Héros anglais de la Coupe du monde, il est méconnaissable après sa reconversion spectaculaire dans la musculation : saurez-vous deviner qui c’est ?

Un ancien pilier du XV de la Rose vient de publier des photos qui ont fait réagir tout son ancien vestiaire. Son physique n’a plus grand-chose à voir avec celui d’un retraité du rugby. Mais derrière les muscles, Phil Vickery raconte une histoire bien plus intime, et elle touche à son cerveau.
Un pilier sacré en 2003, une carrière stoppée net en 2010
Phil Vickery a aujourd’hui 50 ans. Il faisait partie de la légendaire équipe d’Angleterre sacrée championne du monde en 2003 sous la direction de Sir Clive Woodward. Il a disputé les sept matchs de cette campagne.
Sept ans plus tard, en 2010, une blessure l’a forcé à raccrocher. Fini les mêlées, fini le maillot. Il a dû reconstruire sa vie loin des terrains.
Depuis, il a touché à tout : le sport reste un monde où la violence peut surgir, et lui s’est tourné vers l’encadrement, les médias et un combat pour le bien-être des joueurs. Il s’est notamment engagé pour la protection de leur santé.
Et puis, récemment, il a ajouté une nouvelle case à son parcours. Quand on pense à l’image d’un ancien joueur de rugby, on pense rarement à un geste inattendu qui bouscule les habitudes du sport, pourtant celui-ci en est un. Mais lequel exactement ?
Sur scène à Hull : ce que Phil Vickery dit chercher dans les poids
Sur les réseaux sociaux, l’ancien pilier a révélé avoir participé à un concours de bodybuilding à Hull, organisé par la Physical Culture Association. Il a partagé des photos de son physique, une semaine environ après l’épreuve, le temps de récupérer.
Dans son message, il explique qu’on lui demande sans cesse pourquoi il fait ça, et combien rapporte une victoire. Sa réponse n’a rien à voir avec l’argent. Pour lui, la salle et les haltères l’ont aidé physiquement, mais surtout mentalement.
Il dit aimer la discipline, le défi, l’ambiance et la camaraderie. Et il ajoute un détail brut : on ne peut pas tricher pour monter sur scène, ni se cacher derrière quelqu’un. Selon lui, le physique est le reflet du travail accompli, une manière d’être meilleur que la fois précédente.
Il a aussi remercié son coach, Dave Campbell, qu’il décrit comme un « ami » et un « mentor ». Celui-ci a répondu en saluant le chemin parcouru malgré les blessures et les contretemps. Comme quand les médecins imposent d’arrêter une passion, on devine que le corps de Vickery a dû composer avec des limites. Mais ce n’est pas la seule épreuve qu’il traverse.
Côté coulisses, la santé passe aussi par l’assiette et les habitudes, mais ici c’est surtout la tête qui est en jeu.
Derrière les muscles, un diagnostic de CTE « probable »

Ces photos prennent une autre dimension quand on sait ce que Phil Vickery a annoncé en août. Dans un entretien à The Observer, il a révélé des troubles de la mémoire. Il a été diagnostiqué avec une encéphalopathie traumatique chronique « probable », une maladie du cerveau généralement associée à des chocs répétés à la tête.
Dans le même entretien, il a pourtant dit qu’il referait tout : « Le rugby est un sport extraordinaire. » Il s’est décrit comme un peu fou de l’admettre, mais sincère. Certaines épreuves laissent des traces durables, et il le sait mieux que personne.
Il a précisé qu’il pense à tous ceux qui souffrent à cause de ce sport. Son message n’est pas de blâmer le rugby ni de s’en prendre à lui, mais d’aider ces personnes. Un appel simple, loin de la polémique.
Côté vestiaire, l’ancien coéquipier Matt Dawson a réagi avec humour : « Fair play, colosse… ». Le compte officiel de l’Angleterre a lancé : « Fancy a game ? », soit « Une petite partie ? ». Comme dans ces histoires où une annonce surprend tout le monde, celle-ci a surtout provoqué de l’admiration.
Le message est clair : un corps sculpté ne raconte pas toute l’histoire, mais il montre une détermination hors normes.
Et si vous pensiez que les petites habitudes du quotidien étaient anodines, l’étrange origine de la virgule que les Français placent dans leurs chiffres prouve le contraire. Et vous savez ce qui a disparu de nos villes sans que personne ne proteste ? Ces points d’eau que tout le monde utilisait ont une drôle d’histoire.