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À 45 ans, Fernando Alonso s’entraîne 5 heures par jour : ce qu’il a changé après 34 ans

Publié par Mathieu le 25 Sep 2026 à 10:54

À 45 ans, la plupart des sportifs de haut niveau ont déjà raccroché. Pas Fernando Alonso, toujours en piste en Formule 1, une discipline où chaque dixième de seconde dépend d’un corps prêt à encaisser des forces énormes.

À 45 ans, Fernando Alonso s'entraîne 5 heures par jour : ce qu'il a changé après 34 ans

Le double champion du monde a récemment détaillé sa préparation physique, et un chiffre revient sans cesse dans son témoignage : un changement radical opéré après ses 34 ans. On vous explique ce qu’il a modifié, et pourquoi ça pourrait bien inspirer n’importe quel quadragénaire.

Pourquoi un pilote de F1 doit s’entraîner comme un athlète olympique

On imagine souvent la Formule 1 comme un sport de réflexes et de stratégie. En réalité, le corps encaisse une pression physique considérable à chaque virage, chaque freinage, chaque G subi dans l’habitacle. Le cou, en particulier, doit tenir face à des forces que peu de sports imposent avec une telle intensité.

C’est pourquoi Fernando Alonso ne laisse rien au hasard. Comme dans d’autres disciplines où la préparation devient une science à part entière, à l’image du gel testé en secret pour le Tour de France 2026, la marge de progression se joue désormais sur des détails invisibles au grand public.

Le risque physique est réel dans ce sport, comme l’a rappelé récemment l’accident spectaculaire d’un pilote de F2 à Madrid. Rester en forme, ce n’est pas un luxe pour Alonso : c’est une condition de sécurité autant que de performance, saison après saison.

Le virage pris après 34 ans : moins de cardio, plus de fonte

C’est la révélation centrale de son témoignage accordé à Men’s Health : après ses 33 ou 34 ans, Fernando Alonso a inversé la logique de son entraînement. Fini le tout-cardio de la jeunesse. Place désormais au travail de force, avec des séances de musculation devenues prioritaires.

La raison est physiologique et concerne tout le monde, pas seulement les pilotes. « Après 33 ou 34 ans, vous commencez à perdre de la masse musculaire, environ 1% chaque année. Ça arrive à n’importe quel être humain, donc on essaie de récupérer cette perte », a expliqué le pilote espagnol. Ce phénomène de fonte musculaire progressive touche d’ailleurs des générations entières, un sujet que la science étudie encore avec attention chez les plus de 50 ans.

Concrètement, Alonso cible surtout le haut du corps, avec une attention particulière portée au cou : c’est cette zone qui absorbe les forces les plus violentes en piste. Un choix qui contredit l’idée reçue selon laquelle passé un certain âge, il faudrait ralentir plutôt que renforcer. Un excès de sédentarité ou de mauvaises habitudes quotidiennes aurait sans doute l’effet inverse.

Salle de musculation professionnelle avec haltères et lumière chaude

Jusqu’à 5 heures d’entraînement par jour, et un secret bien gardé sur son poids

Voici le détail qui change tout dans la routine du pilote asturien : en pré-saison, quand il n’a pas besoin de voyager pour disputer des Grands Prix, Fernando Alonso s’entraîne entre quatre et cinq heures par jour. Le programme alterne deux à trois jours de cardio, réparti entre vélo, natation et course à pied, et trois jours de musculation ciblée.

Une intensité qui n’a rien à envier à celle observée dans d’autres régions où l’espérance de vie explose, comme le montre le classement des 8 départements français où l’on vit le plus longtemps. Une fois la saison lancée, avec 24 courses à disputer et de multiples déplacements, le volume chute mécaniquement à environ deux heures quotidiennes.

Mais le plus impressionnant reste ailleurs : son poids ne doit varier que d’un kilo maximum pendant les onze mois que dure la saison, une contrainte liée à la fabrication de son baquet sur mesure. Pour tenir ce cap, Alonso mise aussi sur le sommeil : en moyenne neuf heures par nuit, et jusqu’à dix ou onze quand son emploi du temps le permet.

À 45 ans, Fernando Alonso prouve qu’on peut inverser la mécanique du vieillissement plutôt que la subir. Moins de cardio, plus de fonte, et un sommeil sanctuarisé : la recette n’a rien de secret, elle demande juste de la discipline. Et vous, à quel âge avez-vous changé votre façon de bouger ?

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