« Une commère mesquine » : Milei s’en prend à la présentatrice qui a annoncé à tort la mort du père de Messi
En pleine Coupe du monde 2026, une animatrice de télévision argentine a annoncé en direct le décès de Jorge Messi, père de Lionel. Sauf que l’information était totalement fausse. La séquence a provoqué un séisme médiatique en Argentine, jusqu’à faire réagir le président Javier Milei en personne.

Un triplé dans les larmes, et personne ne savait pourquoi
Tout commence sur le terrain. Lors du match Argentine-Algérie, Messi inscrit un triplé et fond en larmes dès son premier but. Une réaction qui surprend les commentateurs et le public du monde entier.
Après la rencontre, la star de l’Inter Miami évoque simplement des « difficultés personnelles » sans donner plus de détails. En réalité, son père Jorge traverse de graves problèmes de santé.
L’émotion de Messi devient le sujet numéro un en Argentine. Et c’est dans ce contexte ultra-sensible qu’une boulette monumentale va se produire. Une boulette qui va coûter très cher à celle qui l’a commise.
« Il est décédé » : quand la télé annonce une mort qui n’a pas eu lieu
Sur la chaîne Luzu TV, l’animatrice Florencia Peña prend la parole dans l’émission « El Show del Verano ». Elle annonce en direct le décès de Jorge Messi. Sauf que l’entourage du joueur dément immédiatement l’information.

La séquence fait le tour des réseaux sociaux en quelques minutes. En Argentine, où le football est une religion et Messi un dieu vivant, l’indignation est instantanée et massive.
Florencia Peña tente de s’expliquer. Elle assure avoir cru à une information validée par la production de l’émission. Une erreur de transmission interne, selon elle, qui l’a conduite à diffuser une fausse nouvelle devant des millions de téléspectateurs.
Mais les excuses ne suffisent pas. Ce genre de fausse annonce rappelle d’ailleurs d’autres cas médiatiques retentissants, comme la mort de Charles III annoncée à tort ou encore la rumeur sur le décès de Schumacher en 2013.
Des excuses publiques, une démission et des licenciements
Sur ses réseaux sociaux, Florencia Peña publie un message direct : « Je présente mes excuses à la famille Messi pour le moment terrible qu’ils sont en train de vivre. J’ai vraiment honte d’avoir servi de vecteur à cette douleur. »
Elle annonce dans la foulée son retrait de l’émission. Une décision personnelle, mais qui ne change rien à la fureur ambiante. La chaîne Luzu TV publie un communiqué officiel pour tenter d’éteindre l’incendie.
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Le ton est ferme : « Nous regrettons profondément ce qu’il s’est passé à l’antenne. La direction a décidé de licencier les personnes responsables. » Au-delà de la présentatrice, c’est toute la chaîne de validation de l’info qui est pointée du doigt.
Mais l’affaire ne va pas en rester là. Parce qu’en Argentine, quand on touche à Messi, le politique s’en mêle forcément.
Milei entre dans l’arène : « S’en prendre à Messi, c’est s’en prendre à tout le monde »
Le président argentin Javier Milei décide de réagir publiquement. Sur le réseau X, il qualifie Florencia Peña de « commère mesquine ». Un choix de mots brutal, même pour un dirigeant connu pour ses sorties virulentes — un style qui rappelle celui de Donald Trump face à ses contradicteurs.
Dans un message plus détaillé, Milei dénonce des déclarations « aberrantes et sans scrupules ». Selon lui, diffuser une telle information sans vérification relève d’une « grave irresponsabilité médiatique ».
Mais c’est sur Instagram que le président hausse encore le ton. « S’en prendre à Messi, c’est s’en prendre à tout le monde », écrit-il. Une phrase qui transforme une erreur journalistique en affaire quasi nationale.
Dans un pays où le capitaine de l’Albiceleste est bien plus qu’un footballeur, cette déclaration résonne comme un avertissement. Messi fascine autant qu’il divise, mais toucher à sa famille reste un tabou absolu.
Quand le foot, les médias et la politique se télescopent
L’intervention de Milei pose une question qui dépasse largement le cadre sportif. Un président a-t-il vocation à attaquer nommément une journaliste pour une erreur professionnelle ? En Argentine, la réponse semble évidente : oui, si ça concerne Messi.
Mais certains observateurs voient dans cette sortie une stratégie politique classique. En se positionnant en défenseur de la star nationale, Milei surfe sur l’émotion collective en pleine Coupe du monde 2026.
Côté médias, l’affaire met en lumière les dérives de l’information en temps réel. Dans la course au scoop, une chaîne a diffusé une fausse mort sans la moindre vérification. Les fausses informations diffusées à la télé ne sont pas un phénomène isolé, mais celle-ci a touché un nerf à vif.
Pour Jorge Messi, toujours hospitalisé au moment des faits, et pour son fils en plein Mondial, cette séquence restera comme l’un des épisodes les plus surréalistes de la compétition. Et la preuve qu’en Argentine, le football n’est jamais juste du football.