Adieu l’île de Ré : cette station balnéaire secrète des Côtes-d’Armor où même Faustine Bollaert a acheté sa maison d’enfance
L’île de Ré, ses vélos, ses prix qui flambent… et ses plages bondées dès le mois de juin. Chaque été, le même constat s’impose : la destination chouchoute des Français étouffe sous son propre succès. Mais une station balnéaire confidentielle de la Côte d’Émeraude attire désormais les regards — et pas n’importe lesquels, puisque Faustine Bollaert y a carrément acheté la maison qui la fascinait enfant.

L’île de Ré saturée : pourquoi les vacanciers changent de cap en 2026
Ce n’est plus un secret pour personne. L’île de Ré, longtemps synonyme de vacances chic et décontractées, est devenue un piège estival. Venelles fleuries, pistes cyclables infinies, marchés pittoresques : tout ça existe encore, mais noyé sous une marée humaine dès le mois de juillet.
Les prix ont suivi la même courbe. Location, restauration, stationnement : le budget explose. Pour une famille de quatre personnes, une semaine sur l’île frôle parfois des tarifs dignes de la Côte d’Azur. Le charme opère toujours, mais le vrai coût des choses finit par doucher l’enthousiasme.
Résultat : les vacanciers en quête d’authenticité et de quiétude déplacent le curseur. Direction le nord, direction la Bretagne. Plus précisément, la Côte d’Émeraude, ce littoral aux reflets turquoise qui s’étire entre Saint-Malo et le Cap Fréhel. Un décor spectaculaire, iodé, sauvage — et surtout, encore préservé de la foule.
C’est là, dans les Côtes-d’Armor, qu’un petit nom commence à circuler dans les conversations de ceux qui veulent souffler vraiment. Un nom que les habitués gardaient jalousement pour eux jusqu’ici.
Saint-Cast-le-Guildo : 7 plages, zéro cohue et des falaises à couper le souffle
La destination en question, c’est Saint-Cast-le-Guildo. Une station balnéaire nichée à quelques kilomètres de Saint-Malo et du majestueux Cap Fréhel. Depuis Paris, un TGV jusqu’à Lamballe ou Saint-Malo, puis une poignée de minutes en voiture. Accessible, rapide, dépaysant.
Ce qui frappe d’abord, c’est la diversité des paysages. Sept plages de sable fin se succèdent le long de la côte. La Grande Plage, avec ses deux kilomètres d’arc de cercle face à la mer, reste la star. Idéale pour les familles comme pour les amateurs de sports nautiques.
Mais le vrai spectacle se joue ailleurs. Falaises de granit déchirées, criques secrètes accessibles uniquement à pied, sentiers du mythique GR34 qui serpentent entre landes et panoramas vertigineux. L’architecture balnéaire de la Belle Époque cohabite avec des ports de plaisance modernes. On respire. On marche. On décroche. Et contrairement à l’île de Ré, la nature reste reine ici, même en plein mois d’août.
Côté gastronomie, on troque les huîtres de Marennes contre les fameuses coquilles Saint-Jacques de la baie de Saint-Brieuc et les galettes de sarrasin. Un luxe plus discret, plus brut, plus vrai. Les espaces sont nettement moins denses, et le rapport à la mer — immédiat. C’est peut-être ça, l’art de vivre à la française version 2026.

Faustine Bollaert et la maison à la tourelle : une histoire de famille devenue réalité
Les histoires de famille les plus belles ont parfois un décor de carte postale. Celle de Faustine Bollaert commence précisément à Saint-Cast-le-Guildo, où son grand-père maternel, Stéphane Bollaert, avait enraciné toute la famille.
L’animatrice de France 2 ne s’en est jamais cachée. Dans les colonnes de Paris Match, elle racontait l’admiration qu’elle portait à ce grand-père dont elle a adopté le nom de famille comme un hommage durable. Saint-Cast, pour elle, ce n’est pas une destination de vacances. C’est un ancrage, un retour aux sources.
Des années plus tard, elle a réalisé un rêve de jeunesse : acheter la maison qui la fascinait enfant. Une demeure tournée vers la mer, reconnaissable à sa tourelle de pierre grise. Un décor presque romanesque, qui surplombe aujourd’hui la côte bretonne. Quand une figure aussi discrète que Bollaert choisit un lieu avec autant de conviction, ça en dit long sur la magie de l’endroit.
Saint-Cast-le-Guildo n’a pas besoin de célébrités pour briller. Mais savoir que l’une des animatrices préférées des Français y a posé ses valises — et ses racines — donne envie de regarder la carte de plus près. La Côte d’Émeraude n’a peut-être pas fini de voler des vacanciers à l’île de Ré. Et si le vrai luxe, cet été, c’était simplement de ne croiser personne sur la plage ?