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Aryna Sabalenka : avant ses fiançailles, « l’amour de sa vie » avait trouvé la mort en chutant d’un balcon

Publié par Mathieu le 06 Juin 2026 à 10:47

Elle est numéro 1 mondiale, fiancée depuis mars 2026, et pourtant son regard après la défaite à Roland-Garros disait autre chose que du tennis. Aryna Sabalenka traîne avec elle une blessure que les classements ne mesurent pas. Celle d’un homme qui a chuté d’un balcon d’hôtel en Floride, deux ans plus tôt, et dont l’ombre plane encore sur chacun de ses matchs.

Roland-Garros 2026 : la défaite qui a fait remonter la douleur

Sur le papier, tout était réuni pour qu’Aryna Sabalenka file vers les demi-finales du tournoi parisien. Dominatrice pendant une large partie de son quart de finale, la Biélorusse menait les débats face à Diana Shnaider. Puis tout s’est effondré.

Un match qui lui tendait les bras, une avance dilapidée, et une élimination aussi brutale qu’inattendue. Après la rencontre, la joueuse n’a pas cherché à masquer sa détresse. Selon plusieurs médias spécialisés, elle a décrit ce revers comme l’un des moments les plus difficiles de sa saison.

Émue, visiblement à bout, elle aurait même évoqué l’idée d’une pause prolongée. Une réflexion sur la suite de sa carrière, lâchée à chaud, qui a surpris le circuit. Car derrière le tempérament de feu, il y a une femme que la vie a déjà mise à genoux.

Cette fragilité-là, le grand public la découvre par bribes. Mais ceux qui suivent le tennis de près savent que Sabalenka porte un deuil que le silence n’a jamais apaisé. Et pour comprendre l’intensité de sa réaction à Paris, il faut remonter à mars 2024.

Konstantin Koltsov : la chute qui a tout changé

En mars 2024, Konstantin Koltsov, ancien joueur de hockey biélorusse et compagnon de Sabalenka, trouvait la mort après une chute depuis le balcon d’un hôtel en Floride. Il avait 42 ans. La nouvelle avait secoué le monde du sport bien au-delà des courts de tennis.

Leur relation avait connu des hauts et des bas. Mais la disparition brutale de Koltsov avait plongé la joueuse dans un gouffre émotionnel, alors même qu’elle enchaînait les tournois au plus haut niveau. Continuer à jouer sous les projecteurs, porter le deuil en public : un exercice que peu d’athlètes ont dû affronter avec une telle exposition.

À l’époque, Sabalenka n’avait que très peu commenté le drame. Quelques mots sobres, un silence pudique, puis un retour sur le court avec une détermination presque effrayante de froideur apparente. Derrière la façade, ses proches décrivaient une femme dévastée.

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Deux ans plus tard, la blessure n’a pas disparu. Elle s’est simplement enfouie sous les victoires, les trophées et un nouveau chapitre sentimental. Mais un quart de finale perdu à Roland-Garros a suffi pour faire remonter la vague.

Main féminine portant une bague de fiançailles sur un balcon

Fiançailles et reconstruction : « Toi et moi, pour toujours »

C’est justement parce qu’elle a traversé le pire qu’un nouveau départ avait tant ému ses fans. Début 2026, Aryna Sabalenka annonçait ses fiançailles avec Georgios Frangulis, entrepreneur brésilien, sur les réseaux sociaux. Le message, accompagné de la date du 3 mars 2026, disait simplement : « Toi et moi, pour toujours. »

Quelques semaines avant cette annonce, la championne ne cachait déjà plus ses sentiments. « Il est l’amour de ma vie », avait-elle confié. Lors d’une remise de trophée, elle avait même glissé avec humour : « Merci à mon petit ami. J’espère que je pourrai bientôt t’appeler autrement, n’est-ce pas ? »

Des mots légers en apparence, mais qui prenaient une dimension bouleversante au regard du drame de 2024. Retrouver la capacité d’aimer après avoir perdu un compagnon dans des circonstances aussi violentes, c’est un parcours que peu de gens peuvent mesurer. Et encore moins sous l’œil de millions de spectateurs.

Malgré l’élimination précoce à Paris, la numéro 1 mondiale semble déterminée à poursuivre. Ses ambitions sportives restent intactes, portées par une résilience forgée dans l’épreuve. Roland-Garros 2026 n’aura été qu’un chapitre douloureux de plus dans une histoire qui en compte déjà beaucoup.

Aryna Sabalenka n’a pas perdu qu’un match à Paris — elle a laissé entrevoir la fragilité d’une femme qui joue chaque point contre bien plus qu’une adversaire. Quand elle reviendra sur un court de Grand Chelem, la question ne sera plus de savoir si elle peut gagner. Mais combien de fantômes elle devra battre en chemin.

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