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« Je n’en ai plus besoin » : à 37 ans, Ander Herrera, ex-PSG, reverse tout son salaire à son club de cœur

Publié par Mathieu le 19 Oct 2026 à 17:20

Un footballeur qui joue gratuitement, ça existe encore. Ander Herrera, 37 ans, deux fois champion de France avec le PSG, a choisi de finir sa carrière dans le club qui l’a formé. Et pas question pour lui d’empocher la moindre paie. Reste à comprendre comment il s’y prend, car la loi ne lui permet pas vraiment de jouer pour zéro euro.

Mohamed Henni parodie l'agression d'Ander Herrera au bois de Boulogne

Du PSG à la 3e division : le retour inattendu d’un champion

Ander Herrera a tout connu. Bilbao, Manchester United, puis le Paris Saint-Germain, où il a passé quatre saisons, de 2019 à 2023. Résultat : la Ligue 1 remportée en 2020 et en 2022.

Aujourd’hui, le milieu de terrain évolue bien loin des grands soirs. À 37 ans, il a choisi de boucler sa carrière au Real Saragosse, son club formateur, qui végète en 3e division espagnole. Un grand écart sportif assumé.

Son explication tient en une phrase : « Je voulais revenir pour donner un coup de main, au moins en tant que joueur professionnel ». Le mot « au moins » en dit long sur son état d’esprit.

Car le club aragonais ne va pas bien. Selon La Dépêche, l’équipe traverse actuellement des difficultés financières et reste engluée dans cette division. Le retour d’un ancien du PSG a donc forcément une portée symbolique. Ce genre de geste rappelle d’ailleurs que le football sait parfois produire des histoires de héros qui n’avaient rien demandé.

Mais revenir jouer chez soi n’est que la première moitié de l’histoire. La seconde touche directement au portefeuille. Et c’est là qu’Ander Herrera a décidé d’aller plus loin que le simple retour au pays.

Une confidence au micro de Rio Ferdinand

Cette décision, Herrera ne l’a pas annoncée dans un communiqué. Il l’a lâchée dans le podcast de son ancien coéquipier à Manchester, Rio Ferdinand. Ambiance décontractée, discussion entre anciens, et une révélation qui fait mouche.

Il y explique qu’il est très fier de son parcours. Pas seulement des titres, mais aussi de ce qu’il a gagné comme argent. Le joueur ne cherche donc pas à se faire passer pour ce qu’il n’est pas : il a très bien gagné sa vie.

Et c’est précisément pour cela qu’il tourne la page. « Je n’en ai plus besoin », dit-il sans détour. Le raisonnement est simple, presque désarmant.

Dans un monde où les contrats de fin de carrière se négocient souvent à prix d’or, l’attitude détonne. Elle contraste avec ces histoires où l’argent déclenche des polémiques, comme celle de ce salaire réclamé qui fait déjà parler dans le football français.

Alors, que dit-il exactement de ses motivations ? Sa phrase la plus nette est la suivante : « Je voulais jouer gratuitement, aider la ville dans laquelle j’ai grandi ». Voilà la révélation. Herrera ne touche pas son salaire. Mais un détail juridique complique l’affaire, et il change la façon dont le geste prend forme.

Ballon posé sur la pelouse d'un petit stade vide

Premier point : comme le raconte la question des rémunérations dans bien des métiers, un contrat de travail fixe des règles. Ici, le club a l’obligation légale de rémunérer son joueur.

Le montant est précis : 25 000 euros brut par an. Ce n’est pas une fortune pour un ancien du PSG, mais c’est un plancher que Saragosse ne peut pas contourner. Impossible donc de signer pour zéro euro.

Alors Herrera contourne le problème par le haut. Il perçoit son salaire, comme la loi l’exige, puis le reverse sous forme de don à la fondation du Real Saragosse. Chaque euro repart vers le club, ou plutôt vers sa structure.

Concrètement, l’argent aide financièrement l’équipe sans transiter par le compte du joueur. Le geste est donc bien réel, même si le mot « gratuitement » doit être lu avec cette nuance.

Reste la question de fond : pourquoi faire cela maintenant ? Herrera s’en explique : « Un jour, sans doute bientôt, quand je serai à la retraite, je veux me sentir fier de ce que j’ai fait dans ma carrière ». Il pense déjà à l’après, et à ce qu’il pourra se raconter ensuite.

Ce que ce geste dit de la fin de carrière

L’histoire n’est pas isolée dans l’actualité sportive. Selon La Dépêche, d’autres sportifs ont récemment mis leur notoriété au service de causes : un ancien champion du monde cycliste a mis aux enchères son équipement du Tour de France pour envoyer deux jeunes Danois aux Mondiaux de Montréal. Une double championne olympique a fait de même avec ses affaires des JO 2026, au profit d’enfants malades.

Le point commun ? Des athlètes qui transforment leur palmarès en soutien concret. Herrera, lui, passe par son salaire plutôt que par des objets de collection.

Le football sait aussi être cruel avec les clubs en difficulté, comme le montre l’histoire de cette entreprise qui a fini par couler malgré des dépenses voyantes. Saragosse, lui, tente de tenir bon.

Ce qu’il faudra surveiller, c’est l’effet sur le terrain et dans les caisses. La source ne donne pas de chiffre sur l’impact réel du don, ni sur la situation exacte du club. Mais l’exemple d’un ancien du PSG qui revient gratuitement peut changer l’ambiance autour d’un vestiaire. Et il pose une question aux autres : qui d’autre pourrait suivre ?

Dans un football où l’argent fait souvent la une pour de mauvaises raisons, Herrera propose l’inverse. Il le fait sans bruit, au détour d’un podcast, après avoir déjà beaucoup gagné. Sa démarche, à l’opposé des primes que le fisc vient grignoter, redonne du sens au mot « club ».

À 37 ans, Ander Herrera ne joue plus pour l’argent : il joue pour pouvoir se regarder dans la glace à la retraite. Et si vous aimez les histoires où le football dévoile ses coulisses, le lourd secret qu’un célèbre footballeur vient de confier va vous faire lever les yeux de l’écran. Quant à la sanction tombée sur Didier Deschamps, elle raconte tout autre chose : le revers de la médaille.

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