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« C’est peut-être un peu ridicule » : le geste fou de Zidane après le but d’Olise en Belgique

Publié par Mathieu le 01 Oct 2026 à 15:24

Une victoire arrachée à la 88e minute, un joueur du Bayern qui régale, et un sélectionneur qui n’a pas pu s’empêcher de se lever. Ce lundi soir en Ligue des nations, les Bleus ont fait tomber la Belgique 1-0. Mais ce n’est pas le but qui a fait le tour des réseaux sociaux dans les heures qui ont suivi.

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Un but à la 88e minute qui a tout changé

La rencontre s’annonçait tendue. Face à une Belgique accrocheuse, la France cherchait la faille depuis le coup d’envoi, sans jamais parvenir à la trouver franchement. Puis, à cinq minutes du terme, tout a basculé.

Michael Olise, entré dans le onze pour l’occasion, s’est offert une série de dribbles avant de conclure d’un tir enroulé imparable. Un geste que Zinédine Zidane a lui-même qualifié d’« action exceptionnelle » en conférence de presse.

Cette victoire n’est pas anodine pour la suite de la compétition. Elle permet à la France de prendre la tête du groupe A1 avec six points, devant la Belgique et l’Italie. De quoi rassurer un sélectionneur qui n’en est qu’à ses débuts sur le banc des Bleus, et qui avait choisi ce match pour tester en profondeur son effectif.

Mais la vraie surprise de la soirée n’était pas sur le terrain. Elle venait du bord de la ligne de touche, là où personne ne s’attendait à voir Zidane bouger comme ça.

Ce que Zidane a fait sur la ligne de touche

Ballon posé sur un plot au bord du terrain

Neuf changements par rapport au onze victorieux vendredi en Turquie (1-0). C’est le chiffre qui résume la philosophie du nouveau sélectionneur : tester large, faire confiance à tout le groupe, ne fermer aucune porte avant les grandes échéances. Un choix qui tranche avec les habitudes de son prédécesseur, plus prudent sur ce genre de rotation.

Sur le banc, l’ancien numéro 10 des Bleus vit chaque action comme s’il était encore sur le terrain. Ce lundi, il a fini par ne plus pouvoir contenir son enthousiasme. Au moment où Olise s’est envolé vers le but victorieux, Zidane s’est mis à courir le long de la ligne de touche.

Et là, sous les yeux médusés des journalistes présents, il a mimé un passement de jambes avec ses propres appuis, avant de shooter dans un ballon posé devant lui par les ramasseurs de balles. Un geste ample, techniquement propre, presque digne d’un entraînement.

La scène a immédiatement circulé, tant elle tranchait avec l’image habituellement sobre du sélectionneur. Restait à savoir ce que l’intéressé lui-même en pensait, une fois calmé.

« Je ne sais même pas ce que j’ai fait »

Zidane sur le banc a déjà surpris ses supporters par ses petites manies. Mais cette fois, il a lui-même reconnu avoir été dépassé par ses émotions, sans chercher à minimiser la scène.

« Je ne sais même pas ce que j’ai fait. J’ai accompagné l’action de Michael, j’ai senti qu’il allait partir dans ses dribbles. Il a fait une action exceptionnelle. Puis j’ai vu le ballon et j’ai été obligé de shooter dedans », a-t-il expliqué en conférence de presse, dans un large sourire.

Il a même ajouté, conscient du décalage entre son statut et son geste : « C’est peut-être un peu ridicule, mais ce n’est pas grave. » Une phrase qui résume bien l’homme : lucide sur l’image renvoyée, mais incapable de bouder son plaisir devant un joli coup de patte de l’un de ses joueurs.

Cette spontanéité tranche avec l’image très maîtrisée qu’on lui connaissait comme joueur puis comme entraîneur en club. Sur le banc des Bleus, l’ancien Madrilène semble se laisser porter par une émotion plus brute, plus proche du supporter que du tacticien froid.

Un contraste frappant avec l’Italie

Pendant que la France savourait son coup d’éclat, l’autre affiche de la soirée racontait une tout autre histoire. En Turquie, l’Italie a écrasé son adversaire 4-1, avec trois buts inscrits en seulement 27 minutes par Alessandro Bastoni, Davide Frattesi et Michael Kayode.

Un succès qui compte double pour la Nazionale. Éliminée du Mondial 2026 après une désillusion aux tirs au but face à la Bosnie en mars dernier, l’Italie enregistrait là son premier succès en match officiel depuis cette date. De quoi tourner symboliquement une page douloureuse.

Du côté français, l’ambiance est tout autre. Entre la victoire en Turquie vendredi et ce succès arraché en Belgique, Zidane construit patiemment son groupe avant les grandes échéances à venir. Reste à savoir si son management continuera de secouer les habitudes installées par Didier Deschamps pendant plus d’une décennie.

Une chose est sûre : entre les choix tactiques audacieux et les débordements de joie sur la touche, le nouveau sélectionneur ne laisse personne indifférent, ni ses joueurs, ni les observateurs extérieurs.

Zidane version sélectionneur, c’est finalement ça : un homme capable de dix changements tactiques un vendredi et d’un passement de jambes improvisé un lundi soir. Et si vous voulez savoir comment il a négocié son arrivée à la tête des Bleus, le contrat qu’il a obtenu de la FFF vaut le détour. Quant à savoir qui portera le brassard dans les mois à venir, son choix de capitaine pourrait bien surprendre autant que sa célébration.

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