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« On ne revient plus en France » : cette île espagnole à 25 °C en novembre, nouvel eldorado des Français

Publié par Ambre Détoit le 22 Oct 2026 à 17:51
Femme souriante en terrasse face à l'océan canarien

Les manteaux ressortent, les horloges reculent, le moral suit. Pourtant, à quatre heures de vol de Paris, une île espagnole joue encore les étés indiens, avec des terrasses pleines et des baignades possibles en novembre. Selon Grazia, elle séduit de plus en plus de Français, et un chiffre sur sa communauté francophone donne franchement à réfléchir.

Quatre heures de vol, des terrasses au soleil : l’île qui fait oublier l’heure d’hiver

Quand la France passe à l’heure d’hiver, certains préfèrent avancer leur réveil vers le sud. Direction Tenerife, la plus grande des îles Canaries, surnommée « l’île de l’éternel printemps ».

À quatre heures de vol de Paris, elle garderait en novembre des après-midis proches de 25 °C, des cafés en terrasse et des baignades, pendant que les manteaux s’entassent dans les placards métropolitains. Le décor mêle plages volcaniques, lumière et lenteur.

Selon Grazia, c’est devenu un réflexe pour une partie des Français en quête de clarté avant l’hiver. Élodie, 37 ans, résume l’ambiance sur TikTok : « On vit dehors, on prend le café face à l’océan, on a l’impression d’être en vacances toute l’année ».

Elle ajoute un « On ne revient plus en France » qui a donné son titre à l’article de Grazia. Une phrase de vidéo, certes, mais elle dit bien l’état d’esprit de ceux qui ont goûté à un hiver version Atlantique.

L’envie de fuir la grisaille n’a rien de neuf. Certains retraités en ont fait une routine, comme ceux qui passent chaque hiver en Espagne en camping-car pour réduire leurs dépenses. Ici, pas besoin de rouler des jours : un vol suffit.

Reste à savoir si ce climat tient ses promesses ou si ce n’est qu’une jolie carte postale. Les relevés officiels répondent, et ils sont plus précis qu’on ne l’imagine.

24,8 °C en novembre : ce que disent vraiment les relevés de l’AEMET

L’Agence météorologique d’État espagnole, l’AEMET, ne fait pas de poésie. À la station de Tenerife Sud, la moyenne des maximales en novembre atteint 24,8 °C, avec des minimales autour de 18,2 °C.

Partir à cette période ressemble donc plus à un calcul malin qu’à un pari météo fou. Le thermomètre ne vise pas les sommets de l’été, mais il reste dans une zone où le tee-shirt suffit.

Au nord-est, Santa Cruz de Tenerife affiche, toujours selon l’AEMET, environ 24 °C le jour et 18 °C la nuit, avec peu de jours de pluie. Tenerife Sud serait encore plus sèche et plus ensoleillée, ce qui donne un climat très stable pour échapper à la grisaille.

Dans la vraie vie, cela donne un tee-shirt en journée, une petite veste le soir et une eau autour de 21 à 22 °C pour la baignade. Pas mal pour un mois où la moitié de la France sort la doudoune.

Pour ceux qui rêvent déjà de prolonger l’expérience, le budget réel d’une année en caravane sur la Costa Blanca montre à quoi ressemble une vie au soleil espagnol. Mais Tenerife a une autre carte à jouer.

Car le chiffre le plus parlant n’est pas un thermomètre. Selon les autorités locales citées par Grazia, la communauté francophone de l’île aurait bondi de près de 30 % en cinq ans, entre expatriés et « semi-résidents » qui partagent leur temps entre la France et les Canaries.

Si tant de Français s’y installent, encore faut-il savoir dans quel coin de l’île poser sa valise.

Transats et parasols sur une plage volcanique ensoleillée

Costa Adeje, Los Cristianos ou Puerto de la Cruz : où poser sa valise pour garder le ciel bleu

Avant de rêver de devenir semi-résident, jetez un œil à ces erreurs administratives qui coûtent cher aux expatriés français. Le soleil ne dispense pas des papiers.

Pour maximiser les chances de ciel bleu, beaucoup choisissent le sud de Tenerife comme camp de base. À Costa Adeje, Playa del Duque aligne transats et parasols, tandis que Los Cristianos reste animé avec sa promenade en bord de mer.

Le nord joue une autre partition, plus verte et un peu plus nuageuse. Puerto de la Cruz attire ceux qui aiment les façades colorées, les jardins tropicaux et les cafés où l’on s’attarde.

À Garachico, on profite des piscines naturelles taillées dans la roche volcanique avant de flâner dans les ruelles pavées. Ce coin convient mieux à un court séjour itinérant qu’à une chasse au plein soleil.

La règle est donc simple. Le sud pour le soleil en continu, le nord pour la variété des décors et le charme des petites villes.

Et la journée type ne s’arrête pas à la plage : elle peut finir à plus de 2 000 mètres.

Du café en terrasse au Teide : à quoi ressemble une journée de novembre

Un matin typique peut commencer par un café en terrasse à Costa Adeje, se poursuivre par quelques heures sur le sable, puis finir en altitude. Le parc national du Teide offre des paysages lunaires et des vues spectaculaires sur l’Atlantique.

Là-haut, il fait bien plus frais. Un pull et un coupe-vent suffisent pour profiter des sentiers sans grelotter, ce qui évite de s’encombrer d’une valise d’hiver.

En revenant vers la côte ouest, Los Gigantes offre un coucher de soleil spectaculaire, avec ses falaises qui plongent dans l’océan. Même si quelques nuages s’invitent certains jours, les températures restent assez douces pour dîner en terrasse ou marcher pieds nus sur la plage.

Le revers de la médaille, c’est que tout n’est pas rose pour ceux qui voudraient s’installer. Ceux qui hésitent à franchir le pas peuvent lire les 4 raisons qui poussent des expatriés français à rentrer au pays.

Autre lecture utile : ce que des expatriés en ville portuaire taisent après deux ans. De quoi comparer le rêve des vidéos TikTok avec le quotidien.

Pour un séjour, en revanche, le calcul reste simple : les relevés de l’AEMET, une eau à 21-22 °C et peu de jours de pluie. Ce n’est pas l’été, mais c’est un sérieux argument contre la grisaille de novembre.

Tenerife en novembre, ce n’est pas un miracle : c’est un thermomètre à 24,8 °C face à une France en manteau. Reste à voir si le rêve résiste à la réalité. Une Française qui rêvait de retraite à Malte en est repartie après un mois, et son récit risque de vous faire réfléchir.

Et si le soleil réservait aussi des pièges administratifs, cette retraitée qui a dû rembourser 32 857 € après 680 jours au Maroc pose la question que personne n’ose poser.

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