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« Je t’aime » : attaquée par un requin près de Sydney, cette enseignante de 34 ans se réveille du coma et bouleverse sa famille

Publié par Elsa Fanjul le 25 Juin 2026 à 16:51
Femme allongée dans un lit d'hôpital, regard fragile et main tenue

Une baignade ordinaire à quelques mètres du rivage. Un requin. Et une vie qui bascule en quelques secondes. Leah Stewart, enseignante australienne de 34 ans, a été grièvement blessée par un squale le 13 juin dernier au large de Sydney. Dix jours plus tard, contre toute attente, elle a ouvert les yeux et prononcé des mots que sa famille n’osait plus espérer.

Coogee Beach, 13 juin : la baignade qui tourne au cauchemar

Ce jour-là, Leah Stewart nage près de Coogee Beach, l’une des plages les plus populaires de Sydney. Elle se trouve particulièrement proche de la côte quand le requin frappe. Morsures multiples aux bras et aux jambes, fractures, hémorragie massive. Le bilan est terrible.

Un hélicoptère et des jet skis sont immédiatement déployés pour tenter de localiser le squale. Plusieurs plages de Sydney sont fermées par précaution. Les scientifiques rappellent que le réchauffement des eaux modifie les trajets migratoires des requins, augmentant les risques de rencontres avec les baigneurs.

Leah est transportée en urgence à l’hôpital dans un état critique. Les chirurgiens l’opèrent et doivent l’amputer du bras. Elle est ensuite plongée dans un coma artificiel. Pour sa famille, commence une attente insoutenable. Son frère Joshua lance un appel à la prière sur les réseaux sociaux. Personne ne sait si elle se réveillera un jour — ni dans quel état, si cela se produit.

L’Australie, elle, encaisse le choc. L’océan qui semble parfois clément vient de rappeler sa brutalité à tout un pays.

« Je t’aime » : les mots que personne n’attendait si tôt

Le mardi 24 juin, les médecins réduisent progressivement le dosage des médicaments qui maintiennent Leah dans le coma. L’objectif : lui permettre de revenir à elle, doucement. Et ce qui se passe alors dépasse toutes les prévisions.

L’enseignante ouvre les yeux. Elle prononce quelques mots. Puis elle dit « je t’aime » à sa mère et à son conjoint. Et aussitôt après, elle demande des nouvelles de sa fille. Un réflexe de maman, même depuis un lit de soins intensifs, même après avoir frôlé la mort.

Son frère Joshua réagit sur les réseaux sociaux avec des mots qui résonnent : « C’est beaucoup plus rapide que ce à quoi tout le monde s’attendait, et pour nous, cela ressemble à un miracle. » Il précise que Leah a déjà subi des opérations cinq jours consécutifs, et que d’autres interventions sont programmées dans les semaines à venir.

« Leah a encore un long chemin à parcourir et se trouve toujours en soins intensifs, mais c’est un premier pas très encourageant », écrit-il. Sa famille a ouvert une cagnotte qui a déjà réuni près de 500 000 dollars australiens — soit un peu plus de 300 000 euros. La solidarité, au moins, n’a pas tardé.

Vue aérienne d'une plage australienne avec nageurs près du rivage

4 attaques mortelles en 2025 : l’Australie face à une réalité qui s’aggrave

Le réchauffement climatique ne fait pas que monter les températures. Il redessine aussi les courants et pousse certaines espèces marines vers de nouveaux territoires. Résultat : les côtes australiennes, déjà connues pour leur faune redoutable, deviennent un terrain de confrontation de plus en plus fréquent.

Depuis le début de l’année 2025, quatre attaques mortelles de requin ont été recensées en Australie. La dernière, le 6 juin, a coûté la vie à un plongeur d’une trentaine d’années au large de l’île Michaelmas, en Australie-Occidentale. Parmi les autres victimes, un garçon de 12 ans, attaqué par un requin bouledogue alors qu’il sautait d’un rocher pour nager avec des amis dans une crique de Sydney.

Ces chiffres rappellent que la cohabitation avec les squales n’a rien d’abstrait pour les Australiens. Les fermetures de plages se multiplient. Les systèmes de surveillance par drone aussi. Mais face à un prédateur imprévisible, la mer impose ses propres règles. Leah Stewart en est le rappel le plus douloureux — et le plus bouleversant.

Un requin, un bras perdu, cinq opérations, et pourtant ces trois mots : « je t’aime ». Parfois, la force humaine se résume à une phrase murmurée depuis un lit d’hôpital. Reste à savoir si l’Australie trouvera, elle aussi, les mots — et les moyens — pour protéger ceux qui continuent de plonger dans ses eaux.

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