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64 % des maîtres partent avec leur chien cet été : cette offre Club Med à 30 € par nuit change la donne

Publié par Ambre Détoit le 15 Juin 2026 à 13:00
Petit chien installé sur un lit d'hôtel avec kit d'accueil

Longtemps, partir en vacances avec son chien relevait du parcours du combattant. Pension hors de prix, regard de travers à la réception, hébergements inadaptés. Cet été 2026, Club Med bouscule ses propres codes en ouvrant trois destinations aux compagnons à quatre pattes — et les conditions d’accueil méritent qu’on s’y arrête.

64 % des maîtres de chiens refusent désormais de partir sans leur animal

Femme promenant son chien sur un sentier alpin en été

Le chiffre est tombé en mars 2026, dans un sondage exclusif IFOP commandé par la Fondation 30 Millions d’Amis. Près de deux propriétaires de chiens sur trois affirment qu’ils emmèneront leur compagnon lors de leurs prochaines vacances. Mieux : plus de six sur dix en font un critère décisif dans le choix de leur séjour.

Ce n’est plus une tendance de niche. C’est une mutation profonde du marché touristique. Les campings l’ont compris, les gîtes aussi, et même les destinations européennes les plus prisées s’adaptent. Hôtels labellisés, plages accessibles, services de « majordogs » dans les palaces — tout un écosystème se structure autour de cette demande.

Restait un angle mort : les grandes chaînes du tout-inclus. Club Med, mastodonte du secteur, se tenait à l’écart. Jusqu’à maintenant. Après un test discret à l’automne 2025 à Vittel Ermitage, le groupe passe à la vitesse supérieure. Le pari est assumé : capter cette clientèle qui ne conçoit plus de voyager sans son animal.

Mais comment accueillir un labrador dans un resort pensé pour le farniente collectif sans froisser les autres vacanciers ? C’est toute la question que pose cette nouvelle offre.

Des Alpes italiennes au Canada : 3 destinations, un kit d’accueil et des règles strictes

Club Med ne joue pas la carte du « tout est permis ». Les trois destinations retenues — Vittel Ermitage, Pragelato Sestriere dans les Alpes italiennes et Québec Charlevoix au Canada — ont été choisies pour leurs grands espaces. Forêts, sentiers alpins, rives du fleuve Saint-Laurent : ici, un chien peut se dégourdir les pattes sans gêner personne.

Dès l’arrivée, chaque toutou reçoit un Doggy Welcome Kit. Couchage, gamelles, équipements adaptés — le tout fourni en partenariat avec la marque française French Bandit à Pragelato et Vittel. Charlevoix propose un dispositif équivalent. Un mot d’accueil glissé en chambre précise les règles de vie sur place.

Et ces règles ne sont pas décoratives. L’accès aux espaces communs se fait en laisse. Au restaurant, le chien doit être transporté en sac dans une zone dédiée. Piscine, spa, salle de fitness : accès interdit. Un seul chien par chambre, 20 kg maximum, et un nombre limité d’animaux acceptés simultanément. La facture s’élève à 30 euros par nuit, sur réservation préalable uniquement.

L’équilibre est clair : accueillir les chiens sans transformer le resort en chenil. Une ligne de crête que Club Med semble vouloir tenir avec fermeté. Reste à savoir si les maîtres y trouvent vraiment leur compte — et ce que les vacanciers sans animal en pensent.

Au-delà de Club Med : un annuaire national et des conseils vétérinaires pour voyager sereinement

La Fondation 30 Millions d’Amis, forte de plus de 40 ans d’engagement et du soutien de 500 refuges partenaires, ne se contente pas de publier des sondages. Elle fédère sur sa plateforme les offres de Petit Futé, Gîtes de France, Camping and Co et la FNHPA pour constituer un véritable annuaire national des hébergements pet-friendly.

Plus de 50 conseils pratiques, élaborés avec des vétérinaires, complètent le dispositif. Risques liés aux cyanobactéries, réflexes en cas de canicule, activités estivales adaptées — tout est décliné en format audio via les « Podcats » et « Podogs », à écouter sur la route. Pour ceux qui confient plutôt leur animal, la vigilance reste de mise : certaines expériences de pet-sitting virent parfois au cauchemar.

Le mouvement dépasse largement le luxe ou le tout-inclus. Du camping familial au cinq-étoiles de Courchevel, les établissements se labellisent, se référencent, rivalisent d’attention. Le chien n’est plus toléré. Il est courtisé. Et les maîtres votent avec leur carte bancaire : quand 64 % d’entre eux conditionnent leurs vacances à la présence de leur animal, c’est toute l’industrie qui se réorganise.

En résumé, le chien est devenu le nouveau critère de sélection numéro un des vacanciers français — et l’hôtellerie l’a enfin compris. La vraie question, cet été, ne sera plus « où partir ? » mais « est-ce que mon chien y est le bienvenu ? ». Si vous avez un compagnon à quatre pattes, cette info vaut de l’or — et mérite d’être partagée avec ceux qui hésitent encore à boucler leur valise.

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