Jordan Bardella face à Zinédine Zidane : “Ses propos blessent énormément de supporters”, le président du RN à la rescousse de la légende du foot

Un rêve que des millions de supporters caressaient depuis des années. Zinédine Zidane à la tête des Bleus, en successeur direct de Didier Deschamps. Sauf que cette nomination tant attendue a aussi ses détracteurs, et pas des moindres. Retour sur un épisode où la légende du foot français s’est retrouvée au cœur d’une polémique inattendue, défendue par un homme politique qui ne partage pourtant rien de ses valeurs.
Un rêve devenu réalité pour les supporters des Bleus
Zinédine Zidane n’a jamais vraiment quitté le cœur des Français. Capitaine de l’équipe de l’AS Foresta à 9 ans dans le quartier de La Castellane, il grimpe les échelons jusqu’aux Girondins de Bordeaux, où il forme le fameux Triangle bordelais avec Bixente Lizarazu et Christophe Dugarry.
En 1998, sous la houlette d’Aimé Jacquet, il porte la France jusqu’à sa première étoile, un 3-0 historique face au Brésil qui fait entrer le pays dans l’ère Black-Blanc-Beur. Depuis, les supporters tricolores attendent son retour, non plus comme joueur, mais comme sélectionneur.
Après Laurent Blanc puis Didier Deschamps, artisan de la deuxième étoile en 2018, la rumeur d’un Zidane coach des Bleus n’a jamais vraiment disparu. L’Équipe vient d’ailleurs de confirmer ce qui ressemblait à un serpent de mer : Zidane succède bel et bien à Deschamps. Une nouvelle page qui s’écrit, mais qui n’a pas toujours fait l’unanimité dans les arcanes du pouvoir footballistique.
Quand Noël Le Graët jetait un froid sur cette nomination
Il faut remonter à la saison 2022-2023 pour comprendre pourquoi cette nomination n’a pas toujours été évidente. À l’époque, Noël Le Graët, alors président de la Fédération française de football, ne cache pas son scepticisme face à l’hypothèse Zidane. Ses propos, jugés sévères par beaucoup, avaient fait grand bruit à l’époque.
L’affaire prend une tournure surprenante. Ce qui aurait dû rester une polémique sportive devient presque une affaire d’État. Amélie Oudéa-Castéra, alors ministre des Sports, s’invite dans le débat. Le sujet dépasse largement le cadre du stade et s’invite jusque dans la sphère politique française.
C’est dans ce climat tendu qu’un troisième acteur, inattendu celui-là, décide de prendre la parole. Un homme politique qui n’a, a priori, rien à voir avec les crampons et les vestiaires. Son intervention va pourtant marquer les esprits et relancer le débat sur un terrain bien plus émotionnel que sportif.

Bardella au secours de Zidane, une sortie qui ne passe pas inaperçue
En janvier 2023, interviewé par Apolline de Malherbe sur RMC, Jordan Bardella décide de monter au créneau pour défendre l’ancien numéro 10 des Bleus. Le président du Rassemblement national ne mâche pas ses mots face aux critiques de Noël Le Graët.
« Ce sont des propos qui sont particulièrement inélégants… », lâche-t-il d’entrée. Puis il enfonce le clou : « Méprisants, je trouve insultants, à l’égard d’un joueur qui est une légende du football […] je ne comprends pas ses propos. » Une prise de position ferme, presque une déclaration d’amour au football tricolore.
« Je pense qu’ils blessent beaucoup, ses propos blessent beaucoup de supporters », insiste Jordan Bardella. Une phrase qui résonne étrangement quand on sait que quelques années plus tôt, encore dans l’ombre de Marine Le Pen, le même homme fustigeait justement cette jeunesse Black-Blanc-Beur incarnée par Zidane lui-même. Un paradoxe que peu ont relevé à l’époque.
Aujourd’hui que la nomination se confirme, cet épisode prend une saveur particulière. Zidane, symbole d’une France plurielle, défendu par un camp politique qui a longtemps combattu ce récit. L’histoire du football, décidément, réserve toujours des rebondissements que personne n’aurait pu écrire d’avance. Et vous, pensez-vous que Zidane saura réussir là où d’autres ont échoué ?