Michael Olise sous le feu des critiques après la débâcle des Bleus face à l’Espagne

La demi-finale de Coupe du monde tant attendue a tourné au calvaire pour les Bleus. Battue 2-0 par l’Espagne, l’équipe de France a semblé dépassée sur presque tous les postes, mardi soir. Et parmi les visages les plus scrutés au coup de sifflet final, celui de Michael Olise concentre à lui seul une bonne partie des regrets tricolores.
Un naufrage collectif qui n’épargne personne
Difficile de trouver un seul Bleu à sauver dans cette rencontre. Lucas Digne a passé la soirée à courir après Lamine Yamal, jusqu’à concéder le penalty qui a lancé la soirée cauchemardesque des Français. Devant lui, la paire Adrien Rabiot–Aurélien Tchouameni n’a jamais réussi à museler Fabian Ruiz et Rodri, laissant l’Espagne dérouler tranquillement son football.
Ce genre de soirée noire rappelle à quel point le football à haut niveau ne pardonne rien, un peu comme ces bascules soudaines qui changent tout en quelques minutes. Sur le front de l’attaque, le constat est tout aussi sévère : la ligne offensive française, censée être l’arme fatale de cette Coupe du monde, s’est retrouvée totalement muselée face à un bloc espagnol discipliné.
Dans ce naufrage général, un nom revient sans cesse dans les commentaires d’après-match : celui de Michael Olise, jusqu’ici l’une des révélations les plus enthousiasmantes du tournoi. Comme souvent après une désillusion de cette ampleur, certains cherchent déjà des explications, un peu à la manière de ces avertissements qu’on n’avait pas vus venir.
Le bilan accablant qui fait tomber Olise de son piédestal
Sur le terrain, les chiffres ne mentent pas. Michael Olise termine la rencontre avec 20 pertes de balle à son actif, un total qui interpelle pour un joueur habitué à faire la différence balle au pied. Pire encore : le joueur du Bayern Munich n’a réussi aucun dribble de toute la soirée, lui qui avait pourtant électrisé la phase de poules et le match contre la Suède en huitièmes de finale.
Le constat est d’autant plus dur que la mécanique offensive française, articulée depuis le début du tournoi autour de la complicité entre Olise et Kylian Mbappé, s’est totalement grippée. Un peu comme ces prédictions qui finissent par se retourner contre ceux qui les portaient, l’enthousiasme autour du duo s’est mué en source d’inquiétude collective.
Sur RMC, le journaliste Daniel Riolo n’a pas mâché ses mots. « On a tous été grisés. Olise-Mbappé, c’était la meilleure paire qu’on n’avait jamais eue dans l’histoire des Bleus. Olise a été mis à la table de Zidane et Platini alors qu’il n’est même pas à la cuisine pour l’instant », a-t-il lancé, sans filtre, au micro de la radio.
Une chute progressive que les stats confirment depuis plusieurs matches
Ce qui inquiète le plus, ce n’est pas seulement la performance face à l’Espagne : c’est la trajectoire. Contre le Paraguay puis le Maroc, l’ancien joueur de Crystal Palace avait déjà semblé en délicatesse, loin de l’insouciance affichée lors des premiers matches du tournoi. La demi-finale n’a fait qu’accentuer un déclin déjà entamé.
Pour Daniel Riolo, cette baisse de régime révèle un problème plus profond, presque structurel. « Ce qu’il a fait depuis le début de la compétition, il l’a fait parce qu’il avait la place et le confort. Le confort de faire les passes et de s’organiser.
À partir du moment où il y a eu plus de pression au milieu où ça montait plus vite sur lui, on se rend compte à nouveau que le 10 ne peut plus exister dans le football », a-t-il généralisé, sans filtre.
Une analyse sévère, presque philosophique, qui dépasse le seul cas Olise pour interroger l’évolution du poste de meneur de jeu dans le football moderne. Reste que pour les Bleus, ce diagnostic tombe au pire moment : celui d’une élimination douloureuse en demi-finale, là où tout le monde attendait une consécration.
Reste une question qui va occuper les prochains jours : simple coup de mou passager ou vraie faille durable dans le jeu de Michael Olise ? La réponse, elle, se jouera sur les prochains matches sous le maillot bleu.