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Blocus des lycées : une mère rapporte que des individus ont menacé « les filles non grévistes de viol si elles allaient en cours »

Publié par Ambre Détoit le 12 Oct 2026 à 17:22
Femme inquiète à table écoutant la radio

Un blocus, une fac fermée, des cours qui basculent à distance. Jusque-là, rien d’exceptionnel. Sauf que, selon une auditrice de RMC, des inconnus se seraient glissés dans des visioconférences de l’université de Tours pour y proférer des menaces de viol. La rectrice aurait porté plainte. Voici ce que ce témoignage affirme précisément, et ce qu’il laisse en suspens.

Une fac fermée, des visios envahies : le récit qui part de RMC

Ce matin, dans l’émission Les Grandes Gueules sur RMC, une auditrice a pris l’antenne pour parler du mouvement qui agite les lycées. Elle s’est présentée comme la mère d’un étudiant de l’université de Tours. Son récit a vite dépassé le simple commentaire d’actualité.

Premier fait, brut : la fac a été fermée. Pour les étudiants qui ont pu suivre les cours à distance la semaine dernière, tout se serait joué en ligne. Selon cette mère, des individus extérieurs se seraient introduits dans des visioconférences en cours.

Le contexte, on le connaît. Le blocus a pris de l’ampleur : d’après notre précédent point, jusqu’à 500 lycées fermés un lundi, dont 160 en Île-de-France, avec 78 personnels blessés. Un climat tendu, où chaque établissement redoute le prochain débordement.

Mais ici, le problème n’est pas un portail bloqué ou des poubelles empilées. Il s’agit d’un espace qu’on croyait protégé : l’écran du cours, avec ses enseignants et ses étudiants de première année connectés depuis leur chambre ou leur cuisine.

Précision utile sur la nature de la source : c’est un témoignage entendu à la radio, rapporté par la proche d’un étudiant, et non un communiqué officiel. Nous le relayons donc au conditionnel, en détaillant ce que cette auditrice affirme.

Or elle est précise sur un point : ce que les intrus auraient lancé, et à qui. C’est là que le récit prend une autre dimension.

Menaces en direct, enseignants visés : ce que les intrus auraient dit

Les mots de l’auditrice parlent mieux que n’importe quel résumé. Elle décrit des gens qui se seraient invités dans la visio, « où ils étaient tous en cours », avant de s’adresser en direct aux enseignants comme aux étudiants.

Selon son récit, tout se serait passé sous les yeux du groupe entier. Les menaces auraient visé les enseignants qui animaient la séance, mais aussi les élèves connectés. Elle n’a pas expliqué, à l’antenne, comment les intrus auraient obtenu l’accès.

L’école n’en est pas à son premier épisode de ce genre. À Villejuif, un lycéen menaçant de commettre une tuerie avait provoqué le confinement de 1 000 élèves. Les situations diffèrent, mais le réflexe des établissements reste le même : prendre chaque menace au sérieux.

Ici, la nouveauté tient au support. Pas de couloir, pas de grille à franchir : un simple lien de réunion en ligne suffit à placer des inconnus face à une classe entière. Et l’intrusion n’aurait pas servi qu’à perturber.

D’après l’auditrice, les individus auraient aussi prévenu que ceux qui viendraient en cours lundi s’exposaient à des représailles. Le message visait donc directement les étudiants qui comptaient reprendre le chemin de la fac.

Voilà le cœur de son témoignage : selon elle, les jeunes femmes ont été particulièrement visées, avec des menaces de viols et « d’autres choses » qu’elle ne détaille pas. Les menaces auraient donc ciblé celles qui iraient en cours. Reste à savoir ce qui a été fait ensuite.

Amphithéâtre vide avec ordinateur portable ouvert en visio

L1, plainte de la rectrice, auteurs inconnus : ce que l’on sait vraiment

Entrer à l’université, c’est déjà beaucoup à encaisser : nouveaux repères, budget serré, et pour certains des aides au logement qui disparaissent dès le 1er juillet. Recevoir en plus des menaces de viol en plein cours, c’est une tout autre épreuve.

Premier détail décisif livré par l’auditrice : cela concernait les étudiants en L1, donc les plus jeunes de l’université, ceux qui découvrent le fonctionnement de la fac. Des étudiants qui n’ont, en principe, aucune raison de s’attendre à voir des inconnus débarquer dans leur amphi virtuel.

Second détail : elle précise que « la rectrice a porté plainte ». C’est l’information qui change la nature de l’affaire. Des menaces de ce type peuvent relever du pénal, et une plainte ouvre la voie à une enquête.

Son espoir est exprimé sans détour : « J’espère qu’on les retrouvera ». Cela signifie, à ce stade, qu’aucun auteur n’aurait été identifié selon son récit. Aucune personne n’est donc visée, et la présomption d’innocence s’applique à quiconque serait un jour mis en cause.

Il faut aussi rester lucide sur les limites. Les faits reposent sur une seule source, un témoignage radio, sans confirmation de l’université ou du rectorat dans ce que nous avons sous les yeux. La plainte, elle, est rapportée par la mère et non par l’institution.

Alors, que peut-on attendre maintenant ? Et que change cette affaire pour les étudiants qui reprendront les cours ?

Ce qu’il faut surveiller dans les prochains jours

D’abord, la suite judiciaire. Une plainte déposée par la rectrice déclenche en principe un travail d’enquête, qui peut durer. Identifier les auteurs d’intrusions en ligne n’a rien d’immédiat, et il faudra sans doute patienter avant d’en savoir plus.

Ensuite, la parole officielle. Pour l’heure, la version que nous avons est celle d’une auditrice. Une prise de position de l’université ou du rectorat permettrait de confirmer, de nuancer ou de préciser ce qui s’est réellement passé dans ces visios.

Il y a aussi la question de la sécurisation des cours à distance. De façon générale, les établissements peuvent restreindre l’accès aux réunions en ligne, exiger une authentification ou filtrer les participants. Reste à voir si l’université de Tours annoncera des mesures dans ce sens.

Enfin, la reprise des cours. Les menaces visaient ceux qui viendraient en cours lundi, et la fac avait été fermée : la manière dont les étudiants, notamment les étudiantes de L1, seront accueillis et protégés sera scrutée de près.

Cette affaire s’ajoute à un contexte déjà électrique, où le débat public se crispe sur de nombreux sujets, comme cette sortie polémique sur le rapatriement des Français bloqués. Et l’actualité n’est pas avare d’alertes, entre avertissements alarmants et tensions diverses.

À Tours comme ailleurs, la question reste la même : jusqu’où ira-t-on pour empêcher des étudiants d’aller en cours ?

Une visio, c’est censé être un simple écran de cours. Selon ce témoignage, c’est devenu l’endroit d’où des inconnus ont lancé des menaces de viol, et d’où une rectrice a porté plainte.

Et si vous cherchiez une histoire qui change complètement d’horizon, la façon dont Dubaï a bouleversé la vie de tant d’influenceurs français a de quoi vous retenir encore un moment.

Quant à ceux qui aiment les mystères, ce bidon trouvé dans une cachette de jardin, que personne ne savait là, réserve une drôle de surprise.

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