique

Edgar Allan Poe réinventé : pourquoi cette série mérite vraiment le détour

Ce qui distingue La Chute de la Maison Usher, c’est son ambition littéraire. Flanagan ne s’est pas contenté de piocher dans une seule nouvelle de Poe. Il a construit un puzzle narratif où chaque épisode porte le titre d’un texte différent de l’écrivain américain : poèmes, contes, nouvelles. Le résultat dépasse l’exercice de style.

Chaque mort dans la série est mise en scène comme un hommage macabre à une œuvre précise. C’est à la fois un thriller familial moderne et une lettre d’amour au père fondateur de la littérature gothique américaine. Les fans de Poe s’amusent à repérer les références. Les néophytes découvrent un univers qu’ils n’auraient jamais exploré autrement.

L’autre force de la série, c’est sa critique sociale à peine voilée. La famille Usher est un miroir déformant de l’industrie pharmaceutique et de ses dérives. Flanagan y glisse une satire acide du capitalisme débridé, portée par des personnages complexes qu’on adore détester. C’est sombre, c’est mordant, et c’est brillamment écrit.

Avec 8 épisodes d’environ une heure, la série se dévore en un week-end. Et si Stephen King dit que c’est un chef-d’œuvre, on a tendance à le croire sur parole.

Quand le maître de l’horreur en personne vous dit de regarder une série, ce n’est plus une recommandation — c’est une convocation. La vraie question maintenant : est-ce que Netflix donnera un jour à Flanagan les moyens de surpasser ce coup de maître ?

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