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Deschamps « mis à l’écart » : à Saint-Denis, la FFF ne prévoit aucun hommage pour ses 14 ans de Bleus

Publié par Mathieu le 30 Sep 2026 à 14:22

Quatorze ans sur le banc des Bleus, un titre de champion du monde en 2018, puis un départ cet été. Zinédine Zidane retrouve le Stade de France, mais Didier Deschamps, lui, ne sera pas de la fête. Selon RMC, la Fédération n’a prévu aucun hommage. La raison avancée tient en un mot, et elle n’est pas si anodine.

Didier Deschamps sur le banc du Real Madrid : le club aurait déjà contacté son entourage

Un Stade de France, deux affiches et un seul nom sur toutes les lèvres

Une nouvelle page s’est ouverte pour l’équipe de France pendant cette trêve internationale. Pour ses deux premiers matchs sur le banc, Zinédine Zidane a signé deux victoires, d’abord en Turquie, puis en Belgique. Le départ est donc idéal, et le public français a déjà de quoi se réjouir.

Place maintenant au Stade de France, une enceinte que le nouveau sélectionneur connaît particulièrement bien. Deux rendez-vous y sont programmés : l’Italie vendredi, puis la Belgique lundi. Deux soirées à Saint-Denis qui s’annoncent chargées en émotion.

Ce retour très attendu aurait pu servir à autre chose. Il aurait pu être l’occasion de saluer le travail accompli par Didier Deschamps, parti après quatorze années à la tête des Bleus. Un mandat d’une longévité rare dans le football international, que beaucoup de supporters voudraient voir célébré.

Dans un stade plein, face à des tribunes pleines, le geste aurait eu du sens. Un tour d’honneur, une cérémonie, un simple message sur écran : les formes ne manquent pas. Ce sont d’ailleurs des mots que Deschamps lui-même a déjà prononcés sur Zidane et sur son avenir chez les Bleus, preuve que le passage de témoin ne fait pas de bruit entre les deux hommes.

Mais voilà, selon RMC, rien de tel n’est prévu à la FFF. Et ce n’est que le début de l’histoire.

Ce que la FFF aurait répondu quand on lui a posé la question

Le média affirme avoir recueilli l’explication de la Fédération. Elle tiendrait en une formule courte : c’est une question de timing. Autrement dit, ce n’est pas un désaveu, juste une affaire de calendrier, si l’on en croit cette version.

RMC rapporte ainsi les propos suivants : « À la FFF, on explique que c’est une question de timing. L’attention sera en effet focalisée sur le retour de « Zizou » dans le stade de ses exploits ». La logique se comprend. Deux soirées, un héros local, et un public venu d’abord voir l’enfant du pays.

Prévoir un hommage à Deschamps dans ce contexte, c’est prendre le risque de partager la vedette. Ou, pire, de créer une comparaison entre deux époques que la Fédération préfère manifestement ne pas mettre en scène. Le choix se comprend sur le papier, même s’il laisse un goût étrange.

Le sujet reste sensible, d’autant que l’ancien sélectionneur s’est déjà exprimé avec pudeur sur son départ. Il avait glissé qu’il deviendrait un supporter silencieux, une phrase qui résonne différemment aujourd’hui. Un silence que la Fédération semble avoir pris au mot.

Selon RMC, donc, l’ancien sélectionneur ne devrait pas être mis à l’honneur lors de ces retrouvailles entre le public français et Zidane. Les deux soirées de Saint-Denis se dérouleront sans lui. Reste une question : et après, quand le calme sera revenu ?

Grand stade de football illuminé au crépuscule, pelouse vide

Bordeaux, le 15 novembre : la deuxième chance qui ne se dessine pas

Si l’on cherche une autre date, elle existe. Son staff lui avait pourtant écrit une lettre bouleversante après 14 ans de collaboration, signe que l’affection, elle, n’a pas disparu. Mais l’institution, elle, n’a pas encore tranché dans le même sens.

