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Coupe du monde 2026 : cette mauvaise nouvelle pour les Bleus avant le match contre l’Irak

Publié par Mathieu le 19 Juin 2026 à 8:42
Didier Deschamps

Les Bleus ont lancé leur Coupe du monde par une victoire face au Sénégal. L’euphorie est là, mais pas pour tout le monde. Car Didier Deschamps semble avoir trouvé son onze — et les remplaçants risquent de le sentir passer contre l’Irak.

Deschamps reconduit le même onze face à l’Irak : zéro rotation prévue

D’après L’Equipe, le sélectionneur tricolore ne devrait procéder à aucun changement d’hommes pour le deuxième match du groupe J. L’adversaire est pourtant le plus faible de la poule. En temps normal, ce genre de confrontation sert justement à faire tourner l’effectif et relancer la concurrence.

Mais Deschamps voit les choses autrement. Le technicien basque a visiblement été convaincu par ce qu’il a vu mardi. Il ne touchera pas à sa colonne vertébrale. Pas de cadeau pour ceux qui rongent leur frein sur le banc.

Le seul ajustement prévu est d’ordre tactique : Michael Olise et Ousmane Dembélé devraient simplement inverser leurs positions. Ce switch avait déjà été amorcé en seconde période contre le Sénégal, et il avait littéralement transformé le visage de l’équipe.

Six jours séparent les deux premières rencontres. Un délai suffisant pour que les titulaires récupèrent pleinement. Et donc suffisant pour que Deschamps n’ait aucune raison de changer quoi que ce soit.

Olise-Dembélé : l’inversion qui change tout dans le système tricolore

C’est le détail qui fait toute la différence. En permutant Olise et Dembélé sur les ailes, Deschamps a trouvé un équilibre offensif qu’il cherchait depuis des mois. Le premier apporte sa capacité à percuter côté gauche, le second sa vitesse pure sur le flanc droit.

Ce changement de position a eu un impact immédiat contre le Sénégal. Les espaces se sont ouverts, les combinaisons ont fonctionné, le jeu est devenu plus fluide. Difficile pour le sélectionneur de ne pas vouloir vérifier cette formule une seconde fois.

Face à un adversaire comme l’Irak, l’occasion est idéale pour roder ce dispositif avant le choc contre la Norvège. Ce troisième match pourrait être décisif pour la première place du groupe. Et les Bleus n’auront que quatre jours entre les deux rencontres.

Autrement dit, c’est contre la Norvège que les rotations deviendront inévitables. Pas avant. La gestion de Deschamps est claire : il ne laisse rien au hasard, même quand l’adversaire est modeste.

Joueurs remplaçants assis sur le banc en tribune

Les remplaçants prennent leur mal en patience : « On veut des minutes »

Contre le Sénégal, seuls deux joueurs ont eu droit à quelques minutes de jeu : Bradley Barcola et Rayan Cherki, entrés en toute fin de match à la place de Dembélé et Désiré Doué. Les autres n’ont pas quitté le banc.

Bonne nouvelle malgré tout : des milieux comme N’Golo Kanté et Manu Koné pourraient cette fois grappiller du temps de jeu en cours de match. Mais uniquement en tant que remplaçants, pas titulaires.

Les concernés gardent la bonne attitude, du moins en public. Maghnes Akliouche l’a résumé avec lucidité : « On veut des minutes, mais le plus important pour le groupe est d’être prêt car tout peut arriver en Coupe du monde. » Malo Gusto a abondé dans le même sens : « Si le coach décide de ne pas me faire jouer de la compétition, je ferai avec. Si je joue, je donnerai tout pour ce maillot. »

Le message est clair. Personne ne conteste les choix du sélectionneur. Mais l’impatience, elle, commence à monter.

Deschamps a trouvé sa formule et il n’a aucune intention de la lâcher. Les remplaçants des Bleus devront attendre la Norvège — ou un coup du sort — pour entrer dans cette Coupe du monde. Et si c’est le prix à payer pour un groupe soudé, reste une question : combien de temps un vestiaire tient-il quand la moitié de l’effectif regarde les matchs depuis le banc ?

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