Il devait recevoir un colis dopant pendant le Giro : sa suspension confirmée jusqu’en 2027

Il avait marqué les esprits en giflant un spectateur sur le Tour d’Italie, avant de connaître une chute bien plus rude. Miguel Ángel López, ancien vainqueur d’étape sur le Tour de France, pensait pouvoir rebondir devant la justice suisse. Mais le couperet vient de tomber, et il est sans appel.
Un ex-crack du peloton dans la tourmente
Le nom de Miguel Ángel López résonnait encore récemment dans le peloton pour de bonnes raisons. Grimpeur talentueux, le Colombien avait décroché une victoire d’étape marquante sur le Tour de France 2020, confirmant un potentiel que beaucoup lui prêtaient depuis ses débuts chez Astana.
Mais l’image du coureur s’est ternie bien avant l’affaire de dopage. Sur le Tour d’Italie, il avait giflé un spectateur responsable de sa chute, un épisode qui avait fait le tour des réseaux sociaux et écorné sa réputation.
Ce climat tendu a précédé une affaire bien plus grave. En 2022, son équipe d’alors, Astana, l’avait licencié en raison d’un lien présumé avec un médecin espagnol soupçonné d’organiser un trafic de médicaments non autorisés. L’histoire n’a fait que s’épaissir depuis, comme d’autres affaires qui révèlent des règles méconnues une fois qu’elles éclatent au grand jour.
Un colis intercepté qui a tout fait basculer
Le dossier trouve son origine dans une interception survenue pendant le Giro d’Italia 2022. Selon l’UCI, l’agence antidopage espagnole, le CELAD, a mis la main sur un colis contenant de la ménotropine, une substance interdite, adressé directement au coureur colombien.
Cette découverte a conduit, en mai 2024, à une sanction lourde : quatre ans de suspension, courant du 25 juillet 2023 au 24 juillet 2027. Tous les résultats obtenus par López entre le 3 mai 2022 et le 25 juillet 2023 ont également été annulés.
La peine ne s’arrête pas là. Le Colombien écope aussi d’une amende équivalente à 70 % de ses revenus bruts tirés du cyclisme pour l’année 2022, un montant qui vient s’ajouter à une carrière déjà mise entre parenthèses. De quoi rappeler que le sport de haut niveau ne pardonne pas, un peu comme dans d’autres univers où une vie entière peut basculer en quelques mois.

Le recours rejeté, la boucherie en attendant
Face à cette sanction, Miguel Ángel López avait tenté de se reconstruire en ouvrant une boucherie, tout en portant l’affaire devant la justice. Son argument : les éléments de preuve du CELAD auraient pu être obtenus de manière illicite au regard du droit espagnol.
Ce samedi 19 septembre 2026, le Tribunal fédéral suisse a tranché en rejetant intégralement ce recours. L’UCI s’est aussitôt félicitée de la décision, qui referme définitivement la porte à toute contestation juridique de cette affaire.
Concrètement, le coureur de 32 ans ne pourra pas remonter sur un vélo en compétition avant le 24 juillet 2027. Il avait pourtant tenté de relancer sa carrière du côté de la formation continentale colombienne Medellin-EPM, dès 2023, en pleine tourmente judiciaire, un peu comme d’autres sportifs cherchent une porte de sortie après une affaire qui les dépasse.
Cette fois, plus de zone grise. Miguel Ángel López va devoir attendre encore de longs mois avant d’espérer retrouver un dossard, si tant est qu’une équipe accepte de lui faire à nouveau confiance après cette période. L’histoire retiendra un gâchis sportif de plus, né d’un simple colis intercepté à la douane.