Moins de 600 € le m² : cette ville italienne vend des maisons en bord de mer pour moins de 35 000 euros

On rêve tous d’une maison les pieds dans l’eau, quelque part en Méditerranée. Sauf que sur les côtes italiennes les plus courues, les prix ont depuis longtemps douché les espoirs des petits budgets. Sauf qu’à quelques kilomètres du littoral, dans une région du sud de l’Italie, une exception change complètement la donne.
Le rêve d’une maison au bord de la mer, brisé par les prix… sauf ici
Acheter une résidence secondaire face à la Méditerranée, c’est le fantasme de milliers de Français. Sur la Côte d’Azur, en Sardaigne ou sur les rives amalfitaines, l’addition dépasse vite les moyens du foyer moyen. Rien à voir avec le calcul d’un couple qui rêve d’un tour du monde à petit budget, mais l’idée reste la même : trouver un ailleurs abordable.
C’est justement dans le sud de l’Italie que la comparaison devient intéressante. Les régions les moins touristiques du pays affichent des tarifs sans commune mesure avec ceux des zones balnéaires réputées. Une piste sérieuse pour qui cherche une résidence secondaire au soleil sans se ruiner.
Certains Français ont d’ailleurs déjà fait ce choix ailleurs en Europe ou en Afrique du Nord, à l’image des retraités installés à Dakhla, au Maroc, séduits par un coût de la vie divisé par deux. L’Italie, elle, offre le même type d’opportunité sans quitter l’Union européenne.
544 euros le mètre carré : la commune qui fait chuter tous les calculs
Selon les données d’Idealista citées par Grazia Italie, une commune du Brindisino se démarque nettement du reste du marché. San Pietro Vernotico, dans le nord du Salento, affichait au deuxième trimestre 2025 un prix moyen de seulement 544 euros le mètre carré. À ce tarif, un logement de 60 m² revient à environ 32 600 euros, selon l’article de Grazia Italie.
La commune compte environ 13 000 habitants et se situe entre Brindisi et Lecce, dans les Pouilles. Elle n’est pas directement installée face à la mer : son littoral de référence se trouve à une dizaine de minutes en voiture. Ce détail explique en grande partie l’écart de prix avec les villages tournés directement vers la plage.
San Pietro Vernotico n’est pas un cas isolé. Idealista classe également Crosia, en Calabre, autour de 559 euros le mètre carré, et San Nicandro Garganico, toujours dans les Pouilles, juste au-dessus des 560 euros.
Au total, environ une centaine de communes proches du littoral italien affichent des prix inférieurs à 1 000 euros le mètre carré. Un phénomène à mettre en perspective avec la question plus large du pouvoir d’achat des Français, qui rend ce genre d’opportunité d’autant plus attractive.

L’arnaque du prix moyen : ce qu’il faut vraiment vérifier avant d’acheter
Avant de sortir son épargne pour se lancer, il faut nuancer ce chiffre de 544 euros le mètre carré. Il s’agit d’une moyenne, pas d’un tarif garanti pour n’importe quel bien. Les annonces actuellement disponibles à San Pietro Vernotico montrent des écarts très nets selon la superficie, l’état du logement et sa localisation exacte.
Idealista recense par exemple une maison indépendante affichée à 35 000 euros pour 57 m², soit 614 euros le mètre carré. Dans le secteur de Campo di Mare, certains biens restent accessibles à des prix modestes, mais d’autres grimpent nettement. Un studio de 38 m² est ainsi proposé à 34 000 euros, tandis qu’une villa proche du littoral peut dépasser les 100 000 euros.
Le marché des résidences secondaires reste par ailleurs dynamique en Italie : selon le groupe Tecnocasa, la part des achats réalisés par des étrangers est passée de 13,5 % en 2023 à 15,7 % en 2024.
Les prix n’évoluent toutefois pas partout au même rythme : la Calabre a connu une baisse de 1,4 % dans ses localités balnéaires, avec des reculs plus marqués dans les provinces de Catanzaro, Crotone et Cosenza.
Pour un couple qui rêve de changer de vie et de s’offrir un ailleurs comme ce couple parti pour un tour du monde avec leur fille, San Pietro Vernotico reste une piste sérieuse, à condition de comparer chaque annonce plutôt que de se fier au seul prix moyen.
Un havre de paix à moins de 35 000 euros, ça ne se refuse pas. Reste à savoir si l’on préfère l’authenticité tranquille du Salento ou le rêve, plus cher, d’une villa les pieds dans l’eau.