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« J’ai piscine, tennis et sécurité privée » : cette Espagnole vit dans le luxe pour 297 euros par mois en caravane

Publié par Ambre Détoit le 05 Sep 2026 à 14:36
Piscine et palmiers d'un camping espagnol au soleil

Sur TikTok, une Espagnole raconte son quotidien loin des standards habituels. Sandra, alias @sandra_patricia6830, vit à l’année dans une caravane installée dans un camping de la Costa Blanca. Un choix qui interroge, tant le contraste avec la vie en appartement classique saute aux yeux. Ce qu’elle paie chaque mois pour son emplacement, et ce qu’elle en retire concrètement, vaut le détour.

Un mode de vie qui casse les codes du camping traditionnel

Loin de l’image du grand baroudeur qui traverse les continents en camping-car, Sandra a choisi la sédentarité. Sa caravane reste fixe, installée à l’année sur le même terrain espagnol.

Dans une vidéo où elle répond aux questions récurrentes de sa communauté, la TikTokeuse dévoile le détail qui change tout : son emplacement lui coûte 297 euros par mois, sans variation saisonnière. Un tarif figé, même en pleine haute saison touristique, ce qui n’est pas si courant dans ce secteur.

Ce type de trajectoire n’est pas isolé. En France, ils sont plus de 100 000 à vivre à l’année dans un camping, selon les travaux du sociologue Gaspard Lion. Un phénomène qui échappe largement aux statistiques officielles, tant les situations restent difficiles à recenser précisément. D’autres témoignages vont dans ce sens, comme celui de ce retraité installé depuis 19 ans en camping-car, qui assure vivre confortablement sans loyer.

Piscine, tennis, jardinage : le prix qui cache un vrai luxe

C’est là que l’histoire de Sandra prend une autre dimension. Une fois sortie de son emplacement, sans rien d’extraordinaire à première vue, elle profite de prestations dignes d’un établissement cinq étoiles.

Piscine, court de tennis, vastes espaces extérieurs entretenus toute l’année : le camping où elle réside coche toutes les cases du confort haut de gamme. Et le détail qui change tout, c’est qu’elle peut souvent en profiter presque seule, une fois les touristes de passage repartis chez eux.

« J’ai le luxe de pouvoir profiter d’une piscine, d’un court de tennis, de grands espaces extérieurs, d’une surveillance privée et d’un service de jardinage toute l’année », résume-t-elle dans sa vidéo, presque avec une pointe de fierté assumée. Le site est en effet placé sous surveillance 24 heures sur 24, un argument de tranquillité d’esprit qui pèse lourd dans son choix de vie. Un confort qui n’est pas sans rappeler celui recherché par ce couple parti en tour du monde pour réduire drastiquement ses dépenses tout en gagnant en qualité de vie.

Femme souriante devant sa caravane en Espagne

Une organisation millimétrée entre camping, famille et voyages

Reste une question : comment Sandra occupe-t-elle son temps si son camping ressemble à un club de vacances permanent ? Elle a mis au point une organisation en trois blocs. Une dizaine de jours passés sur son emplacement de la Costa Blanca, une dizaine de jours auprès de sa famille dans le nord de l’Espagne, puis dix jours libres pour vadrouiller selon ses envies.

Il y a quelques mois, cette liberté d’emploi du temps lui a même permis de s’offrir une croisière en Méditerranée, un projet qui aurait été bien plus compliqué à organiser avec une caravane à traîner sur les routes.

Mais ce mode de vie n’est pas sans zone grise juridique. En France, la législation ne permet tout simplement pas d’élire domicile dans un camping à l’année. « Il existe deux types de lois. Le droit du tourisme qui stipule explicitement qu’on ne peut pas élire domicile sur un terrain de camping. Puis, le Code de l’urbanisme, disant que les terrains de camping ne peuvent accueillir que des habitations légères de loisirs du type caravane, mobil-home, chalet pour un usage saisonnier ou temporaire », détaille le sociologue Gaspard Lion à Reporterre. Il ajoute que « les gérants sont ainsi très réticents à déclarer la présence des personnes, ils se savent en porte-à-faux avec la législation ». Une réalité que certains ont payée cher en France, quand la situation administrative bascule mal.

297 euros, une piscine à soi et zéro loyer classique : la formule de Sandra a de quoi faire réfléchir plus d’un locataire fatigué des charges qui grimpent. Reste à savoir combien, parmi ceux qui rêvent de ce mode de vie, seraient prêts à composer avec l’incertitude juridique qui l’accompagne.

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