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« Pal Laich » : ce lapsus d’un officiel russe relance la théorie du sosie de Poutine

Publié par Elodie le 29 Mai 2026 à 11:01
Salle de réunion sombre au Kremlin avec table officielle

Depuis des années, une théorie tenace circule : Vladimir Poutine utiliserait un sosie pour ses apparitions publiques. Simple fantasme de complotistes ? Peut-être. Sauf qu’une vidéo diffusée par le média Nexta vient de remettre le feu aux poudres. Un haut responsable russe semble appeler le président par un tout autre prénom — et la réaction de l’intéressé n’arrange rien.

Un prénom qui ne colle pas : la vidéo qui relance tout

La scène se déroule lors d’un briefing officiel filmé par les caméras du Kremlin. Un responsable russe s’adresse à Poutine et prononce quelque chose qui ressemble à « Pal Laich », une forme abrégée qui pourrait correspondre à « Pavel Nikolaïevitch ». Petit problème : le président russe s’appelle Vladimir Vladimirovitch. Les deux prénoms n’ont strictement rien en commun.

Nexta, média d’opposition biélorusse très suivi, a publié l’extrait sur le réseau social X. En quelques heures, la séquence a été visionnée des millions de fois. Car ce qui intrigue le plus, ce n’est pas seulement le lapsus. C’est la suite. Dans la vidéo, « Poutine » coupe immédiatement la parole à son interlocuteur et relance la conversation sur un autre sujet, comme pour noyer le poisson. Un réflexe qui, pour les adeptes de la théorie du double, ressemble furieusement à du damage control en direct.

Chirurgie, menton, oreilles : la théorie du sosie de Poutine décryptée

L’idée que le maître du Kremlin emploie un ou plusieurs sosies ne date pas d’hier. Ancien agent du KGB, Poutine maîtrise les codes du renseignement et du subterfuge. Ses détracteurs affirment qu’il aurait fait opérer chirurgicalement un homme pour lui ressembler trait pour trait. Les « indices » avancés par les complotistes ? Des différences subtiles au niveau du menton, des oreilles ou des rides du front selon les apparitions.

Plus récemment, c’est lors de la rencontre avec Donald Trump en Alaska que la théorie a refait surface. Certains observateurs avaient pointé des jambes tremblantes et un langage corporel inhabituel. Pourtant, l’experte en langage corporel Inbaal Honigman avait confirmé l’authenticité du personnage grâce à sa démarche caractéristique de « gunslinger » — bras droit rigide, prêt à dégainer, un réflexe typique des anciens du KGB. Pas franchement le genre de détail qu’un sosie reproduirait instinctivement.

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Couloir doré du Kremlin avec caméra de surveillance

Lapsus, nervosité ou vrai secret d’État : que s’est-il réellement passé ?

Les théories les plus folles ont la peau dure, mais des explications bien plus terre à terre existent. Certains analystes estiment que l’officiel s’adressait tout simplement à une autre personne présente dans la pièce, hors champ de la caméra. D’autres rappellent qu’il est assez courant de bafouiller face à un dirigeant dont les ennemis ont la fâcheuse habitude de tomber par la fenêtre.

Le Kremlin, fidèle à ses habitudes, n’a livré aucun commentaire. Mais l’absence de démenti alimente mécaniquement le doute. À 73 ans, Poutine cultive son image d’homme fort. Si un double existe, l’enjeu serait autant médical que stratégique : masquer une éventuelle faiblesse physique dans un système où le pouvoir repose en grande partie sur l’apparence de vigueur du chef.

Un lapsus, un sosie, ou juste un bureaucrate stressé qui mélange ses prénoms — la vérité est peut-être beaucoup plus banale que le thriller d’espionnage. Mais tant que le Kremlin restera muet, chaque image de Poutine sera scrutée pixel par pixel. Et vous, la prochaine fois que vous verrez le président russe à l’écran, vous regarderez ses oreilles… ou sa démarche ?

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