« Priez pour eux » : l’appel déchirant de ce footballeur dont la famille a disparu sous les décombres au Venezuela

Deux séismes d’une violence inouïe ont frappé le Venezuela dans la nuit du mercredi 25 juin 2025. Plus de 100 morts, des centaines de blessés, des immeubles réduits en gravats. Au milieu du chaos, un footballeur professionnel argentin a lancé un appel qui a glacé les réseaux sociaux. Sa femme et ses deux enfants sont introuvables sous les décombres de leur immeuble effondré.
Magnitude 7,5 : le Venezuela frappé par une catastrophe d’une rare violence
Mercredi soir, la terre a tremblé deux fois. La première secousse a atteint une magnitude de 7,5, la seconde 7,2. Deux coups de boutoir en quelques heures, suffisants pour faire s’écrouler des dizaines de bâtiments à travers tout le pays.
Le bilan provisoire dépasse les 100 morts. Des centaines de blessés affluent dans des hôpitaux déjà débordés. Les secouristes tentent de dégager des survivants ensevelis sous des tonnes de béton, dans une course contre la montre où chaque minute compte. Ce genre de catastrophe naturelle d’une telle ampleur laisse des traces profondes sur un pays entier.
Le nombre de disparus reste inconnu. Parmi eux, des familles entières piégées dans leur sommeil, des enfants, des personnes âgées. Le Venezuela est un pays habitué aux soubresauts tectoniques, mais des séismes jumeaux de cette puissance, c’est du jamais-vu récent.
Et c’est dans ce contexte apocalyptique qu’un message posté sur Instagram a fait le tour du monde en quelques heures. Un message signé d’un joueur de football professionnel, un père de famille au bord du gouffre.
Lucas Trejo, footballeur argentin, sans nouvelles de sa femme et de ses deux enfants
Lucas Trejo est un footballeur argentin qui évolue au Maritimo, club de deuxième division vénézuélienne. Ce soir-là, il n’était pas chez lui. Sa femme Yani et leurs deux enfants, Aarón et Ainhoa, vivaient dans un immeuble situé à Praia Grande. Cet immeuble s’est effondré.
Sur son compte Instagram, le joueur a publié une photo de sa famille accompagnée d’un message déchirant. « Notre immeuble s’est effondré et je suis sans nouvelles de ma famille. Je vous en prie, priez pour eux et diffusez ce message à toute personne susceptible de les avoir vus. » Des mots simples, directs, qui portent toute la détresse d’un homme impuissant à des centaines de kilomètres de sa maison en ruines.
Le plus terrible, c’est l’incertitude. Lucas Trejo ne sait même pas si sa femme et ses enfants se trouvaient dans l’appartement au moment de l’effondrement. « Je veux croire qu’ils n’étaient pas là. Priez pour ma famille, je vous en supplie », a-t-il déclaré.
Cette phrase résonne comme un cri dans le vide, un espoir fragile accroché à un « peut-être ». Des milliers d’internautes ont depuis partagé son appel, créant une chaîne de solidarité internationale. Mais pour l’instant, le silence de l’autre côté du téléphone reste assourdissant.

Sous les décombres, une course contre la montre qui ne pardonne pas
La situation de Lucas Trejo n’est malheureusement pas isolée. Des milliers de Vénézuéliens vivent le même cauchemar depuis mercredi soir, cherchant désespérément un signe de vie de leurs proches sous les gravats. Les équipes de secours sont mobilisées à travers tout le pays, mais les moyens sont limités face à l’ampleur de la destruction.
Plus les heures passent, plus les chances de retrouver des survivants s’amenuisent. C’est la règle cruelle des séismes : les premières 72 heures sont décisives. Au-delà, les corps sous les décombres résistent rarement à la déshydratation, aux blessures internes et au manque d’oxygène. Chaque bâtiment effondré est un labyrinthe de béton et d’acier tordu où les sauveteurs progressent à mains nues, centimètre par centimètre.
Pour un père de famille éloigné des siens, l’attente est une torture silencieuse. Lucas Trejo, comme tant d’autres, s’accroche à l’espoir d’un miracle. Son appel sur Instagram a été partagé des dizaines de milliers de fois. Mais derrière l’écran, il y a un homme qui attend un appel, un message, n’importe quoi qui lui dise que Yani, Aarón et Ainhoa sont en vie.
Un père, une photo de famille, et un immeuble qui n’existe plus. L’appel de Lucas Trejo restera l’un des visages les plus poignants de cette catastrophe. Et pendant que vous lisez ces lignes, quelque part au Venezuela, des mains creusent encore.