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À 62 ans, elle vend tout pour voyager seule : 15 pays en 3 ans et 200 euros par semaine

Publié par Ambre Détoit le 23 Sep 2026 à 7:55
Femme senior souriante avec valise dans un aéroport

Elle avait une maison, un poste de responsable dans l’hôtellerie, un crédit encore lourd. Bridget Rice, 62 ans, aurait pu attendre la retraite comme tout le monde. Sauf qu’un jour, en vacances en Tunisie, quelque chose s’est cassé dans sa tête. Ce qu’elle a fait ensuite a de quoi faire réfléchir tous ceux qui repoussent leurs rêves à plus tard.

Le déclic d’une femme épuisée par son travail

Originaire de Northampton, en Angleterre, Bridget travaillait comme responsable des opérations dans l’hôtellerie. Un métier qu’elle décrit comme épuisant, avec un crédit immobilier qu’elle n’aurait fini de rembourser qu’à 70 ans. L’équation était simple : encore une décennie de travail avant de pouvoir souffler, ou tout changer maintenant.

C’est en vacances en Tunisie, rongée par le burnout, qu’elle a commencé à envisager l’impensable : vendre sa maison, quitter son emploi, et partir. Une amie, dans la même situation professionnelle, a partagé ce rêve avec elle. Beaucoup de retraités rêvent d’ailleurs de loyers plus abordables pour souffler financièrement, mais Bridget a préféré tout vendre plutôt qu’attendre un montant de pension hypothétique.

Juste avant ses 60 ans, elle a sauté le pas. Maison vendue près de Bath, dans le Somerset, pour environ 420 000 livres (près de 490 000 euros). Direction l’aéroport, sourire aux lèvres, sans billet retour fixé.

Quinze pays, une amie perdue en route, et le Bitcoin comme filet

Depuis septembre 2023, Bridget a traversé 15 pays : la Crète, Corfou, l’Espagne, le Portugal, la France, la Tunisie, la Suisse, la Turquie, l’Égypte, le Sri Lanka, la Thaïlande, Bali, le Vietnam, le Cambodge et Singapour. Son amie de départ, elle, a jeté l’éponge dès le Sri Lanka. « J’avais le choix : partir avec elle, ou continuer. Je n’étais pas prête à abandonner », confie-t-elle.

La vente de sa maison a financé l’essentiel du voyage, mais Bridget crédite aussi le Bitcoin pour sa liberté financière ces dernières années. Un choix qui rappelle celui d’autres retraités partis vivre à l’étranger pour préserver leur pouvoir d’achat, ou même celui de cette femme qui a troqué son logement contre un bus scolaire.

Son premier voyage a duré 19 mois, avant un retour de cinq mois au Royaume-Uni pour retrouver ses proches. Puis les fourmis dans les jambes sont revenues : direction le Vietnam et Bali. À ce jour, elle estime avoir dépensé environ 60 000 livres, soit près de 70 000 euros, en trois ans d’aventures.

Passeport tamponné posé sur bureau de voyage

Ce que le voyage en solo a vraiment changé chez elle

Certains redoutent de voyager seuls, mais Bridget assure que c’est précisément ce qui l’a transformée. « Ton cerveau sort du pilote automatique, il doit gérer tous ces nouveaux repères, et ça, ça te fait penser différemment », explique-t-elle. Plus de factures, plus de rôle de mère ou d’employée à tenir : juste elle-même.

Elle raconte avoir enfin ressenti de la valeur, loin des regards qui jugent l’âge. Seuls quelques hommes rencontrés au Sri Lanka, au Vietnam et à Bali se sont montrés surpris qu’elle voyage sans mari. Une réaction qui, loin de la freiner, l’a plutôt amusée.

Aujourd’hui de retour au Royaume-Uni pour découvrir ses petits-enfants jumeaux, Bridget prépare déjà son départ pour Chiang Mai, en Thaïlande, cet automne. Elle envisage même d’acheter une caravane statique pour ses passages en Angleterre, entre deux hivers passés en Asie du Sud-Est où elle vit avec environ 200 livres par semaine, tout compris.

Pour transmettre son expérience, elle a lancé sa propre communauté, le Solo Departure Lounge, destinée aux femmes de plus de 50 ans qui rêvent, elles aussi, de tout plaquer.

« Je finirai peut-être à 80 ans dans une caravane, mais je verrai ça le moment venu », lâche-t-elle sans regret. Une phrase qui résume à elle seule une philosophie de vie devenue virale. Et si le vrai luxe, ce n’était pas la maison payée, mais le billet sans retour ?

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