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Il se sent « chez lui » : Zidane ne quittera pas ce petit village du bocage espagnol, loin du luxe de Madrid

Publié par Hannah Maline le 23 Oct 2026 à 11:59

Il dirige l’équipe de France, mais il ne déménage pas. Zinédine Zidane restera à Madrid, là où il a bâti sa vie de famille depuis vingt-cinq ans. Une première pour un sélectionneur des Bleus. Et ce n’est pas son seul point d’ancrage espagnol : il y en a un autre, bien plus discret, au fond de l’Andalousie.

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Pourquoi Zidane ne fera pas ses valises pour Paris

Selon Le Parisien, le nouveau sélectionneur continuera de vivre à Madrid en dehors des rassemblements à Clairefontaine. Le Marseillais n’aura donc pas à devenir Parisien, ce qui aurait sans doute fait grincer quelques dents sur la Canebière.

Sa nomination a été officialisée fin juillet par la FFF. Le contrat court sur quatre ans, jusqu’à la Coupe du monde 2030. À 54 ans, il gérera donc la sélection depuis l’Espagne, en multipliant les allers-retours vers Clairefontaine et les stades européens pour superviser ses joueurs.

Tout cela s’inscrit dans la nomination officielle de Zidane à la tête des Bleus, qui bouscule déjà les habitudes. Car jusqu’ici, tous ses prédécesseurs résidaient en France pendant leur mandat.

Mais pourquoi tient-il tant à cette adresse madrilène ? La réponse remonte à l’été 2001.

Vingt-cinq ans de vie madrilène, quatre fils et trois Ligues des champions

Tout commence en juillet 2001, quand le meneur de jeu quitte la Juventus pour le Real Madrid. Il y joue cinq saisons et y remporte la Ligue des champions en 2002. Il entraîne ensuite la Castilla, puis l’équipe première du club merengue.

Avec elle, il décroche trois Ligues des champions d’affilée, de 2016 à 2018. Même après son départ du banc en 2021, il n’a jamais quitté la capitale espagnole avec sa famille.

Ses quatre fils, Enzo, Luca, Théo et Elyaz, y ont grandi. Tous sont passés par le centre de formation du Real. Difficile, dans ces conditions, d’imaginer un déracinement général.

Lors du Grand Prix d’Espagne de Formule 1, à Madrid, il a d’ailleurs été clair au micro de Canal+. Il a décrit la ville comme son « chez lui ». Pour comprendre à quel point ce lien est ancien, on peut relire le parcours de l’homme derrière la marque Zidane.

Reste un détail que peu de gens connaissent : Madrid n’est pas son seul refuge. Il en existe un autre, nettement plus modeste, à plus de 500 kilomètres de la capitale.

Maison blanche traditionnelle avec grande terrasse dans un hameau andalou, au milieu des collines sèches de la région d'Almería

El Chive, le hameau andalou où Zizou vit loin du bruit

Pour y arriver, il faut s’enfoncer dans l’arrière-pays de la province d’Almería. Le rapport de Zidane à la terre et aux lieux simples prend ici tout son sens.

Direction El Chive, un hameau d’une soixantaine d’habitants rattaché à la commune de Lubrín. C’est là que sont nés Antonio et Ana, les parents de Véronique Fernández, l’épouse de Zizou. Ils sont partis travailler en France dans les années 1960, sans jamais couper le lien avec leur terre, comme l’indique Kick Football.

Le couple y posséderait une maison baptisée El Chorrico, selon Grazia, qui s’appuie sur des témoignages d’habitants recueillis par le média espagnol La 100. Architecture traditionnelle, grandes terrasses, quelques touches personnelles : rien d’une villa tape-à-l’œil.

La bâtisse serait bien loin du confort de sa vie madrilène. Elle sert avant tout de lieu de repos et de retrouvailles en famille. Le champion du monde 1998 y a donc ses habitudes, loin de l’agitation.

Une première chez les patrons des Bleus

Ce choix de vie rompt avec une longue tradition. Aucun de ses prédécesseurs n’avait fait ce choix. Didier Deschamps vivait dans les Alpes-Maritimes, Laurent Blanc à Bordeaux.

Raymond Domenech, Roger Lemerre ou Aimé Jacquet résidaient en Île-de-France pendant leur mandat. Michel Platini lui-même n’avait pas quitté l’Hexagone de 1988 à 1992. Zidane, lui, dirigera les Bleus depuis Madrid, avec une maison andalouse en guise de résidence secondaire.

Sur le terrain, la succession de Deschamps est d’ailleurs déjà un sujet brûlant. Le départ de Deschamps et le clash qui l’a accompagné rappellent à quel point la fonction est exposée.

Reste à voir comment ce mode de vie s’accordera avec le rythme d’une sélection. Les allers-retours vers Clairefontaine seront nombreux. Et chaque déplacement sera scruté.

Côté image, Zidane a toujours cultivé une certaine discrétion. Ce village andalou en est un bel exemple. Pour sa réaction cash aux propos de François Hollande, il avait pourtant su sortir du silence.

Un sélectionneur installé à Madrid, un refuge à El Chive : Zidane n’a pas changé ses habitudes, c’est la fonction qui s’adapte à lui.

Et si vous pensiez que Zizou n’avait plus de secrets, ce que Materazzi lui a dit avant le coup de boule de 2006 risque de vous surprendre. Quant à l’autre grande énigme du moment, la lourde perte confirmée pour les Bleus avant la Coupe du monde mérite un détour.

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