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À 27 ans, il roule en Bugatti Veyron : « ça fait peur » avoue-t-il, entretien à 20 000 dollars par an

Publié par Elsa Lepic le 24 Août 2026 à 7:31
Hypercar noir satiné garée dans un entrepôt industriel

À 27 ans, la plupart des jeunes actifs bouclent leurs fins de mois. Austin Huffman, lui, possède une Bugatti Veyron, l’une des voitures les plus extrêmes jamais produites. Un rêve de gosse devenu réalité grâce à son entreprise d’échappements haut de gamme. Mais derrière la carrosserie noir satiné se cache une facture qui donne le vertige, bien plus corsée que le prix d’achat lui-même.

Un patron de 27 ans qui a construit sa fortune seul

L’histoire commence huit ans plus tôt, quand Austin Huffman, originaire de Pennsylvanie, lance Valvetronic, sa société d’échappements pour supercars. À 19 ans, il travaille depuis un entrepôt, ordinateur portable sur les genoux, loin des amphithéâtres universitaires que fréquentent ses camarades du même âge.

Il résume cette période sans détour : des nuits blanches innombrables et des défis permanents pour faire grandir son entreprise. Rien d’hérité, rien de tombé du ciel. Le jeune homme insiste sur la durée du processus, comparant presque avec fierté le lui de 19 ans à celui de 27 ans aujourd’hui.

Ce parcours entrepreneurial rappelle d’autres trajectoires singulières, comme celle de cet homme de 23 ans devenu riche grâce à un commerce improbable. La possession d’une hypercar reste toutefois un cas à part, y compris chez les grandes fortunes : on se souvient de ce propriétaire de Bugatti Chiron ayant dépassé les 175 000 kilomètres, preuve que ces bolides ne dorment pas toujours au garage.

Une Veyron achetée moins cher, pour une raison précise

Pour entrer plus vite dans le cercle très fermé des propriétaires de Veyron, Austin a fait un choix stratégique : acheter un exemplaire en dessous du prix du marché. La raison ? Une boîte de vitesses qui fuyait, des révisions manquées et un moteur en mauvais état.

« Ça fait peur, mais pas pour les raisons auxquelles on pourrait penser », confie-t-il. Ce qui l’inquiète vraiment, ce sont les inconnues mécaniques qui accompagnent une machine aussi complexe. Et les chiffres donnent le tournis : une vidange coûte entre 3 000 et 4 000 dollars, soit environ 2 500 à 3 500 euros.

L’entretien annuel avoisine les 20 000 dollars, près de 17 000 euros. Un train de pneus dépasse les 45 000 dollars, environ 38 000 euros. Quant à l’assurance, elle peut grimper jusqu’à 50 000 dollars par an, soit 43 000 euros. Des montants qui rappellent que même dans l’univers des hypercars, comme pour ce Ferrari V12 racheté 20 000 euros, la remise en état peut coûter bien plus cher que l’acquisition initiale. Face à ces montants, Austin s’est entouré : l’atelier Eurotech Motorsports a repris l’essentiel des travaux, épaulé par les conseils du youtubeur spécialisé dans les technologies automobiles Mat Armstrong pour choisir les bonnes pièces.

Jeune homme au visage inquiet dans un atelier mécanique

Un covering noir satiné et un défaut inattendu au volant

À l’achat, la Bugatti était rouge, avec un intérieur assorti. Austin voulait quelque chose de plus discret, en accord avec l’esthétique sombre de sa marque Valvetronic. Il a donc opté pour un covering noir satiné, avec quelques touches blanches sur le fer à cheval avant, le bouchon de carburant et les rétroviseurs.

Même le pare-chocs avant, équipé de déflecteurs non d’origine, a été conservé simplement parce qu’il aime ce look. Un choix esthétique assumé, loin des codes tapageurs habituellement associés à ce genre de véhicules.

Au volant, la surprise vient surtout du gabarit et du confort. Garée à côté d’une Lamborghini Aventador, la Veyron paraît presque petite, remarque Austin. L’accélération est fulgurante mais fluide, loin de l’agressivité de certaines supercars récentes comme les Lamborghini d’occasion qui circulent aujourd’hui à des prix étonnamment bas. Le vrai défaut, selon lui, tient au rayon de braquage catastrophique, qui complique chaque manœuvre serrée en ville. Pour le reste, la sensation n’a rien à voir avec quoi que ce soit d’autre, assure-t-il.

Une Bugatti Veyron à 27 ans, ce n’est pas un trophée mais un défi permanent, entre passion mécanique et gestion de risque. Reste une question : combien de jeunes entrepreneurs seraient prêts à sacrifier leur confort financier pour vivre cette adrénaline au quotidien ?

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