« On essaie de garder du suspense » : Marion Rousse dévoile le parcours du Tour de France femmes 2025
À 100 jours du Grand Départ, Marion Rousse a pris la parole depuis un bateau sur le lac Léman pour présenter les grandes lignes du Tour de France femmes avec Zwift 2025. Départ à Lausanne le 1er août, arrivée finale à Nice après une ascension inédite du mont Ventoux : la directrice de course promet une édition « malicieuse » où chaque étape cache un piège. Mais c’est un sommet mythique, gravi pour la toute première fois par les coureuses, qui pourrait redistribuer toutes les cartes.

Un compte à rebours lancé sur le lac Léman

Ce jeudi, surplombant les eaux du Léman avec les Alpes en toile de fond, l’organisation du Tour de France femmes a officiellement lancé les festivités. Trois voiles latines, représentant les trois villes-étapes romandes — Lausanne, Aigle et Genève — se sont retrouvées au milieu du lac pour marquer le J-100. Précision toute helvétique oblige, tout était à l’heure.
Marion Rousse, capitaine en escale entre deux classiques ardennaises, s’est avancée sur la proue du navire pour raconter la genèse de ce Grand Départ suisse. C’est ici même, au soir de la victoire de Wout Van Aert en 2022, que Lausanne s’était portée candidate. Le Tour de France femmes n’existait même pas encore à ce moment-là. « Vous n’avez pas attendu d’avoir les chiffres devant les yeux pour dire : « Ah ça fonctionne bien, nous aussi on veut participer » », a-t-elle salué.
Les chiffres, justement, parlent d’eux-mêmes. L’été dernier, le sacre de Pauline Ferrand-Prévôt a attiré un pic frôlant les huit millions de téléspectateurs sur France Télévisions. Un score qui justifie à lui seul l’ambition grandissante de l’épreuve. Et la course à sa succession s’annonce autrement plus piégeuse que l’an passé.
Lausanne, un faux plat qui cache bien son jeu
Les spectateurs présents sur la place de la Navigation, à deux pas du lac, n’auront aucun mal à rallier l’arrivée de la première étape : elle se situera deux kilomètres plus haut, toujours à Lausanne, sur l’avenue Jules-Gonin. Sauf que les coureuses, elles, devront parcourir 137 kilomètres avant de retrouver la ville.
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La ligne d’arrivée sera tracée au sommet de la côte Saint-François : 2,5 km à 4,6 % de moyenne, soit à mi-pente de l’ascension où Van Aert avait levé les bras quatre ans plus tôt. Pourquoi ne pas avoir grimpé jusqu’au Stade Olympique, tout en haut ? « Parce qu’on voulait vraiment arriver au cœur de la ville, répond Marion Rousse. On trouvait aussi que c’était suffisamment dur pour faire la différence. »
Sur le papier, une sprinteuse-puncheuse du calibre de Lorena Wiebes devrait endosser le premier maillot jaune. Mais l’équipe FDJ-Suez United, qualifiée par la directrice d’« équipe de référence du début de saison », tentera sans doute de bousculer les pronostics dès le premier jour. L’organisation avait d’ailleurs envisagé un temps d’ajouter une bosse de 2 km à 13 % dès cette première étape, avant de renoncer à la surenchère.
La suite immédiate ne devrait pas chambouler le classement général, mais c’est précisément le calcul de Marion Rousse. Et derrière cette apparente sagesse, un piège se dessine.
Aigle, Genève, Jura : trois jours pour brouiller les cartes

La deuxième étape reliera Aigle, siège de l’UCI, à Genève.