La prochaine occasion pourrait se présenter en novembre, puisque les Bleus doivent alors jouer à Bordeaux le 15 novembre. Un match à domicile, loin de l’effervescence parisienne, qui paraissait taillé pour une cérémonie plus posée. Sur le papier, c’était la bonne fenêtre.

Or le même scénario se répète. RMC indique que « tout ne semble pas réuni pour honorer le parcours de l’ancien sélectionneur de l’équipe de France ». Une formule prudente, qui laisse entendre que le dossier n’est pas bouclé, mais qu’il n’avance pas non plus.

Le détail qui compte se trouve ailleurs : l’enceinte bordelaise ne serait pas considérée comme le « lieu idéal » pour célébrer ces quatorze années. Voilà donc la réponse. La FFF juge que ni Saint-Denis, à cause de Zidane, ni Bordeaux, à cause du lieu, ne conviennent pour un hommage officiel à Deschamps.

Autrement dit, Didier Deschamps devra patienter encore avant de recevoir un éventuel hommage officiel. Aucune date, aucun stade, aucune annonce. Pour l’instant, l’hommage reste dans le domaine du souhaitable.

Ce que ce silence dit de la nouvelle ère des Bleus

Le contraste est frappant. D’un côté, un bilan qui pèse lourd : un deuxième sacre mondial décroché en 2018 en Russie, et une longévité exceptionnelle sur le banc tricolore. De l’autre, une Fédération qui, pour l’heure, regarde ailleurs.

Ce choix n’a pas été présenté comme un rejet. Il a été présenté comme une priorité donnée à la suite. Et cette suite, justement, a pour l’instant tenu toutes ses promesses, avec deux succès en deux sorties.

Le calcul de la FFF est facile à lire : quand tout va bien avec le nouveau, pourquoi se retourner sur l’ancien ? Mais il y a un risque, celui de laisser s’installer l’impression d’un départ expédié. C’est d’ailleurs ce que suggère le titre de la source, qui parle d’un sélectionneur « déjà mis à l’écart ».

Reste que rien n’est figé. Un hommage peut toujours être organisé plus tard, dans un autre cadre, à un autre moment. Les supporters, eux, n’ont pas dit leur dernier mot, et les réseaux ne manqueront sans doute pas de réagir aux prochains matchs.

Pour comprendre l’ambiance qui entoure déjà le nouveau patron des Bleus, il suffit de regarder le débat sur son salaire et sa première mission. Le nouveau cycle occupe déjà tout l’espace médiatique, et il est facile de comprendre pourquoi personne ne réclame bruyamment le retour du passé.

Même les petites habitudes du nouveau sélectionneur font déjà le bonheur du public. On l’a vu avec ses petites manies sur le banc en Turquie, qui amusent les supporters. L’époque a changé, et l’attention avec elle.

La question est désormais de savoir combien de temps durera cette parenthèse. Faut-il voir dans ce silence un simple décalage de calendrier, ou le signe d’un malaise plus profond ? La réponse dépendra de ce que fera la Fédération dans les prochains mois.

Dernier point à surveiller : la date du 15 novembre. Si rien ne se passe à Bordeaux, le débat rebondira sans doute avec plus de force. Le temps joue pour l’instant en faveur de la Fédération, mais pas forcément de l’opinion.

Quatorze ans de loyaux services, un titre mondial, et pas un seul hommage au programme : l’histoire de Deschamps et de la FFF est loin d’être terminée.

Et si vous pensiez que l’ancien sélectionneur n’avait plus de liens avec le football de haut niveau, ce qui se murmure autour de lui et du Real Madrid pourrait vous faire changer d’avis.

Et pour remonter jusqu’à l’un des moments les plus controversés de la carrière du nouveau patron des Bleus, ce que Materazzi dit enfin avoir glissé à Zidane avant le coup de boule de 2006 vaut le détour.

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