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Marion Rousse : ces réservations à l’hôtel qui viennent de la trahir

Publié par Mathieu le 02 Sep 2026 à 16:12

Chaque été, le mystère est le même : où passera le Tour de France femmes l’année suivante ? Cette fois, ce ne sont pas les organisateurs qui ont vendu la mèche, mais des hôteliers clermontois trop bien réservés. Un détail logistique en apparence anodin qui pourrait bien confirmer le retour d’un col mythique dans la course de Marion Rousse.

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© Capture d’écran Instagram

Des chambres d’hôtel qui parlent avant l’organisation

C’est une méthode bien connue des amateurs de cyclisme : surveiller les réservations hôtelières pour deviner le tracé du Tour avant son annonce officielle. Cette année, le quotidien La Montagne a repéré un signal difficile à ignorer. Plusieurs établissements de la métropole clermontoise affichent complet pour deux nuits début août 2027, alors qu’aucun grand événement n’est programmé sur cette période.

Le lien avec le Tour de France femmes saute aux yeux. La région Auvergne a déjà accueilli l’épreuve à deux reprises : lors du Grand Départ donné de Clermont-Ferrand en 2023, puis avec l’étape reliant la capitale auvergnate à Ambert en 2025.

Le parcours officiel de l’édition 2027 ne sera dévoilé qu’à la fin du mois d’octobre à Paris, comme le veut la tradition. Mais la carte se dessine déjà, et le Puy-de-Dôme s’impose comme la pièce maîtresse de ce puzzle géographique. De quoi rappeler que le suivi du peloton réserve parfois des surprises inattendues, à l’image de certaines coureuses méconnues qui bousculent les pronostics.

Le rêve secret de Marion Rousse pour ses coureuses

Au-delà de la simple traversée du département, c’est bien le sommet volcanique qui concentre toutes les attentions. En 2023, le Tour masculin y avait fait son grand retour après 35 ans d’absence, avec la victoire mémorable de Michael Woods au sommet.

Une ascension d’exception que Marion Rousse, directrice du Tour de France femmes, rêve désormais d’offrir à son peloton. Dans un entretien accordé à L’Équipe, elle n’a pas caché son ambition : « Cela fait partie de nos futurs projets et j’espère pouvoir y aller un jour. »

Pour elle, franchir ces géants routiers représente une étape indispensable dans la construction de la crédibilité de l’épreuve féminine. « On a besoin de côtoyer un col mythique à chaque édition du Tour de France femmes », a-t-elle expliqué, avant d’ajouter une phrase qui sonne comme un aveu : « C’est un indicateur fort de pouvoir mettre le nom des filles au palmarès des cols mythiques. »

Cette quête de légitimité par les grands cols rappelle d’autres moments forts du cyclisme récent, comme lorsque Pogačar adoubait le jeune Paul Seixas avant un duel attendu. Marion Rousse a résumé sa philosophie en une phrase limpide : « Les grands cols font l’histoire du Tour, hommes ou femmes. Évidemment qu’on a envie d’aller à la rencontre de tous ces mythes. »

Un précédent vieux de 39 ans qui change tout

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, une arrivée féminine au sommet du Puy-de-Dôme ne serait pas une première historique. En 1988, l’histoire du cyclisme féminin français s’était écrite sur ces mêmes pentes volcaniques.

Jeannie Longo y avait forgé sa victoire finale lors d’un duel épique face à l’Italienne Maria Canins. Un souvenir que Marion Rousse elle-même a évoqué avec précision : « De bon augure pour le puy de Dôme ? Si c’est le cas, ce sera un événement, mais ce ne sera pas une première. »

Revoir le peloton féminin s’attaquer à ce serpent d’asphalte légendaire renouerait donc avec un passé glorieux, oublié depuis près de quatre décennies. Cette perspective s’appuie sur une entente déjà solide entre l’organisateur ASO et les collectivités locales, notamment Lionel Chauvin, président du Département du Puy-de-Dôme.

Des détails logistiques restent néanmoins à régler, comme le format d’une arrivée au sommet sans public, une contrainte propre à ce site volcanique classé. Mais la volonté politique et sportive semble bel et bien partagée des deux côtés.

Le Puy-de-Dôme pourrait ainsi devenir le juge de paix de l’édition 2027, répondant enfin à cette promesse répétée d’offrir chaque été un col légendaire au peloton féminin. Une annonce qui, si les hôteliers clermontois ne se sont pas trompés, ne devrait plus tarder.

Les chambres d’hôtel auront donc parlé avant les organisateurs eux-mêmes. Reste à savoir si le mystère tiendra jusqu’en octobre, ou si d’autres indices viendront confirmer cette intuition avant l’annonce officielle du parcours.

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