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« Il est décédé » : une présentatrice annonce la mort du père de Messi en direct… sauf que c’est faux

Publié par Mathieu le 20 Juin 2026 à 7:17

L’Argentine venait de vibrer devant le triplé de Messi face à l’Algérie. Quelques heures plus tard, une présentatrice annonçait en direct la mort de son père, Jorge Messi. Sauf que l’information était totalement fausse — et les conséquences, elles, bien réelles : 3 personnes ont perdu leur emploi.

lionel messi

Un direct qui vire au cauchemar sur Luzu TV

On est le 17 juin 2026. L’Argentine flotte encore sur un nuage après sa victoire 3-0 contre l’Algérie pour son entrée dans le Mondial 2026. Lionel Messi vient de claquer un triplé. Tout le pays est en fête.

C’est dans cette euphorie que Florencia Pena, présentatrice de l’émission El Show del Verano sur la chaîne Luzu TV, lâche une bombe en plein direct. Elle annonce que Jorge Messi, le père du capitaine de l’Albiceleste, vient de décéder. Elle évoque même la possibilité que le joueur quitte la compétition pour organiser les funérailles.

L’information se propage comme une traînée de poudre. En quelques minutes, les réseaux sociaux argentins s’enflamment. Hommages, messages de condoléances, spéculations sur la suite du tournoi pour la sélection argentine… Le pays entier retient son souffle.

Sauf que rien de tout ça n’est vrai. La famille Messi réagit rapidement par un communiqué. Jorge Messi, 68 ans, traverse certes des problèmes de santé et reste sous surveillance médicale, mais son état évolue favorablement. Il se rétablit normalement. Personne n’est mort. La fake news la plus retentissante de ce début de Coupe du monde vient de naître en direct à la télévision.

La défense de Florencia Pena et le démenti cinglant de la famille

Face au tollé, Florencia Pena tente de s’expliquer. Sa version : elle a reçu l’information dans son oreillette, présentée comme vérifiée par l’équipe de production. Elle y a cru. Elle l’a dit à l’antenne. Point.

« Cette fausse information m’a été fournie en plein direct comme vérifiée par la production, et j’y ai cru », a-t-elle déclaré sur les réseaux sociaux. Elle reconnaît toutefois sa part de responsabilité. Elle se dit « honteuse » d’avoir propagé une telle douleur auprès de la famille Messi et annonce d’elle-même son départ de Luzu TV.

Du côté du clan Messi, le ton est nettement plus ferme. Le communiqué familial dénonce « la manière non vérifiée » dont certains médias ont traité la nouvelle. Jorge Messi, ancien ouvrier dans une aciérie de Rosario devenu l’agent de son fils, a accompagné toute la carrière du prodige — de ses débuts en club local jusqu’au Barça à 13 ans, en passant par le PSG puis l’Inter Miami.

La famille rappelle un principe simple : seules les informations issues de ses canaux officiels sont valables. En Argentine, où les Messi sont une véritable institution, toucher à la vie privée du clan, c’est franchir une ligne rouge. Et la sanction ne s’est pas fait attendre.

Smartphone affichant un flot de notifications sur fond de stade

Trois licenciements et un signal d’alarme pour les médias argentins

Luzu TV confirme rapidement le départ de Florencia Pena, mais ne s’arrête pas là. La chaîne annonce le licenciement des membres de la production jugés responsables de la diffusion de cette fausse nouvelle. Au total, 3 personnes perdent leur emploi dans cette affaire.

Dans un communiqué, la chaîne condamne ce qu’elle qualifie d’« erreur grave ». Elle rappelle la nécessité absolue de vérifier toute information avant sa diffusion à l’antenne, surtout quand elle concerne la santé ou la vie privée d’une personnalité aussi suivie que Messi. Le message est clair : en plein Mondial, avec des millions de téléspectateurs suspendus à chaque nouvelle, le moindre dérapage coûte cher.

L’épisode résonne bien au-delà de l’Argentine. À l’ère des chaînes en continu et des réseaux sociaux, une information non vérifiée met quelques secondes à devenir virale — et quelques heures à détruire des carrières. Florencia Pena, figure connue du petit écran argentin, en fait l’amère expérience.

Jorge Messi, lui, continue sa convalescence. Son fils poursuit le Mondial. Mais cette fake news en direct restera comme l’un des moments les plus gênants de la Coupe du monde 2026.

Une oreillette, une info non vérifiée, trois secondes d’antenne : il n’en faut pas plus pour faire basculer une carrière en 2026. La prochaine fois qu’un média annonce une « breaking news » en plein match, on y réfléchira peut-être à deux fois avant de retweeter.

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